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Les cours du pétrole ont clôturé lundi à leurs plus hauts depuis novembre, profitant de la reprise de l'activité industrielle en Chine et d'une croissance ralentie de la production américaine d'or noir. 

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a terminé à 69,01 dollars à Londres, en hausse de 1,45 dollar par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril de WTI pour le contrat de mai a gagné 1,43 dollar à 61,59 dollars.

Les cours du brut ont fini à leur plus haut depuis la mi-novembre pour la première séance du deuxième trimestre 2019. 

Clôturé vendredi, le trimestre s'était achevé sur une progression record de 32% sur le WTI et de 27% sur le Brent. 

Lundi, le marché a pu compter sur un indicateur chinois bien orienté. 

L'activité manufacturière dans le pays a progressé en mars à son meilleur rythme en huit mois, selon un indice indépendant, faisant espérer une reprise plus rapide que prévu de l'économie nationale.

«Ces chiffres sont d'une part meilleurs qu'auparavant, mais ils sont surtout excellents», a réagi Bill O'Grady de Confluence Investment. 

L'affaiblissement de la croissance de la Chine, premier importateur mondial de brut, inquiète depuis plusieurs mois les investisseurs qui craignent de voir une demande de pétrole en berne dans le pays.

«Nous allons continuer de scruter les données mais il nous semble trop tôt pour déclarer que l'économie chinoise repart», a cependant prévenu Caroline Bain, analyste chez Capital Economics, qui souligne que d'autres indicateurs, comme les ventes de terrain, laissent envisager un nouvel accès de faiblesse.

Du côté de l'offre, les États-Unis, premier producteur mondial, ont extrait un petit peu moins de pétrole en janvier qu'en décembre, après avoir battu des records consécutifs sur les derniers mois.

Le pays a produit 11,87 millions de barils par jour en janvier, en baisse de 0,8% par rapport au mois précédent, selon des données publiées vendredi par l'Agence américaine d'information sur l'Energie.

«C'est la première fois que la production baisse depuis mai» 2018, ont remarqué les analystes de ING.

«Il ne faut pas surinterpréter ces chiffres», ont cependant relevé les analystes de JBC Energy, qui notent que la croissance reste massive par rapport au mois de janvier 2018 (+18,8%).

Source : Les Affaires


 
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