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Le travail est une source de bonheur pour plus de la moitié des Québécois. Selon une étude publiée en 2013 sur l’indice relatif de bonheur (IRB), la majorité d’entre eux trouveraient bien-être et satisfaction dans la tâche accomplie au bureau. Mieux encore, ceux qui indiquent y puiser du plaisir afficheraient une joie de vivre globalement supérieure à ceux qui prétendent le contraire, sachant que les relations qui se nouent au travail jouent un rôle décisif.

Selon Pierre Côte, fondateur de l’IRB, cette statistique n’est pas à prendre au pied de la lettre, car si travailler est incontournable, ce n’est qu’un élément accessoire de la vie courante. C’est d’autant plus vrai que l’activité salariale n’occupe que la troisième place des facteurs de bonheur, mais supplante cependant la famille (4e place), voire l’amour même (6e place), l’accomplissement de soi et la santé se plaçant respectivement en première et seconde position du palmarès.

La psychologue Pascale Lemaire trouve quant à elle que le travail produit un impact direct sur le bien-être émotionnel des individus. Les gens qui la consultent le font souvent au départ pour une crise en lien direct avec leur environnement professionnel, et de là semble ensuite découler tout le reste.

Il y a une corrélation de cause à effet dans les relations que nous entretenons avec notre famille, incluant notre conjoint ou notre conjointe et nos enfants. Elles finissent par se détériorer, car les deux sont indissociables. Nous puisons donc notre bonheur où nous le pouvons, dans la perception que nous avons des éléments qui nous encadrent, et au travers des personnes qui font partie de notre quotidien (que ce soit au boulot ou à la maison).

La reconnaissance qui nous est accordée dans le poste occupé, quel qu’il soit, est un facteur déterminant de satisfaction à accomplir la tâche qui nous incombe. Si l’on est sans cesse réprimandé, à la moindre occasion, mais surtout quand ça n’est pas justifié, un sentiment plus ou moins sérieux d’injustice peut se glisser insidieusement dans notre esprit. Cela peut en venir au point de perdre à la longue toute estime de soi, ou à tout le moins de perdre confiance en l’équipe environnante.

Ce n’est donc pas à la légère que doivent être prises les perceptions négatives si celles-ci viennent à se présenter. S’il est impossible de s’en défaire, chacun peut tenter d’en minimiser les impacts, non pas en faisant comme si tout allait bien, mais en se disant que ce n’est pas si grave que ça en a l’air. Démêler le vrai du faux, en parvenant à faire la part des choses sans trop prendre sur soi, est un premier pas vers le bonheur au travail. Car s’il occupe la majeure partie de votre temps, le travail ne devrait en aucun cas représenter plus qu’il se doit à vos yeux.

Source: Journal de Montréal
Lien: http://www.portailrh.org/_Externe.aspx?l=http%3a%2f%2fwww.journaldemontreal.com%2f2016%2f09%2f28%2fbonheur-au-travail--le-jeu-des-perceptions%3fp%3d651817
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