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Le prix du baril de pétrole coté à New York, plombé par les inquiétudes sur la croissance mondiale et donc la demande en énergie, a terminé lundi sous le seuil symbolique des 50 $US pour la première fois depuis octobre 2017.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de WTI pour livraison en janvier, la référence aux États-Unis, a perdu 1,32 $US ou 2,6 % pour terminer à 49,88 $US. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a perdu 67 ¢ US ou 1,1 % pour clôturer à 59,61 $US sur l’Intercontinental Exchange de Londres.

Les prix du baril, qui évoluaient en légère hausse en début de journée, ont « commencé à se replier après l’ouverture dans le rouge de Wall Street », a observé Matt Smith, de ClipperData. « Dans un marché déjà fragile, tout signe allant dans le sens d’un ralentissement de la croissance dans les mois à venir pèse sur les perspectives de demande en brut », a-t-il rappelé.

Les investisseurs redoutent notamment les effets de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis et ont été particulièrement frappés vendredi par le ralentissement des ventes au détail et de la production industrielle, en novembre, en Chine. Dans le même temps, « les acteurs du marché se demandent si les baisses de production annoncées par l’Opep sont vraiment suffisantes pour enrayer la chute des cours », a remarqué Gene McGillian, de Tradition Energy, en rappelant que les barils de Brent et de WTI ont déjà perdu plus de 30 % de leur valeur en deux mois.

Source : Le Devoir
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