Les impacts d'un site de stockage et de regazéification de gaz naturel liquéfié, à Bécancour, seraient faibles selon une étude commandée par Gaz Métro. L'entreprise souhaite construire un réservoir d'une capacité de 20 000 mètres cubes pour alimenter la centrale de TransCanada Énergie en périodes de pointe.

 

Selon l'étude d'impact, réalisée par SNC-Lavalin-Environnement, le projet de Gaz Métro, situé dans le parc industriel de Bécancour, aurait un faible impact environnemental, sonore et visuel. Ses conséquences sur la végétation seraient cependant plus importantes, puisqu'un peu plus d'un hectare de végétation devra être coupé et qu'un milieu humide sera appelé à disparaître.

En matière de sécurité, le projet ferait aussi bonne figure. SNC-Lavalin juge les installations sécuritaires. Les résidents du secteur sont trop éloignés pour être affectés par un accident majeur. La firme de génie-conseil ajoute qu'aucun effet domino, c'est-à-dire une réaction en chaîne impliquant d'autres usines, n'est pas possible.

Une salle vide

Si la première rencontre d'information avait attiré plusieurs citoyens, en juillet, ils n'étaient qu'une dizaine, mercredi soir, à l'église multifonctionnelle de Bécancour. 

Le projet 

Si le projet va de l'avant, deux camions-citernes par jour de gaz naturel liquéfié (GNL) partiraient de l'usine de Gaz Métro de Montréal-Est en direction du parc industriel de Bécancour. Sur place, le gaz liquéfié serait entreposé, puis regazéifié, pour être acheminé à la centrale de TransCanada Énergie. Gaz Métro veut ainsi répondre aux besoins d'Hydro-Québec pendant une centaine d'heures par année, soit environ quatre jours.

Le projet est évalué à 45 millions de dollars et serait mis en service en décembre 2018. Pourtant la centrale est déjà reliée au réseau de distribution de Gaz Métro.

« Si on veut utiliser le tuyau pour alimenter la centrale, il faut réserver du transport tout au long de l'année. Quand on considère la période de temps dont Hydro-Québec va avoir besoin, soit quatre jours, c'est un peu trop dispendieux » — Philippe Batani, responsable des relations avec la communauté, Gaz Métro

Une centaine de travailleurs seraient embauchés pendant la phase de construction et une dizaine pour l'exploitation.

  • Automne 2015                   Dépôt de l'étude d'impact environnemental préliminaire
  • Hiver 2016                         Audiences du BAPE (s'il y a lieu)
  • Été/Automne 2016            Obtention du décret ministériel
  • Printemps 2017                 Début des travaux de construction
  • Décembre 2018                 Mise en service

Radio-Canada, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2015/09/23/007-gaz-metro-etude-dimpact-becancour.shtml

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