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Actualités
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[27 août 2010]
Industrie pétrolière: Enbridge élargit son réseau
Par: Radio-Canada, vendredi 27 août 2010
Source: La Presse Canadienne
[En ligne]: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/08/26/014-oleoduc-enbridge-alberta.shtml
Enbridge, le plus important transporteur de brut dans le secteur des sables bitumineux, augmente sa présence dans le nord de l'Alberta.
Le géant des lignes de transport d'hydrocarbures va construire un nouvel oléoduc de 95 kilomètres pour raccorder son pipeline de Waupisoo à un terminal de Suncor.
Waupisoo transporte le brut de sables bitumineux jusqu'à un réseau de la région d'Edmonton.
Enbridge a annoncé des plans d'investissement de 1,6 milliard de dollars au cours de la dernière année pour l'expansion de son système régional de sables bitumineux.
Son système de pipelines nord-américain s'étend des frontières nordiques du Canada aux frontières septentrionales des États-Unis.
À Toronto, le titre d'Enbridge a terminé la séance de jeudi en baisse de 0,66 %.
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[26 août 2010]
K2010: la vitrine des dernières inovations d'Arkema
Source: Communiqué de Presse, jeudi 26 Août 2010
Par: Arkema
[En ligne]: http://www.arkema.com/sites/group/fr/press/pr_detail.page?p_filepath=/templatedata/Content/Press_Release/data/fr/2010/100826_k2010_la_vitrine_des_dernieres_innovations_d_arkema_.xml
Les polymères d’Arkema sont indissociables de la plupart des industries : automobile, électronique, mobilier, bâtiment, emballage, médical ou encore secteur des énergies, qui en consomment des quantités croissances avec des qualités de plus en plus pointues. Ils contribuent à fabriquer des composants toujours plus solides, légers et durables, souvent en remplacement du métal ou du verre. Avec en tête d’affiche sa large gamme de polymères techniques d’origine renouvelable, Arkema participera au prochain salon Kunststoffe 2010 via un stand original mettant en valeur les nombreuses utilisations de ses plastiques.
Sur un stand au design innovant et épuré, les visiteurs retrouveront les applications des matériaux et additifs d’Arkema au travers de quatre « pôles marchés » : Lifestyle (sport, décoration, produits de grande consommation, médical), Construction (travaux publics, bâtiment, mobilier, profilés fenêtre), Energie (photovoltaïque, câblerie électrique, batteries, pipes off-shore, éoliennes), Transport (automobile, aéronautique). Des clips 3D pour chacun de ces quatre thèmes mettront en scène les produits d’Arkema et leur présence dans la vie quotidienne : ses polymères techniques (polyamides Rilsan® 11 et 12, Pebax®), polymères fluorés PVDFKynar®, additifs fonctionnels (stabilisants pour PVC, modifiants choc et agents de mise en œuvre), polyoléfines, résines acryliques Altuglas®, polymères PVC (usages généraux, PVC pâtes émulsion et micro-suspension, PVC chloré) ainsi que son offre de mélanges-maîtres de nanotubes de carbone et son nouveau polymère de très haute performance, le PEKK.
Les plastiques bio-sourcés à l’honneur Les plastiques d’origine bio-sourcée(1) représentent déjà 30% de l’activité polymères techniques d’Arkema et mobilisent environ 2/3 des efforts de R&D de cette activité. Ils offrent les mêmes propriétés que leurs homologues de source pétrole, voire les surpassent. En exposant sur son stand des objets et prototypes à base de ces matériaux, Arkema mettra particulièrement à l’honneur ses polymères bio-sourcés : Rilsan® 11 (polyamide issu à 100% de l’huile de ricin), Pebax® Rnew (élastomère jusqu’à 90% d’origine bio-sourcée), Rilsan® Clear Rnew (polymère transparent à 54% d’origine biosourcée) et Rilsan® HT (polymère haute température, issu de l’huile de ricin pour des applications sous capots moteurs). Seront notamment dévoilés en avant-première, les premiers fauteuils de bureau conçus par le n°2 du mobilier japonais dont les principaux composants et textiles sont fabriqués à partir de Rilsan® 11 et Pebax® Rnew, ainsi que des objets en Rilsan® et Pebax® Rnew développés avec l'entreprise japonaise Sanko Lite, spécialisée dans l'utilisation de laque naturelle Urushi.
Des nouveautés dans les additifs fonctionnels et les verres acryliques d’Altuglas A l’occasion du K2010, la Business unit « Additifs fonctionnels » lancera Durastrength® 365, une innovation brevetée, unique sur le marché des modifiants choc acryliques pour les profilés fenêtre PVC permettant d’offrir un compromis coût/performance inégalé. Ce grade associe des additifs minéraux soigneusement sélectionnés à des composants acryliques à haute teneur élastomérique. Résultat : une excellente processabilité du PVC, des propriétés choc optimisées répondant aux meilleurs standards des fenêtres PVC et un montage des profilés PVC très sûr, grâce à une résistance des soudures d’angle améliorée.
Altuglas International, leader mondial du verre acrylique (PMMA) et filiale d’Arkema, présentera également ses nouvelles résines acryliques pour applications médicales, Altuglas® CR 30 et Altuglas® CR 50. Ces grades impact-modifiés présentent une grande résistance aux alcools et aux lipides, ce qui réduit le risque de craquelures dues aux agressions des produits pharmaceutiques ou désinfectants, combinée à une transparence optimale. Sans phtalate, ni bisphénol A (BPA), résistants aux procédés de stérilisation par irradiation, ils sont destinés à être utilisés dans les appareillages médicaux en contact avec les produits pharmaceutiques tels que seringues, dialyseurs et cassettes rénales. Autre nouveauté d’Altuglas International : un nouveau grade de PMMA super mat, offrant un rendu satiné exceptionnel, un touché très doux et une grande résistance aux rayures et traces de doigts. Sans déperdition de ses propriétés, ce grade peut être injecté pour moulage, extrudé ou co-extrudé. Il est idéal pour la réalisation de plaques (qui peuvent être thermoformées), films, profilés ou tuyaux. Son utilisation peut être envisagée dans le transport, la construction ou le mobilier urbain et d’intérieur.
Découvrez tous ces produits et rencontrez des spécialistes sur le stand Arkema Hall 6 - C57
(1) Pour permettre à ses clients d’identifier les produits issus pour tout ou partie de matières premières d’origine renouvelable (au delà de 20% de carbone d’origine non fossile), Arkema a conçu le label «Arkema Renewables». L’évaluation du taux de carbone d’origine renouvelable des produits est réalisée par un organisme indépendant selon la norme ASTM 6866. Les polymères renouvelables d’Arkema ont d’ores et déjà été labellisés par cet organisme, après évaluation de leur taux de carbone d’origine renouvelable. Premier chimiste français, acteur de la chimie mondiale, Arkema regroupe 3 pôles d’activités, Produits Vinyliques, Chimie Industrielle et Produits de Performance. Présent dans plus de 40 pays avec 13 800 collaborateurs, Arkema a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 4,4 milliards d’euros. Avec ses 7 centres de recherche en France, aux Etats-Unis et au Japon, et des marques internationalement connues, Arkema occupe des positions de leader sur ses principaux marchés.
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[26 août 2010]
BP: renonce au forage
Source: La presse affaires
Par: Agence France Press Londres
[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/energie-et-ressources/201008/26/01-4309931-bp-renonce-a-forer-au-large-du-groenland.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=LPA-nouvelles
BP a renoncé à tenter d'obtenir une licence pour effectuer des forages pétroliers au large du Groenland, évitant ainsi de s'engouffrer dans une nouvelle polémique après la marée noire du golfe du Mexique, a rapporté jeudi le Guardian.
Un porte-parole du groupe pétrolier britannique a déclaré au quotidien que BP «ne participe pas à l'appel d'offres» lancé par le Groenland, qui porte sur l'attribution de licences d'exploration pétrolière dans l'Arctique.
Le porte-parole a refusé de commenter les motifs de cette décision, mais une source anonyme a affirmé au journal que le groupe et le gouvernement du Groenland avaient convenu que la participation de BP à des forages au large de l'île ne serait pas appropriée, après la marée noire du Golfe du Mexique, qui avait été provoquée par l'explosion d'une plateforme pétrolière exploitée par la compagnie britannique.
«Tout le monde réalise que ce serait politiquement de la pure folie» d'attribuer une licence pétrolière au groupe, a expliqué cette source.
La marée noire du golfe du Mexique a soulevé des inquiétudes sur les activités d'exploration et de production pétrolière sous-marines, y compris au Groenland où une autre compagnie britannique, Cairn Energy, est en pleine campagne de forages.
Mardi, l'organisation écologiste Greenpeace s'était dite inquiète après la découverte d'hydrocarbures par Cairn au cours de cette campagne, estimant que cela posait une «grave menace» pour l'environnement très fragile de l'Arctique.
Toujours dans l'Arctique, la marée noire du golfe du Mexique a conduit les autorités américaines à suspendre des projets d'exploration au large de l'Alaska.
Les fonds marins de l'Océan Arctique pourraient receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découvertes de la planète, selon l'agence américaine de recherche géologique.
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[25 août 2010]
L'oréal renoue avec les profits
Source: La Presse affaires, mercredi le 25 août 2010
Par: Martin de Montvalon
[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201008/25/01-4309699-loreal-renoue-avec-la-croissance-des-profits.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=LPA-nouvelles
Le numéro un mondial des cosmétiques L'Oréal a publié mercredi un bénéfice semestriel en nette hausse, à 1,3 milliard d'euros, profitant d'une base de comparaison favorable et d'un niveau de marge opérationnelle record, de bon augure pour le reste de l'exercice.
Tout en soulignant «le caractère peu représentatif d'un semestre», le directeur général Jean-Paul Agon s'est félicité de la «forte croissance» des quatre divisions et de tous les marchés de L'Oréal.
Quelques semaines après la publication d'un chiffre d'affaires lui aussi en nette progression, ces nouveaux chiffres ont une nouvelle fois donné l'occasion à M. Agon de se dire «conforté» dans ses «choix stratégiques».
Le directeur général s'est réjoui de la «très bonne maîtrise» des frais administratifs et commerciaux (3,2% du chiffre d'affaires contre 3,3% un an auparavant) obtenue grâce aux efforts engagés depuis deux ans.
«Le résultat d'exploitation progresse deux fois plus vite que le chiffre d'affaires et permet de retrouver un niveau de marge record», a-t-il souligné.
À 17,3%, la marge opérationnelle de L'Oréal dépasse de loin celle enregistrée au premier semestre 2009 (15,7%) et celle de l'ensemble de l'exercice écoulé (14,8%).
Cette amélioration touche quasiment toutes les branches du groupe, la division produits de luxe, au sein de laquelle a été intégré Yves Saint-Laurent Beauté, voyant même sa marge passer de 12% à 18%.
Seules les branches produits grand public et cosmétique active voient leur marge légèrement baisser (respectivement de 20,7% à 20,4% et de 27,3% à 26,9%).
Le résultat d'exploitation du groupe a atteint 1,7 milliard d'euros au premier semestre (+21,4%). Le chiffre d'affaires, dopé notamment par les pays émergents et un effet de change positif, a atteint 9,67 milliards (+10,2%).
Le résultat net, en hausse de 21,2%, est conforme au consensus réalisé par Dow Jones Newswires, qui tablait sur 1,3 milliard.
Au premier semestre 2009, le bénéfice du groupe avait vu son résultat plonger de 13,7% à 1,084 milliard d'euros.
«Nous abordons ce deuxième semestre avec confiance et l'ambition de continuer à renforcer sur l'ensemble de l'année nos positions mondiales et la rentabilité de nos activités», conclut-il, sans donner plus de précision sur les objectifs annuels du groupe.
En février, à l'occasion de la présentation de ses résultats annuels 2009, marqués par une baisse de 0,4% de ses ventes et de 8% de son résultat, le groupe avait simplement assuré viser un retour à la croissance de son chiffre d'affaires et de son bénéfice en 2010.
Fidèle à son habitude, L'Oréal n'a fait aucun commentaire sur l'affaire opposant sa première actionnaire et héritière du fondateur du groupe, Liliane Bettencourt, à sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers.
La direction du groupe pourrait toutefois s'exprimer jeudi sur la question, lors de la présentation à la presse de ces résultats.
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[20 août 2010]
Interstar en lice pour le prix Ernst and Young
Source : Cyberpresse, vendredi 20 août 2010
Par : Gilles Frisette
[En ligne] : http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/economie/201008/18/01-4307603-interstar-en-lice-pour-le-prix-ernst-and-young.php
Interstar, une entreprise sherbrookoise, figure parmi les 24 finalistes du Québec pour le Grand prix de l'entrepreneur Ernst and Young 2010.
C'est dans la catégorie des entreprises manufacturières que le fabricant sherbrookois de pigments pour la coloration du béton ainsi que d'adjuvants, fibres et systèmes automatisés s'est classé.
Il est alors en compétition avec deux autres entreprises, soit les Armoires de cuisine Action, de Sainte-Sabine, et Outdoor Gear Canada, de Saint-Laurent. Il saura qui des trois remportera le prix dans cette catégorie lors d'un gala qui se déroulera à Montréal, le 27 octobre. Les gagnants des diverses catégories défendront les couleurs du Québec lors du banquet national, lequel se déroulera à Toronto, le 17 novembre.
Le Grand prix de l'entrepreneur Ernst and Young est considéré comme le plus prestigieux prix décerné dans le monde des affaires. Présenté dans 50 pays et tenu pour la 17e année au Canada, ce grand prix vient honorer des entrepreneurs qui ont su transformer leurs visions entrepreneuriales en réalités.
Chez Interstar, il s'agit de Zachary Gillman qui, explique-t-on, «démontre un esprit entrepreneurial inébranlable et une conviction que tout est possible, même lorsque confronté à des obstacles. Ces qualités ont propulsé Interstar à de grands succès à l'échelle nationale et internationale. Interstar est reconnu internationalement comme étant un chef de file dans la fabrication et le développement de produits innovants pour l'industrie du béton».
Pour M. Gillman, «c'est merveilleux d'être reconnu pour faire quelque chose que j'aime. Je partage cet honneur avec l'ensemble du personnel d'Interstar. Je travaille avec une équipe très talentueuse et dévouée qui partage ma philosophie qu'un travail qui vaut la peine d'être fait vaut la peine d'être bien fait. La fierté et l'engagement à la qualité sont manifestés dans tout ce que nous faisons», a-t-il déclaré.
Interstar avait été sélectionnée en 2006 à titre de finaliste régional. Il s'agit donc de sa deuxième nomination. En 2006, l'entreprise n'avait pas franchi l'étape québécoise. Elle a remporté en mai 2010 le prix Efficacité énergétique remis par la Fédération des chambres de commerce du Québec, lors du gala des Mercuriades.
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[20 août 2010]
Une entente est intervenue avec Bitumar
Source:CSN - Nouvelle
Par: Félix Cauchy-Charest, Service des communications CSN
[En ligne]: http://www.csn.qc.ca/web/csn/nouvelle/-/ap/Comm19-08-10?p_p_state=maximized
Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bitumar ont entériné à 90 % l’entente de principe intervenue le 10 août entre l’entreprise montréalaise et le syndicat, hier soir lors d’une assemblée générale.
La nouvelle convention collective, d’une durée de trois ans, prévoit des augmentations salariales moyennes de 2,93 % par année, incluant un rattrapage pour les techniciens d’entretien. L’entente a permis aux travailleurs de faire des gains intéressants tout en préservant leurs acquis.
Rappelons que la convention collective des employé-es de Bitumar était échue depuis le 16 mars 2010 et que l’assemblée générale avait rejeté unanimement les offres patronales du 19 juillet 2010.
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bitumar est affilié à la Fédération de la métallurgie (CSN) qui représente plus de 200 syndicats regroupant au-delà de 21 000 travailleuses et travailleurs.
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[12 août 2010]
Bio-énergie : Un chercheur s’installe à l’usine pilote
Source: Courrier Frontenac, jeudi 12 août 2010
Par: Daniel Couture
[En ligne]: http://www.courrierfrontenac.qc.ca/index.asp?section=detail-actualite&ID=132702
La petite entreprise Rouillard Bio-Énergie s’est installée à Thetford Mines.
Le propriétaire et unique employé de l’entreprise, François Rouillard, qui est également chercheur pour le centre collégial de transfert de technologie en oléochimie industrielle, mènera des recherches dans l’usine pilote d’OLEOTEK afin de développer de nouveaux produits commercialisables dans le domaine de la bio-énergie, à l’aide d’un sous-produit de la production du biodiesel : la glycérine.
Fondé en 2008 dans la région de Victoriaville, Rouillard Bio-Énergie produit du biodiesel en récupérant les huiles usées, provenant notamment du secteur de la restauration. « L’usine antidéflagration d’OLEOTEK possède toutes les caractéristiques requises pour me permettre de produire un biodiesel de qualité, de façon sécuritaire », précise Monsieur Rouillard.
« Présentement, le biodiesel n’est pas ce qu’il y a de plus rentable, mais comme je suis chimiste de formation, je tente de trouver de nouvelles applications rentables », continue-t-il.
L’entreprise fait actuellement ses frais en vendant du biodiesel à des entreprises l’utilisant à des fins de décoffrage.
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[23 juillet 2010]
Raffinerie à Montréal-Est - Shell veut reprendre les négociations avec Delek
Source : Radio-Canada.ca avec Presse canadienne
[En ligne] : http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2010/07/23/003-Shell-reprise-Delek.shtml
Coup de théâtre dans le dossier de la raffinerie Shell à Montréal-Est : Shell a communiqué avec Delek US Holdings pour lui signifier son intention de reprendre les négociations pour la vente de ses installations à Montréal-Est. La pétrolière Shell a fait cette annonce, vendredi, par voie de communiqué.
La pétrolière Shell affirme être entrée en communication avec la direction de Delek, jeudi. Shell n'accorde que 48 heures à Delek pour lui signifier ses intentions de renouer, ou pas, les discussions.
Dans le communiqué émis par Shell, Richard Oblath déclare en substance que Shell est prête à vendre la raffinerie au prix qui avait été établi dans la liste des conditions fournie à Delek. Shell se dit disposée à vendre dans des délais qui permettraient à Delek d'assurer la continuité de l'approvisionnement. Enfin, Richard Oblath précise que Shell se départira de ses installations en vertu de conditions considérées comme étant « raisonnables », dans l'industrie pétrolière.
Mardi, en comité parlementaire à Ottawa, Jim Boles, porte-parole de Delek, avait clairement exprimé l'intérêt de Delek pour la raffinerie de l'est de la métropole. Cependant, Delek n'a jamais fait d'offre formelle à Shell. Jim Boles avait toutefois spécifié que Delek n'achèterait pas une raffinerie dont on aurait fait cesser toutes les activités.
Shell est sur le point de démanteler complètement ses installations de raffinage à Montréal afin de les transformer en centre de distribution. Plus de 500 emplois syndiqués sont en jeu dans ce dossier, et quelques centaines d'autres emplois sont aussi menacés par la fermeture éventuelle de la raffinerie Shell.
Shell est établie dans la métropole québécoise depuis 77 ans.
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[22 juillet 2010]
Négociations autour de la raffinerie de Shell - De l'espoir, mais surtout des doutes
Le Devoir s'entretient avec l'ingénieur financier du comité de relance
Source : Le Devoir, jeudi 22 juillet 2010
[En ligne] : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/292990/negociations-autour-de-la-raffinerie-de-shell-de-l-espoir-mais-surtout-des-doutes
Le doute persiste. Après avoir affirmé devant un auditoire de parlementaires qu'il aurait été plus simple pour Shell de dire qu'elle ne souhaitait pas vraiment vendre sa raffinerie, l'ingénieur financier de la transaction qui a presque abouti s'interroge encore sur les motivations de la compagnie. Mais une entente avec la société américaine Delek reste possible, croit-il.
«Il n'est pas déraisonnable de dire qu'il y a encore un peu d'espoir», a dit hier Claude Delage, de la firme IBS Capital, lors d'un long entretien dans les bureaux de sa firme. En gros, il a été le cerveau financier du comité de relance présidé par Michael Fortier. «Je pense qu'avec la journée de mardi au Comité de l'industrie [où les députés ont cuisiné la direction de Shell], il y a des gens intelligents chez Shell qui vont dire: "OK, on devrait peut-être aller se rasseoir avec Delek."»
M. Delage, un spécialiste du démarchage qui a jusqu'ici travaillé pro bono dans le dossier, a raconté que les interrogations qui l'ont assailli tout au long du processus ont été si fortes qu'il a dû demander au moins trois fois à la direction de Shell — à Houston et à Londres — de dire si elle était sérieuse dans les démarches visant à trouver un acheteur.
Shell veut démanteler sa raffinerie pour la convertir en terminal. De l'avis personnel de M. Delage, le plan pourrait consister à l'alimenter à partir d'une de ses raffineries sous-utilisées. En augmentant la production d'une raffinerie qui ne fonctionne pas à pleine capacité, mais dont les frais d'exploitation sont déjà payés, Shell ferait ainsi des économies importantes.
En comité parlementaire, Shell a dit que la raffinerie est vieille et petite, que sa fermeture reflète une tendance mondiale et que l'expédition maritime de produits raffinés est facile. Elle n'a pas exclu une vente, mais le temps presse.
Les doutes de M. Delage ont surgi dès le mois de février, lorsque le comité de relance de Michael Fortier a vu le document de présentation produit par Shell.
«Le document n'était pas très invitant, il était un peu repoussant, a dit M. Delage. Et dès les premières conférences téléphoniques [avec des acheteurs intéressés], j'ai senti qu'on n'avait pas un vendeur très motivé et motivant. Ils étaient secs, cassants, mettaient la barre haut.»
Peu de temps après, lors d'une visite de routine de la part de deux hauts gradés de Houston en sol montréalais, MM. Delage et Fortier ont cherché à confirmer le sérieux de l'entreprise.
«Je leur ai dit que j'avais un sentiment que je n'aimais pas, que j'avais l'impression de leur pousser un biscuit dans la gorge, a dit M. Delage. Ils nous ont répondu: "Non, non, on est vendeurs. Mais c'est juste qu'on n'y croit pas. On connaît tout le monde dans l'industrie pétrolière et on n'a pas réussi."»
La société américaine Delek, qui possède une raffinerie au Texas et fait partie d'une société de portefeuille israélienne, a déposé deux offres écrites. La première était de 75 millions et la deuxième, du double. Selon M. Delage, Shell ne voulait vendre que la raffinerie, c'est-à-dire «le métal», mais souhaitait garder le contrôle sur les ventes de carburant aux gros clients. Delek n'appréciait pas cette idée.
Dérapage
Lorsqu'une troisième offre est arrivée, formulée verbalement, le montant atteignait 200 millions et Shell, a dit M. Delage, commençait à accepter de renoncer au commerce de gros. On se rapprochait d'une entente. Les négociations ont toutefois dérapé lorsqu'est venu le temps de parler de l'entretien de la raffinerie, qui n'a pas été effectué comme il se doit depuis que Shell a annoncé la mise en vente en juillet 2009.
Selon Claude Delage, Shell a essentiellement fait valoir que Delek devait prendre la raffinerie «dans l'état dans lequel elle se trouverait dans 90 jours». La société américaine a donc offert de payer pour les travaux une fois ceux-ci effectués. Shell a refusé.
«Alors là, qu'est-ce qu'on a devant nous? a dit M. Delage On a quelqu'un qui se gratte la tête depuis des mois et qui se demande: "C'est quoi le truc que je vais trouver pour désamorcer ça et faire en sorte qu'ils vont s'en aller chez eux?"»
Pourtant, un haut responsable de Delek qui a témoigné mardi à Ottawa a affirmé sans gêne que «l'entente est à l'eau», mais qu'ils souhaiteraient «retourner à la table de négociation pour quelque chose de nouveau». Jim Boles a toutefois insisté sur le fait que l'arrêt d'entretien n'a pas été fait.
Dans les semaines qui ont suivi la mise sur pied du comité de relance en février, le téléphone chez IBS Capital n'a pas dérougi. M. Delage a reçu des dizaines d'appels, tant de «gens disant représenter des intérêts russes» que d'agents RE/MAX ou de simples citoyens bien intentionnés.
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[22 juillet 2010]
Le président d’Interstar, Zachary Gillman, sélectionné comme finaliste régional pour le Grand Prix de l’Entrepreneur Ernst and Young 2010.
Source : Communiqué de Presse, Interstart
Par : D. Lisa Stern
Le 7 juillet 2010, Sherbrooke, Québec – Interstar, un manufacturier de pigments, adjuvants, fibres et systèmes automatisés pour l’industrie du béton situé à Sherbrooke, est fier d’annoncer que son président et fondateur a été sélectionné comme finaliste régional pour le Grand Prix de l’Entrepreneur Ernst and Young 2010.
Pour lire la suite: http://www.interstar.ca/upload/ErnstAndYoungPressReleaseFR2010.pdf
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[21 juillet 2010]
Échec de la vente de la raffinerie de Shell - Delek garde l'oeil sur la raffinerie
Source: Le Devoir, mercredi, 21 juillet 2010
Par: François Desjardins
Sur un ton cassant et inquisiteur, les députés du Comité de l'industrie ont interrogé la direction de Shell hier au sujet de sa raffinerie montréalaise lors d'une séance extraordinaire où un acheteur intéressé, Delek US, a avoué qu'il voudrait non seulement le complexe de raffinage, mais tout le réseau de stations-service.
Tour à tour, les députés de tous les partis ont voulu savoir si Shell était vraiment sérieuse dans ses démarches visant à vendre ses installations — qu'elle veut convertir en simple terminal — et si elle avait mesuré l'impact d'une telle décision sur l'approvisionnement de l'Est canadien en essence et en divers carburants.
«La raffinerie est trop vieille et elle est trop petite, a laissé tomber Richard Oblath, vice-président chez Shell. Les nouvelles raffineries sont très grosses, et certaines raffineries, plus vieilles et plus petites, ferment dans certaines parties du monde, surtout en Europe et en Amérique du Nord. C'est la tendance générale.»
M. Oblath, qui travaille pour une compagnie digérant mal la baisse de rentabilité qu'elle a subie dans ses activités de raffinage, a ajouté que «c'est relativement facile de faire expédier des produits raffinés par navire. Ça se fait quotidiennement partout dans le monde».
La raffinerie montréalaise transforme chaque jour environ 130 000 barils de pétrole, qui arrivent de l'État du Maine par un pipeline souterrain. Sa fermeture signifie que l'essence arriverait maintenant par bateau par le fleuve Saint-Laurent, ce qui inquiète les classes politique et écologiste.
La raffinerie de Montréal-Est, fondée il y a 77 ans, est la «moins compétitive au Canada et l'est depuis dix ans», a ensuite ajouté M. Oblath. «Malheureusement, elle a atteint la fin de sa durée de vie.» Même si la priorité était de vendre, les acheteurs potentiels en sont venus à la même conclusion, selon lui.
Le président du syndicat de la raffinerie, Jean-Claude Rocheleau, a dit au contraire que les installations de Shell menacées de fermeture se classaient très bien.
Un point fort est survenu à la fin de la séance matinale lorsqu'un démarcheur financier, Claude Delage, de la firme IBS Capital, a dit avoir vu «beaucoup de contradictions» dans le comportement de Shell et que «ç'aurait été plus simple qu'ils disent qu'ils ne sont pas vendeurs».
Retour à la table
Jim Boles, cadre supérieur au sein de la société américaine Delek, a dit que son entreprise investirait 800 millions sur dix ans dans la raffinerie. «Nous pensons que nous avons du talent dans ce genre d'exercice, comme ç'a été le cas à notre raffinerie de Tyler, au Texas», a-t-il dit.
«Les discussions sont terminées. Mais nous aimerions beaucoup recommencer, a ajouté M. Boles, venu du Texas pour l'occasion. L'entente est à l'eau, mais nous souhaiterions retourner à la table de négociation pour quelque chose de nouveau.»
Shell et Delek, division d'un holding isréalien et propriétaire d'une raffinerie au Texas, ont discuté cet hiver et au printemps, mais n'ont pu s'entendre sur un prix. Delek n'a jamais fait d'offre formelle pour les stations, ont toutefois appris les députés.
Delek a offert 150 millions pour la raffinerie et, si possible, aimerait mettre la main sur les stations-service «tôt ou tard».
Mais M. Boles s'est dit préoccupé par le fait que Shell n'a pas effectué d'arrêt d'entretien cette année, ce qui permettrait le maintien des activités au-delà du mois de septembre. Selon lui, cet entretien de routine coûterait environ 80 millions. «La raffinerie ne serait pas fonctionnelle après le mois de septembre. L'arrêt d'entretien n'a pas été fait. Nous ne voulons pas d'une raffinerie fermée.»
Shell entend commencer le démantèlement de ses installations en septembre. Une injonction l'empêche de commencer avant. Hier, la direction n'a pas voulu dire combien elle devrait verser en indemnités de départ aux employés licenciés, et combien coûterait la fermeture de la raffinerie, la décontamination des terrains et la conversion en terminal.
Shell a affirmé la semaine dernière que le maintien des activités nécessiterait des investissements de 600 millions. De plus, a dit la compagnie, tout acheteur devrait avoir les reins assez solides pour acheter le fonds de roulement de 400 à 500 millions.
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[16 juillet 2010]
Raffinerie de Montréal-Est: Shell s'explique
Source: La Presse Affaires, vendredi, le 16 juillet 2010
Par: Lorraine Mitchelmore, la présidente de Shell
[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/energie-et-ressources/201007/16/01-4298779-raffinerie-de-montreal-est-shell-sexplique.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=LPA-nouvelles
La direction de Shell Canada fait paraître dans les journaux une publicité sous forme de lettre, vendredi matin, afin de justifier sa décision de transformer sa vieille raffinerie de Montréal-Est en un terminal d'importation.
La présidente de Shell Canada, Lorraine Mitchelmore, écrit que le maintien des activités de raffinage aurait nécessité des investissements que l'entreprise juge trop importants, de quelque 600 millions de dollars.
Mme Mitchelmore reconnaît que plusieurs offres ont été soumises pour l'achat des installations de Montréal-Est. Elle soutient toutefois que tous les intéressés se sont retirés, principalement en raison des coûts, et qu'ils ne voulaient pas faire les investissement nécessaires.
La raffinerie de Montréal-Est est en opération depuis 77 ans.
Voici la lettre en question:
Lettre ouverte de Shell au sujet de la raffinerie de Montréal-Est
L'annonce que nous allions transformer notre raffinerie de Montréal-Est en un terminal d'importation a donné lieu à un grand nombre d'articles et de déclarations publiques. Pour Shell, il s'agissait d'une décision très difficile, prise au terme d'efforts considérables en vue de vendre la raffinerie.
Je sais à quel point cette situation est difficile pour les employés de la raffinerie et pour d'autres personnes qui ont un avantage économique dans son exploitation. Leur option privilégiée était de garder la raffinerie ouverte, et vendre la raffinerie en exploitation était également l'option privilégiée de Shell.
En juillet 2009, dans le cadre d'une évaluation continue de ses raffineries partout dans le monde, Shell a entrepris une étude stratégique de la raffinerie de Montréal-Est. D'autres entreprises internationales de raffinage ont annoncé des fermetures ou des conversions de raffineries au cours des 18 derniers mois, ce qui reflète tant la situation économique actuelle de ces établissements que les perspectives mondiales d'affaiblissement de la demande pour leurs produits. Notre étude de la raffinerie de Montréal-Est a pris en compte des éléments comme l'offre, la demande et les aspects économiques propres au secteur, la taille de la raffinerie et l'envergure de ses activités ainsi que les investissements futurs nécessaires pour assurer le maintien de son exploitation sécuritaire et fiable. L'analyse de ce dernier élément a permis de déterminer que le maintien de cet établissement allait nécessiter des dépenses en immobilisations de l'ordre de 600 M$ à court terme. Ce constat nous a donc amenés à décider de chercher un acheteur pour la raffinerie.
Plus tard en juillet 2009, nous avons communiqué publiquement notre intention de rechercher un acheteur pour cet établissement et nous avons entrepris de le commercialiser. Dans un premier temps, nous avons traité avec plus de 25 parties différentes que nous avions contactées ou qui nous avaient contactés. De ce groupe, 17 ont présenté des demandes sérieuses au sujet de l'établissement et de ses activités. Six de ces dernières ont poursuivi avec une diligence raisonnable et obtenu de l'information détaillée sur les installations et leur exploitation. Malheureusement, aucune des parties ayant étudié l'établissement n'a jugé que ce dernier justifiait un investissement, et le processus n'a donné lieu à aucune offre.
En janvier 2010, nous avons annoncé notre décision de fermer l'établissement et d'entreprendre un processus visant à convertir les installations en terminal. Nous voulions donner à notre personnel un avis raisonnable de notre décision et nous assurer de pouvoir continuer à fournir un approvisionnement constant en produits pétroliers au Québec et à l'est du Canada. Peu de temps après cette annonce, le gouvernement québécois nous a demandé, et nous avons accepté, de reporter nos plans de conversion et de travailler en collaboration avec un comité spécial créé par lui pour rechercher des acheteurs éventuels. Ce comité spécial a, semble-t-il, contacté plus d'une centaine de parties. Par suite de cet effort, cinq de ces parties ont effectué une évaluation plus détaillée de l'établissement, et elles avaient librement accès, pour discussion, au personnel de Shell chargé de la transaction. Une fois les évaluations effectuées, trois des parties se sont retirées du processus et deux autres ont présenté une déclaration d'intérêt initiale. L'une de ces dernières était une petite entreprise ne possédant aucune expérience en exploitation de raffinerie, et sa déclaration d'intérêt comportait de graves lacunes à bien des égards. Quant à la deuxième partie, il s'agissait d'un opérateur de raffinerie crédible, et nous avions bon espoir de parvenir à nous entendre sur les conditions de vente. Cependant, au terme de discussions poussées, au cours desquelles les deux parties ont agi de façon constructive et négocié de bonne foi, cette deuxième partie a malheureusement décidé de cesser les négociations.
Il semble que plusieurs facteurs aient influencé les décisions des parties intéressées. Sur le plan des coûts, tout acheteur éventuel doit être en mesure de financer un juste prix d'achat, le coût du fonds de roulement (de l'ordre de 400 à 500 M$) et les dépenses en immobilisations nécessaires (un autre 600 M$). Nous croyons comprendre que le comité spécial offrait aux parties un financement avantageux, l'acquisition d'actions dans les entreprises candidates et même des subventions directes en espèces susceptibles ou non d'être remboursées en entier. Mais en dépit des efforts considérables du comité spécial, du gouvernement du Québec et de nos employés ainsi que des incitatifs et des investissements offerts, pas un seul des quelque cent acheteurs éventuels n'a vu d'avenir acceptable pour cet établissement en tant que raffinerie et aucun ne nous a présenté d'offre finale.
Par conséquent, pour nous assurer d'être en mesure de maintenir l'approvisionnement en produits raffinés dont le Québec et l'est du Canada ont besoin, et pour offrir à nos employés la certitude et l'équité nécessaires, nous devons maintenant nous concentrer sur le processus long et complexe de conversion en terminal.
De telles décisions sont toujours difficiles. J'espère que vous voyez à quel point nous avons fait preuve de rigueur tout au long de ce processus. Nous sommes très fiers de nos 77 années en tant qu'opérateur de la raffinerie de Montréal-Est et nous nous sommes toujours efforcés de fournir en toute sécurité des produits pétroliers de qualité supérieure aux gens du Québec. Malheureusement, nous ne pouvions pas justifier les coûts importants nécessaires pour exploiter l'établissement de façon sécuritaire en tant que raffinerie à l'avenir; vraisemblablement, les acheteurs éventuels ont aussi eu des préoccupations similaires et ils n'étaient pas disposés à faire les investissements nécessaires. J'espère que ces renseignements ont permis de présenter notre décision de façon plus claire et mieux informée au bénéfice de tous les Québécois.
Sincères salutations,
Lorraine Mitchelmore
Présidente, Shell Canada
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[20 juillet 2010]
Une raffinerie fermée n'intéresse pas Delek
Source : radio-canada.ca, mise à jour le mardi 20 juillet 2010 à 12 h 59
[En ligne] : http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2010/07/20/002-shell-comite-parlement.shtml
Il y aurait toujours un acheteur en lice pour les installations de raffinage de Shell à Montréal-Est, mais cet acheteur, soit Delek US Holdings, n'a pas l'intention de se porter acquéreur d'installations qui auraient été fermées.
C'est essentiellement ce qu'a affirmé Jim Boles, représentant de Delek US Holdings, devant le comité parlementaire fédéral qui a commencé ses audiences mardi, à Ottawa. Le but du comité est de faire la lumière sur les intentions de Shell vis-à-vis de ses installations dans l'est de la métropole québécoise. Delek US Holdings est rattachée à Delek, une pétrolière israélienne qui a manifesté par écrit son intention d'achat à Shell en juin.
Jim Boles maintient que Delek Us Holdings ne paiera pas 150 millions de dollars pour une raffinerie qui aurait cessé toute activité. Jim Boles dit en substance que la dernière chose qu'une entreprise désire, c'est de se retrouver en plein hiver avec des installations fermées, sans employés et sans clients. « Les clients sont ce que nous voulons », a déclaré Jim Boles.
Jim Boles estime qu'à l'heure actuelle, l'inventaire de Shell à Montréal pourrait s'élever à 400 millions de dollars. Le représentant de Delek Us Holdings a reconnu qu'en se portant acquéreur de la raffinerie montréalaise, l'entreprise emprunterait les trois quarts de cette somme. Jim Boles a déclaré par ailleurs que les discussions pourraient reprendre avec Shell et que « ce n'était pas une liquidation ».
Plus tôt en matinée, les dirigeants de Shell avaient été soumis à un feu de questions dans le cadre des travaux du comité de la Chambre des communes.
Les questions les plus directes ont été formulées à Shell par le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst, Yvon Godin, qui a rappelé à la pétrolière Shell qu'elle avait été présente durant 77 ans au Québec. Mais, de dire Yvon Godin en substance, à partir du moment où Shell n'a plus fait d'argent avec sa raffinerie montréalaise, elle a décidé de partir.
Yvon Godin a demandé à maintes reprises si Shell accepterait de vendre la raffinerie advenant qu'un acheteur tel que Delek lui fasse une offre. Richard Oblath, vice-président de Shell responsable des fusions, acquisitions et dessaisissements, a déclaré qu'il n'était pas question que la raffinerie négocie sur la place publique. Selon lui, Delek n'a pas fait d'offre formelle à Shell pour ses installations montréalaises de raffinage et ses opérations de ventes en gros. Delek n'a manifesté qu'une intention d'achat, a précisé Richard Oblath.
Mais Yvon Godin est revenu à la charge en affirmant que Shell ne voulait pas vendre et qu'elle se contenterait, à l'avenir, de vendre aux Québécois du pétrole qui aurait été raffiné ailleurs.
Des employés laissés pour compte ou pas?
Le sort des quelque 500 employés syndiqués de la raffinerie Shell à Montréal a également soulevé des questions. Christian Houle, directeur général de la raffinerie Shell à Montréal, affirme que des 490 employés syndiqués touchés par la transformation de la raffinerie en centre de distribution, 127 sont admissibles à la retraite, 35 ont déjà démissionné « pour occuper d'autres postes dans d'autres industries », deux personnes sont parties à la retraite et, enfin, une vingtaine d'employés ont été mutés dans d'autres centres appartenant à Shell.
Mais pour Jean-Claude Rocheleau, président du Syndicat des employés de Shell à Montréal, « Shell ne fait pas d'effort particulier pour replacer les gens ». Jean-Claude Rocheleau a parlé de sa propre expérience, du temps où il travaillait pour une autre pétrolière, Esso : « Esso replaçait les gens, nous n'avions même pas à postuler ou à répondre à des affichages. Ce n'est pas ce que fait Shell ».
Jean-Claude Rocheleau a de plus affirmé que les employés désireux de prendre leur retraite devaient faire face à des pénalités de 25 %. Enfin, de dire le président du Syndicat des employés de Shell, la pétrolière tente d'abolir les clauses qui, actuellement, rendent l'embauche de sous-traitants moins avantageuse.
«Mon seul objectif [...], c'est de sauver les emplois et de m'assurer qu'on puisse vendre cette raffinerie-là». — Jean-Claude Rocheleau, président du syndicat des travailleurs
Le comité a également invité des témoins impliqués dans le dossier d'achat. Deux d'entre eux ont confirmé leur présence : Claude Delage, qui était responsable du volet financement du comité de survie, et Michael Fortier, qui a été président du comité de survie durant quelques mois. Shell lui avait alors demandé de trouver des acheteurs pour ses installations de Montréal-Est.
Le comité parlementaire, qui interrogera autant des dirigeants de Shell que des membres du syndicat des employés, poursuivra ses audiences tout au long de la journée.
Pas d'autre solution, selon Shell
En guise de remarque d'introduction devant le comité de l'Industrie, des sciences et de la Technologie, le directeur général de la raffinerie, Christian Houle, a expliqué que la décision de fermer n'était nullement le choix de la direction et qu'elle ne survenait qu'au terme d'une longue année de réflexion pour trouver une autre solution, y compris de nombreuses démarches pour vendre la raffinerie, afin de sauvegarder les emplois.
«Nous avons collaboré avec les gouvernements fédéral et provincial et avons accepté de retarder la fermeture au premier juin afin de participer au comité spécial». — Christian Houle
Christian Houle a cependant ajouté que la compagnie ne pouvait justifier « les coûts importants pour opérer la raffinerie de façon sécuritaire à l'avenir ».
Shell a annoncé la fermeture de ses installations de Montréal-Est en janvier, prétextant une baisse de la demande. Elle entraînera la mise à pied de plus de 500 travailleurs syndiqués, et touchera aussi quelque 300 sous-traitants.
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[16 juillet 2010]
Norascon: Les salariés renouvellent leur convention collective
Source: Communiqué de Presse CSN
Date: Vendredi, 16 juillet 2010
[En ligne] : http://www.csn.qc.ca/web/csn/communique/-/ap/Comm15-07-10?p_p_state=maximized
Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Norascon-CSN à Amos se sont prononcés le 27 juin dernier à 86 % en faveur de leur nouvelle convention collective. D’une durée de 5 ans et 3 mois, elle est entrée en vigueur le 30 juin 2010 pour se terminer le 31 août 2014. Le nouveau contrat de travail prévoit des augmentations de salaire de 1 $ l’heure en 2010, et de 10,5 % de 2011 à 2014. De plus, les travailleurs ont aussi droit à une rétroactivité de 3 % sur les salaires au 1er septembre 2009. À l'échéance de la convention collective, le salaire horaire moyen atteindra 22,07 $. Les salariés enregistrent des gains aux chapitres suivants : congés sociaux, assurances collectives, santé-sécurité et les primes. Ils ont aussi obtenu des gains au chapitre des vacances. Désormais, à compter de la dixième année de service continu, ils auront droit à une quatrième semaine de vacances. Un régime d’épargne collective sera mis sur pied pour la contribution des salarié-es. Appelé à commenter, le président du syndicat, Stéphane Rheault, a déclaré : « Nos priorités ont porté sur les salaires. L'augmentation de 19 % sur cinq ans permet à nos membres d’obtenir un enrichissement, en plus de maintenir notre pouvoir d’achat. Le fait de bénéficier maintenant de protection par une assurance collective permettra de mieux protéger nos familles. » La convention collective était échue depuis le 31 août 2009. Les négociations ont débuté en décembre 2009. Pas moins de dix séances de négociation ont eu lieu. Ni le syndicat ni l’employeur n’ont eu recours à la conciliation, à la grève ou au lock-out.
Le syndicat compte environ 120 membres en période de pointe, d’avril à novembre. Il est affilié au Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec, à la Fédération de la métallurgie ainsi qu’à la CSN qui compte plus de 300 000 membres.
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[15 juillet 2010]
AkzoNobel strengthens Packaging Coatings portfolio
Source: Communiqué de presse Akzonobel
Date: jeudi, 15 juillet 2010
[En ligne] : http://www.akzonobel.com/news/pressreleases/2010/akzonobel_strengthens_packaging_coatings_portfolio.aspx
AkzoNobel has today agreed to acquire the worldwide assets of Swedish-based company Lindgens Metal Decorating Coatings and Inks, including its majority stake in the Server Boya joint venture in Turkey. Financial details were not disclosed.
The deal will add technology and expertise to AkzoNobel’s own Packaging Coatings activities, particularly in the market for inks printed on the outside of two-piece metal packaging.
“This is an excellent acquisition which boosts our capability and is perfectly in line with our growth strategy,” explained Leif Darner, the AkzoNobel Board member responsible for Performance Coatings. “It will strengthen our position in metal packaging decoration and enhance our presence in important markets such as Russia, Turkey and Australia.”
Conrad Keijzer, Managing Director of AkzoNobel’s Industrial Coatings business, added: “As well as reinforcing our position in metal packaging, this transaction will also enable us to offer a number of unique technologies and support our customers with a comprehensive inks and coatings portfolio.”
Consultations with employee representatives will be held as and when appropriate. Closing is expected to take place in the third quarter of this year.
Said Peter Koivula, Chairman of Lindgens Group: “With the continuing globalization of our marketplace, this strategic deal will help to ensure that all Lindgens and Server Boya customers around the world continue to benefit from the right products, technologies and services both now and in the future."
Established in 2005, Lindgens – which achieved 2009 sales of approximately €25 million – manufactures and markets complete system solutions of coatings and inks for the metal packaging industry.
AkzoNobel’s global Packaging Coatings business is a leading supplier of internal and external coatings for beer and beverage cans, food cans, caps and closures and general line cans.
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[14 juillet 2010]
Investissement à Candiac
Source: Radio-Canada.ca, lundi 12 juillet 2010
[En ligne]:http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/07/12/002-lithium-candiac.shtml
Une compagnie allemande va investir 78 millions de dollars au Québec pour produire des batteries au lithium. Cet investissement entraînera la création de 50 emplois.
Sud-Chemie AG construira une usine à Candiac par l'entremise de sa filiale canadienne Phostech Lithium. Cette usine produira du phosphate de fer lithié, un matériau utilisé dans les batteries pour les outils et véhicules électriques. Cette poudre, déjà produite à son usine de Saint-Bruno, évite la surchauffe des batteries.
Grâce à cette technologie, la durée de vie des batteries serait prolongée.
Le phosphate de fer lithié est un matériau qui est très stable chimiquement, donc ça amène une composante de sécurité, ce qui permet de construire des batteries de plus grande taille qui sont sécuritaires.
— Denis Geoffroi, chef de la direction chez Phostech Lithium
Rappelons que les batteries lithium-ion de grande taille ont tendance à surchauffer. Celles de certains ordinateurs portables ont d'ailleurs pris en feu dans le passé.
Dès 2012, l'entreprise compte produire 2500 tonnes par année de ce matériau qui permettra la production annuelle de batteries pour 50 000 voitures complètement électriques ou pour 500 000 voitures hybrides.
Sud-Chemie AG compte 6500 travailleurs dans le monde. Elle a généré plus d'un milliard d'euros en revenus l'an passé.
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[14 juillet 2010]
Les ventes de l'Oréal en hausse de 12%
Source: Lapresseaffaires.ca, lundi, 12 juillet 2010
Par: Agence FrancePresse
Le leader mondial des cosmétiques L'Oréal a enregistré des ventes en hausse de 12,4% au 2e trimestre, grâce notamment à une forte progression de son chiffre d'affaires dans les pays émergents et à un effet de change très positif.
«La forte croissance du chiffre d'affaires au premier semestre (+10,2%) traduit le retour à une bonne progression des ventes (...) ainsi qu'un effet de change très positif, qui pourrait d'ailleurs s'amplifier au cours de l'année», a commenté, dans un communiqué, le directeur général Jean-Paul Agon, qui a dit aborder «avec confiance» le deuxième semestre.
Comme au premier trimestre, le groupe voit toutes ses divisions et toutes ses zones géographiques participer à la croissance des ventes.
La zone «nouveaux marchés», qui rassemble les pays émergents, a connu au 2e trimestre une croissance particulièrement marquée (+11% en données comparables, +25,6% en données publiées), se rapprochant peu à peu de l'Europe de l'Ouest, premier marché du groupe (33,7% des ventes au 2e trimestre, contre 37%).
En Amérique du Nord, le groupe a également réalisé «une bonne performance», a noté Thierry Prévot, directeur général de la communication financière de L'Oréal, au cours d'une conférence téléphonique, en profitant notamment à plein de l'affaiblissement du dollar.
Sur le deuxième trimestre, le chiffre d'affaires du groupe a atteint 4,94 milliards d'euros. Sur le premier semestre, il s'inscrit en hausse de 10,2%, à 9,67 milliards d'euros.
L'Oréal n'a fait aucun commentaire sur l'affaire opposant sa première actionnaire et héritière du fondateur du groupe, Liliane Bettencourt, à sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers.
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[8 juillet 2010]
Raffinerie de Montréal-Est- Le syndicat réussit à stopper le démantelement
Source: Le Devoir, mercredi 7 juillet 2010
Par: La Presse Canadienne
[En ligne] : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/292167/raffinerie-de-montreal-est-le-syndicat-reussit-a-stopper-le-demantelement
Le syndicat des employés de la raffinerie montréalaise de Shell a obtenu hier une injonction provisoire de la Cour supérieure du Québec pour suspendre le démantèlement des installations.
Devant le tribunal, le syndicat a soutenu que la destruction d'une première section de la raffinerie, qui sert à la fabrication d'huiles lubrifiantes et de cire, rendrait impossible la revente des installations. «Il y a des directives qui ont été données à des employés de procéder à la perforation de tuyaux dans un des fours pour vider les tubes, a expliqué le président du syndicat, Jean-Claude Rocheleau, au cours d'un entretien téléphonique. Ils voulaient prendre une méthode rapide, ce qui aurait endommagé de façon permanente ces tubes-là.»
Dans sa décision, le juge Claude Auclair interdit à Shell de forer la tuyauterie avant d'avoir obtenu l'autorisation de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, comme le prévoit la Loi sur les produits pétroliers.
Les employés fondent encore l'espoir que la raffinerie soit cédée au groupe israélien Delek, qui aurait proposé 420 millions pour l'acquérir. «S'il y avait vente de la raffinerie, l'acheteur aurait à débourser des sommes considérables pour remettre en service ces pièces d'équipement là», a noté M. Rocheleau.
Le comité de l'industrie de la Chambre des communes doit convoquer des dirigeants de Shell au cours des prochains jours pour leur demander de s'expliquer dans ce dossier. Le syndicat espère que ces audiences inciteront l'entreprise à relancer les pourparlers.
Le géant pétrolier européen soutient que Delek s'est retiré des négociations, mais le syndicat affirme qu'il n'en est rien.
L'injonction sera valide pendant 10 jours, mais elle est renouvelable. Une porte-parole de Shell, Nicole Belval, a assuré hier que l'entreprise s'y conformerait. Il reste que la pétrolière prévoit toujours convertir la raffinerie en terminal de stockage d'ici la fin novembre.
À Québec, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a laissé entendre que la pétrolière avait menti. «Shell, ce qu'ils ont dit, c'est «on est prêts à considérer un acheteur», a déclaré M. Bachand lors d'un point de presse à Québec. Selon toutes les informations qui sont dans les médias, il y avait des acheteurs crédibles à la porte avec des montants correspondant aux montants qui avaient été demandés par Shell et en bout de piste, Shell décide de ne pas vendre. C'est leur droit de ne pas vendre, mais ils auraient dû être francs la première journée.»
«Ils ont peut-être changé d'idée en cours de route, mais il reste qu'ils ont pris un engagement formel par écrit avec le gouvernement du Québec de favoriser la vente plutôt que la transformation en terminal», a dit Jean-Claude Rocheleau.
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[15 juin 2010]
La raffinerie de Montréal-Est fermera, confirme Shell
Source: Journal Le Devoir du 15 juin 2010
Par Gérard Bérubé
Shell persiste et signe. La pétrolière a réitéré, par voie de communiqué, sa décision de fermer sa raffinerie de Montréal-Est et de transformer le tout en terminal. Mais pour le comité de survie, rien n'a changé.
Dans un communiqué diffusé de Calgary, Shell a souligné qu'elle avait informé le comité spécial du fait «que le processus de recherche d'un acheteur potentiel pour la raffinerie de Montréal-Est avait officiellement pris fin le 1er juin, aux termes de l'entente conclue initialement entre le comité et Shell. L'envoi de cet avis constitue une étape normale de tout processus de négociation. En effet, la fin du processus doit être clairement établie afin d'assurer la confidentialité de l'information fournie par d'éventuelles tierces parties et par Shell.»
La pétrolière est revenue sur le fait qu'elle s'était engagée dans un processus de 11 mois visant à dénicher un acheteur pour ses installations montréalaises. Elle a reçu deux manifestations d'intérêt, mais a rappelé que «les conditions étaient largement insuffisantes à plusieurs égards, comportant notamment un important écart d'évaluation, et Shell a donc décidé de ne pas poursuivre les discussions».
Shell a terminé son communiqué en remerciant «le comité spécial pour son temps et tous les efforts déployés afin de trouver des acheteurs potentiels et les encourager à se manifester».
Pour la porte-parole du comité, Catherine Escojido, tout cela n'est que du bla-bla pour les actionnaires. «Pour nous, ça ne change rien. Cela ne ferme pas officiellement le processus. Par exemple, si une offre non sollicitée arrivait, Shell la regarderait.» Mme Escojido a réitéré le fait que le comité, présidé par Michael Fortier, était en communication avec Houston, et non avec Calgary.
L'ancien sénateur est revenu de Houston vendredi, entre deux rencontres avec les acheteurs potentiels. Selon le dernier compte rendu, des discussions se poursuivaient, impliquant des échanges d'information. Un mince espoir de rapprocher les parties demeurait. «Il ne reste plus grand temps. S'il était minuit quinze la semaine passée, il est minuit vingt-cinq. Mais tant que Michael Fortier ne nous aura pas dit que tout est terminé, nous travaillerons avec la même énergie.»
La fermeture de la raffinerie ayant été annoncée à deux reprises déjà, soit en janvier puis en juin, on ne veut toutefois pas créer de faux espoirs parmi les 550 employés de Shell — les 800 si l'on greffe à ce nombre les sous-traitants à temps plein de la raffinerie.
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[30 juin 2010]
Produits chimiques: L'industrie veut redorer son image
Source : MCI, Magazine circuit industriel, juin 2010
Par : Bernard Gauthier
[En ligne] : http://www.magazinemci.com/articles/dossiers/2010/06/chimiques.htm
Dans un contexte où la préservation de l’environnement représente la priorité pour sauver la planète, l’industrie des produits chimiques peut souvent être pointée du doigt pour son insouciance au respect de la nature. Erreur, disent tous les spécialistes de l’industrie. Même un chercheur de l’Université de Montréal, Marius D’Amboise, tient un discours identique.
Image à changer
À l’Association pour le Développement de l’Industrie Chimique Québécoise (ADICQ), on estime qu’il faut valoriser le secteur de la chimie. Ce n’est plus comme il y a vingt ans. « Il y a des entreprises qui font de la chimie, mais ne veulent pas être associées à l’industrie chimique car il semble que les mots « industries chimiques » ne soient pas très « marketing » en ce moment. Les gens ont besoin de la chimie, elle est omniprésente dans leur vie et essentielle à leur confort et mode de vie », indique Caroline Piché, directrice générale de l’ADICQ.
Selon une étude toute récente de KPMG, le Québec est la région la plus abordable où faire des affaires au Canada. L’étude démontre que la province demeure parmi les 20 champions en matière de dépenses en recherche et développement. Et l’industrie des produits chimiques et de la pétrochimie n’y échappe pas.
L’ADICQ soutient que le Québec est très concurrentiel dans les produits de nettoyage. Ce qui est le cas pour des entreprises comme Choisy, Lavo, SaniMarc et Sany. Les produits sont biodégradables en moins d’un mois selon les normes de l’OCDE. D’autres entreprises connaissent une croissance intéressante telle Enerkem, qui produit de l’éthanol depuis des déchets.
Sur la bonne voie
De son côté, la directrice générale de Coeffiscience, comité sectoriel de la main-d’œuvre en chimie et pétrochimie, Danielle Dunn, soutient que l’industrie a plusieurs défis à relever et qu’elle est sur la bonne voie pour conserver sa place concurrentielle par rapport à l’Asie. « Il faut développer de nouveaux marchés, améliorer les échanges d’informations entre les industries, améliorer l’image de la chimie pour attirer un plus grand nombre de jeunes, miser sur l’approche écologique, développer de nouveaux partenariats entre les syndicats, employeurs, entreprises et communautés et augmenter la capacité d’innovation. »
Selon les dernières statistiques fournies par Coeffiscience, il y avait 626 entreprises et 19 000 travailleurs dans l’industrie des produits chimiques et de la pétrochimie en 2008 au Québec. « Il y a beaucoup de potentiel de développement et les entreprises se sont prises en main pour s’adapter à la réalité d’aujourd’hui. Les décideurs sont très conscients du tournant environnemental et d’y apporter une valeur ajoutée pour mieux concurrencer des pays comme la Chine où les coûts de la main-d’œuvre sont moins élevés. Elle doit se donner une image plus conforme à ce qui se fait actuellement comme progrès », ajoute Danielle Dunn.
Selon Investissement Canada, Montréal abrite une grappe d’industries pétrochimiques intégrées comptant des raffineries de produits pétroliers, un terminal de navires citernes pour le transport maritime et offre un accès direct aux grands marchés de l’Est et du Centre des États-Unis et du Canada. De nouveaux investissements effectués ont permis le développement d’une chaîne de valeur des hydrocarbures aromatiques, la ville est le siège d’une trentaine d’entreprises actives dans la fabrication de produits pétrochimiques primaires, d’oléfines et d’hydrocarbures aromatiques.
Recherche et développement
Pour Marius D’Amboise, professeur titulaire, département Chimie, à l’Université de Montréal, la recherche et le développement sont deux éléments incontournables. Bien que ce soit en déclin au Québec comme partout ailleurs au Canada et chez nos voisins du Sud, celui-ci nuance en précisant un élément positif. « Malgré tout, c’est ici qu’on investit le plus en R-D par rapport au Canada. Disons que c’est l’industrie qui investit le plus. Le gouvernement n’injecte pas de fonds ou presque. Dans le dernier budget, on y consacrait seulement 135 M$. »
À son avis, l’industrie innove beaucoup. Et pour lui, il faut investir encore plus dans les nanotechnologies. « Elles sont très prometteuses dans le secteur de la décontamination. Ce qui est le cas pour les nanoparticules de fer et de cuivre qui peuvent servir plus efficacement et plus rapidement. Par exemple, un terrain contaminé. On n’a pas à extraire le sol pour effectuer la tâche, mais simplement d’y répandre des nanoparticules. Avec quelques kilogrammes, on peut obtenir les mêmes résultats pour quelques centaines de dollars au lieu d’y injecter 1 M$ pour décontaminer le terrain de façon conventionnelle. »
Marius D’Amboise précise qu’il existe quelque 1 000 produits qui découlent des nanotechnologies, dont une large proportion est utilisée dans les cosmétiques. « C’est un secteur prometteur, des percées majeures sont à venir et beaucoup de recherches se déroulent en ce sens au CHUM. »
La chimie s’adapte
La chimie est présente partout. Elle fait partie de notre quotidien, dit Marius D’Amboise. « Lorsqu’il y a un problème environnemental, c’est bien souvent les chimistes qui trouvent la solution. Bien que l’industrie ait causé des problèmes environnementaux dans le passé, ce sont les chimistes d’aujourd’hui qui se préoccupe de cette question. Pensons seulement au remplacement du plastique par du plastique biodégradable. C’est grâce à des recherches en laboratoire que nous sommes parvenus à trouver une solution. »
Avenir
Pour Danielle Dunn de Coeffiscience, tout se déroule dans un contexte de mondialisation. Le Québec dispose de ressources naturelles appropriées, d’un coût d’énergie abordable et d’une qualité de main-d’œuvre de haute qualité pour se tailler une place enviable. Elle ajoute que le Québec dispose de très bons établissements scolaires pour la formation de techniciens en procédés chimiques.
Bien que la fermeture de la raffinerie Shell ait ébranlé le milieu de la pétrochimie à Montréal, d’autres voies s’ouvrent pour l’avenir de l’industrie. Il suffit maintenant à celle-ci de s’adapter aux nouveaux besoins, aux nouvelles tendances pour réussir, ce qui ne fait aucun doute dans l’esprit des intervenants du milieu.
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[24 juin 2010]
Air Liquide alimentera la plus grande flotte de chariots élévateurs verts du Canada
Source: Air liquid, 22 juin 2010
Par: Communiqué de Presse
[En ligne]: http://www.airliquide.com/fr/air-liquide-alimentera-la-plus-grande-flotte-de-chariots-elevateurs-verts-du-canada.html
De tous les marchés de l’hydrogène énergie, celui des chariots élévateurs à pile à combustible rencontre la plus forte croissance. Ces véhicules ne produisent aucun gaz à effet de serre et offrent de plus un gain de productivité de 2% par rapport aux chariots électriques. Au Canada, où de nombreux programmes de recherche et de développement publics ont été lancés ces dernières années, les applications commerciales voient désormais le jour.
Dans ce contexte, Air Liquide a récemment signé un contrat pour l'approvisionnement en hydrogène et la mise en place d'une station de remplissage afin d’alimenter la nouvelle flotte Walmart de chariots élévateurs « verts » dans son nouveau centre canadien d’approvisionnement situé dans la province d’Alberta.
Cette flotte représente le plus grand parc de chariots élévateurs à pile à combustible du Canada et le premier contrat commercial dans l’hydrogène énergie dans ce pays. Il s’agit également de la première flotte de chariots élévateurs alimentée par le groupe Air Liquide.
Air Liquide Canada développera une solution dédiée qui intégrera des postes de distribution d’hydrogène compacts répartis sur l’ensemble de la plateforme de Walmart. Ces postes de distribution fourniront au total plus de 100 kg d’hydrogène par jour et le plein des véhicules s’effectuera en moins de deux minutes. Ce mode de remplissage rapide génère un gain de productivité important comparé aux opérations de changement de batterie sur les chariots élévateurs électriques traditionnels. Air Liquide fournira également l’hydrogène qui, au Canada, est produit à 98% à partir de sources d’énergie renouvelables telles que l’hydroélectricité.
À ce jour, plus de quarante-cinq stations hydrogène Air Liquide ont été installées dans le monde. Il existe d’autres programmes publics dans ce domaine, notamment au Canada, comme le projet de démonstration des aéroports de Vancouver et Montréal-Trudeau et la station de Whistler, qui permet de faire circuler les 20 bus à hydrogène de la flotte de BC Transit. En Corée, deux nouvelles stations de remplissage d’hydrogène dédiées aux voitures viennent d’être mises en service.
François Darchis, Directeur de la Société et membre du Comité Exécutif du groupe Air Liquide, a déclaré : « Nous sommes très heureux de fournir l’hydrogène et l’infrastructure de remplissage de cette première flotte canadienne. Il s’agit d’une nouvelle étape dans ce marché mondial qu’Air Liquide a su anticiper. Nous sommes fiers d’accompagner le développement de cette innovation technologique qui contribue à la préservation de l’environnement. L’Énergie et l’Environnement sont des relais de croissance du Groupe. »
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[23 juin 2010]
Félicitation à Demilec: lauréat du Phénix de l'environnement 2010
Source: Les Phénix de l'environnement, mercredi le 23 juin 2010
Par: Les Phénix de l'environnement
[En ligne] : http://www.phenixdelenvironnement.qc.ca/fr/laureats/2010/laureats-finalistes/demilec.php
Toute l'équipe de CoeffiScience tient à féliciter Demilec pour le prix Phénix de l'environnement grâce à son projet : " Mieux consommer et/ou rénover avec l'efficacité énergétique écologique".
DEMILEC innove en apportant une solution verte au défi posé par l’application du Protocole de Montréal avec sa nouvelle génération d’isolants écologiques de haute performance. L’utilisation de ces mousses isolantes permet de réduire jusqu’à 50 % la consommation d’énergie, tout en augmentant le confort et la qualité de vie des occupants. À la suite d’un projet de recherche et de développement, de nouvelles usines ont été construites pour réaliser la synthèse chimique et la formulation de ces nouveaux isolants. Leur commercialisation s’effectue par stratégie de spécifications auprès des architectes, par des programmes de formation professionnelle, ainsi que des contrôles de qualité sur les chantiers.
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[23 juin 2010]
Gaz métro se transforme
Source: Le Devoir, mercredi 23 juin 2010
Par: Gérard Bérubé
La société en commandite Gaz Métro a annoncé hier les paramètres de sa transformation en une société ouverte versant des dividendes. Le taux de dividende passera à 1 $ l'action et il est prévu que l'échange d'actions pourra se faire par roulement libre d'impôt si la procédure appropriée est respectée.
À l'approche de 2011 et de la fin d'une période de transition de quatre ans, la société en commandite Gaz Métro a jeté les bases de sa transformation. Selon l'organigramme retenu, la réorganisation comporte l'échange, à raison d'une pour une, de toutes les parts de Gaz Métro détenues par le public contre des actions d'une nouvelle entité, appelée pour l'instant Newco. Newco maintiendra sa participation de 29 % dans la société en commandite Gaz Métro et obtiendra une option lui permettant d'acquérir 49 % de sa participation indirecte de 50 % dans le projet éolien situé sur le territoire de la seigneurie de Beaupré. L'autre moitié de ce projet est entre les mains de Boralex.
Les 71 % restants de la société en commandite demeurent entre les mains du commandité Gaz Métro inc., que se partagent Enbridge, GDF Suez et Trencap (Caisse de dépôt et placement du Québec, Fonds de solidarité FTQ, SNC-Lavalin, BC Investment Management, Régime des rentes du Mouvement Desjardins et Régime de retraite de l'Université du Québec).
Le modèle de transformation proposé hier, qui sera soumis au vote des détenteurs en septembre, vise à tenir compte de la présence de deux catégories d'investisseurs au sein de la commandite, disposant chacune de leur propre fiscalité. Elle permet à l'entreprise d'offrir un dividende annuel de 1 $ par action, alors que le statu quo ou une conversion pure et simple en société par actions, plus coûteuse, aurait abaissé la distribution à 85 ¢ ou 87 ¢ par action, a indiqué Gaz Métro. L'on parle d'une distribution de 17,6 % supérieur à celle qu'aurait offerte la commandite, un calcul qui tient compte de l'effet de dilution provoqué par l'émission de 100 millions en actions projetée à l'automne.
La distribution actuelle atteint 1,24 $ par action. «Un dividende annualisé de 1 $ par action de Newco équivaut à une distribution annuelle de 1,31 $ par part pour un investisseur imposable au Québec, au taux d'imposition marginal combiné maximum annoncé pour 2011», peut-on lire dans le communiqué de Gaz Métro.
L'atteinte de cette cible de dividende s'appuie sur une hausse des distributions de Gaz Métro à Newco de 20 millions sur une période de trois ans. Au terme de cette période, il est estimé que les fonds autogénérés dégagés par ce projet éolien permettront de maintenir le taux de dividende à 1 $. Dans la foulée, Gaz Métro s'engage à distribuer la quasi-totalité de son bénéfice net excluant les éléments non récurrents «et, quoi qu'il en soit, pas moins de 85 % de son bénéfice net», a annoncé l'entreprise.
Une décision anticipée rendue par l'Agence du revenu du Canada permet à l'entreprise de souligner que les quelque 30 000 porteurs d'actions publics pourront procéder à l'échange des actions en franchise d'impôt. Du moins, un roulement libre d'impôt sera possible, selon un choix fiscal découlant d'une procédure qui sera décrite dans la circulaire devant être diffusée en août, a souligné le chef des finances, Pierre Despars.
Cette transformation de la structure de propriété de Gaz Métro a été imposée en octobre 2006. Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, frappait alors les fiducies de revenu et les sociétés en commandite inscrites en Bourse d'une taxe sur leur distribution afin de leur retirer l'avantage fiscal qui leur était jusqu'alors conféré. Les fiducies et commandites existant alors bénéficiaient d'une période de transition de quatre ans.
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[18 juin 2010]
Shell somme Michael Fortier de cesser de négocier
Source: La Presse Affaires, vendredi 18 juin 2010
Par: Hélène Baril
(Montréal) La recherche d'un acheteur est bel et bien terminée pour Shell, qui a sommé Michael Fortier, président du comité de survie de la raffinerie, de cesser de négocier avec les acheteurs intéressés.
«Le comité spécial n'est plus autorisé par Shell à participer à aucune discussion concernant notre raffinerie de Montréal-Est et nous devons insister pour que le comité spécial, incluant tous ses membres, cesse toute discussion immédiatement», lit-on dans une lettre au ton tranchant envoyée à Michel Fortier par les avocats de Shell.
C'est ainsi que Shell a réagi à l'annonce qu'un des acheteurs intéressés, le holding israélien Delek, avait doublé de 75 à 150 millions de dollars la somme offerte pour la raffinerie. Dans sa lettre à Michael Fortier, Shell lui demande de confirmer «qu'il a cessé ou qu'il cessera immédiatement toutes les discussions sur l'achat ou la vente possible de la raffinerie».
Les discussions en cours entre M. Fortier ces acheteurs ne pourront donc pas aller très loin.
Le comité spécial piloté par Michael Fortier a réussi à dénicher deux acheteurs intéressés par la raffinerie de Shell à la toute fin de la date limite du 1er juin fixée par Shell. À peine trois jours plus tard, Shell rejetait officiellement les deux propositions et réitérait son intention de fermer sa raffinerie.
L'annonce subséquente qu'un des deux acheteurs était prêt à bonifier son offre n'a pas fait reculer Shell, qui vient d'ailleurs de commencer à démanteler ses installations.
Hier, en conférence de presse, le président du syndicat qui représente les 550 employés permanents de la raffinerie, Jean-Claude Rocheleau, a fait savoir que le département des huiles lubrifiantes a déjà cessé ses activités, et qu'une des quatre chaudières à vapeur qui alimentent la raffinerie avait été fermée.
Shell n'a pris aucune précaution pour protéger ces équipements au cas où ils seraient remis en marche, a déploré M. Rocheleau au cours d'un entretien avec La Presse Affaires.
Selon lui, le directeur général de la raffinerie et le directeur des ressources humaines n'arrêtent pas de répéter aux employés que la raffinerie ferme et que leur syndicat crée des attentes inutilement.
«C'est clair dans notre tête à nous que Shell est de mauvaise foi», affirme Jean-Claude Rocheleau.
Si Shell refuse de négocier avec des gens prêts à offrir davantage, «c'est parce qu'elle ne veut pas vendre», tranche-t-il.
Le prix offert par Delek est peut-être trop bas, mais il pourrait être augmenté si Shell acceptait de négocier, plaide-t-il. Et une vente à bas prix reste plus avantageuse que rien du tout, selon lui.
Toujours une offre
Le groupe Delek est le seul des deux acheteurs à avoir insisté auprès de Shell après l'expiration du délai. Entreprise israélienne inscrite à la Bourse de Tel-Aviv, Delek est un holding aux activités multiples, dont la finance et l'assurance. Sa filiale américaine exploite une raffinerie au Texas et une chaîne de dépanneurs dans les états du sud des États-Unis.
Aux dernières nouvelles, Delek n'avait pas retiré son offre. «Tant qu'il y a une offre sur la table, on continue de garder l'espoir», assure le dirigeant syndical.
«On ne parle pas de fermer une raffinerie, on parle de perdre une industrie», dit Jean-Claude Rocheleau.
Pour lui comme pour beaucoup d'autres observateurs de l'industrie, la fermeture de la raffinerie de Shell précipitera celle de Suncor (Petro-Canada) et signifiera la fin de ce qui reste de l'industrie pétrochimique à Montréal.
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[18 juin 2010]
L'est de Montréal se tourne vers les énergies propres
Source: Les Affaires, du 19 au 25 juin 2010
Par: Les Affaires
[En ligne] : http://www.lesaffaires.com/archives/generale/l-est-de-montreal-se-tourne-vers-les-energies-propres/515818
Robert Coutu en rêve ! Le maire de Montréal-Est voudrait voir sa ville devenir une pionnière du développement des énergies vertes, telles que le biodiesel ou celles issues de la valorisation des déchets organiques. La municipalité est d'ailleurs sur les rangs pour obtenir un des deux futurs centres de biométhanisation promis par Montréal.
Associée à l'industrie lourde et à la pétrochimie depuis des années, Montréal-Est souhaite attirer d'autres activités. Elle investira 2 millions de dollars (M$) par an d'ici 2015 pour aménager de nouvelles rues afin de rendre ses 12 km2 de terrains vacants accessibles. " On veut attirer des entreprises du secteur pharmaceutique, de l'aérospatiale et des nouvelles technologies. Près de la moitié du territoire est à développer ", souligne l'élu. Il n'est seul à se demander quel sera l'avenir de la pétrochimie dans l'est de Montréal.
Confirmée au début du mois, l'annonce de la transformation de la raffinerie Shell en terminal pétrolier, faute de repreneur, a eu l'effet d'un électrochoc. Plus du quart du chiffre d'affaires des quelque 800 fournisseurs locaux qui alimentent l'industrie lourde de l'est de l'île était lié à cette raffinerie. Près de 550 emplois directs sont menacés, et on évalue les pertes à 244 M$ par an.
" Quand on questionne les entreprises, certaines d'entre elles pensent fermer ou se disent précarisées. Cela nuit au dynamisme local ", affirme Annie Bourgoin, directrice générale de la SODEC Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.
Pas de panique
L'est de la métropole avait déjà été particulièrement touché par la crise en 2009. " La plupart des entreprises ont diminué leur production, fonctionnant à 60 % de leur capacité ", indique Dimitri Tsingakis, directeur de l'Association industrielle de l'est de Montréal (AIEM).
L'industrie ne considère pas que le glas de la pétrochimie a sonné à Montréal pour autant. " La solution n'est pas de mettre la hache dans les entreprises. On va continuer à avoir besoin du pétrole pendant quelques années encore ", rappelle André Brunelle, président de l'AIEM et de l'entreprise Parachem.
Selon lui, la solution est plutôt du côté d'une consommation plus responsable et de la réduction de l'empreinte écologique des entreprises. Le concept d'écologie industrielle est d'ailleurs mis de l'avant par l'association. " Certains résidus industriels peuvent devenir de la matière première pour d'autres entreprises. Nous pouvons aussi rendre les procédés plus efficaces et diminuer les rejets en partageant davantage nos connaissances ", illustre M. Tsingakis.
Cependant, la relance du territoire passe aussi par la révision des critères d'implantation établis par Montréal. " La Ville pense développement densifié et en hauteur, mais cela ne fonctionne pas pour une grande entreprise qui occupe moins de 30 % du terrain ", estime Mme Bourgoin. De plus, les délais pour étudier les dossiers sont trop longs. " Il peut s'écouler plus d'un an avant d'obtenir une réponse. Les entreprises ont déjà traversé le pont ", ajoute-t-elle.
Une enquête de l'organisme auprès de 35 entreprises qui se sont relocalisées au cours des trois dernières années à l'extérieur de Montréal a montré qu'il s'agissait pour la plupart d'entrepreneurs qui auraient voulu devenir propriétaires de leurs locaux, mais que le territoire n'avait pas pu accueillir. Difficile, dans de telles conditions, d'espérer attirer de nouveaux acteurs.
22 M$
Coût annuel estimé de la collecte des résidus alimentaires et verts à Montréal. Le compostage des résidus de table, qui devrait commencer en 2014, permettra de détourner de l'enfouissement près de 230 000 tonnes de déchets.
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[17 juin 2010]
Enerkem se voit attribuer des fonds de 1,8$ million par Climate Change and Emissions Management Corporation en Alberta pour un projet de démonstration
Source: CNW
Par: Marie-Hélène Labrie, Vice-Présidente Affaires gouvernementales et communication
MONTRÉAL, le 16 juin /CNW Telbec/ - Enerkem inc., chef de file dans les biocarburants et les produits chimiques évolués produits à partir de matières résiduelles, a annoncé aujourd'hui qu'elle se voit attribuer des fonds de 1,8$ million par le Climate Change and Emissions Management Corporation (CCEMC) pour un projet de démonstration qui vise à améliorer la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la production de biocarburants.
Grâce à ce projet, Enerkem pourra démontrer le potentiel des technologies innovantes optimisées pour la réduction des gaz à effet de serre (GES) dans les bioraffineries. Plusieurs matières premières riches en biomasse seront converties en biocarburants avec la technologie d'Enerkem afin de comparer leurs avantages en ce qui a trait à la réduction des GES. Le projet mettra aussi l'accent sur l'utilisation directe du CO2 pour le reformage à sec, durant le processus de conditionnement de gaz de synthèse d'Enerkem, et son incorporation dans des produits chimiques évolués.
Ces tests seront effectués au Centre de recherche sur l'énergie avancée (CREA), à Edmonton, Alberta. L'usine pilote du CREA est un effort commun entre le Centre de gestion des déchets d'Edmonton, Alberta Innovates - Energy and Environment Solutions et Enerkem. Les technologies et les produits, une fois démontrés, seront implantés à l'usine commerciale de biocarburants d'Enerkem à Edmonton, Alberta. Dr. Esteban Chornet, co-fondateur et Chef de la direction technologique, dirigera le projet avec l'aide d'une équipe d'experts.
"La technologie d'Enerkem est née d'un projet innovateur comme celui-ci et a été développée grâce à des travaux de recherche, des tests approfondis et des essais en usine pilote," a déclaré Dr. Esteban Chornet, co-fondateur et Chef de la direction technologique d'Enerkem. "Nous sommes reconnaissants envers le Climate Change and Emissions Management Corporation de nous donner l'occasion, à travers ce projet, de continuer notre route vers l'excellence afin d'offrir des solutions durables et rentables."
Le projet d'Enerkem est un des cinq projets d'énergie renouvelable, parmi 223 demandes, à avoir été sélectionnés par le CCEMC.
À propos d'Enerkem
Enerkem est un chef de file dans les biocarburants et les produits chimiques évolués produits à partir de matières résiduelles. Sa technologie thermochimique exclusive transforme les résidus, comme les matières résiduelles urbaines non-recyclables, en carburants propres, en produits chimiques évolués et en électricité. La société fut fondée en 2000 et exploite présentement deux usines au Canada : une usine pilote située à Sherbrooke, ainsi qu'une usine commerciale à Westbury, toutes deux situées au Québec. Enerkem amorcera bientôt la construction d'une usine de production de carburants à partir de matières résiduelles urbaines non-recyclables à Edmonton, Alberta, Canada, qui s'est vu allouer 23$ millions du gouvernement de l'Alberta et de la ville d'Edmonton. La compagnie développe également une autre usine au Mississippi, pour laquelle elle s'est vue accorder un soutien financier de 50$ millions US par le Département de l'Énergie (DOE) des États-Unis. www.enerkem.com
À propos de CCEMC
Le Climate Change and Emissions Management Corporation (CCEMC) est une organisation sans but lucratif dont le mandat est d'établir ou de participer au financement d'initiatives qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre et de soutenir leur adaptation. Le CCEMC investit dans la découverte, le développement et le déploiement opérationnel des technologies propres
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[17 juin 2010]
Tentative de sauvetage par un délinquant de l'industrie
Source: Le Devoir, jeudi 17 juin 2010
Par: François Desjardins
La société Delek US, que les informations présentent depuis mardi comme un acheteur extrêmement intéressé par la raffinerie Shell, a vécu à sa propre raffinerie texane une explosion qui a fait deux morts et trois blessés en novembre 2008.
Sept mois plus tard, le département américain du Travail a déclaré, après une enquête de son bureau de Dallas, que la compagnie avait commis 30 infractions en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail. Selon un document de routine transmis à la Securities and Exchange Commission le mois dernier, la compagnie conteste toujours ces conclusions.
L'explosion a été provoquée par le bris d'un tuyau de naphta, liquide issu de la distillation du pétrole, et a entraîné la fermeture de la raffinerie, la seule que possède Delek, jusqu'en mai 2009.
«L'enquête a conclu qu'il y a eu une violation délibérée concernant un entretien adéquat de l'équipement et de sa réparation», indique un communiqué de l'Occupation Safety & Health Administration (OSHA) diffusé le 19 mai 2009. Celle-ci relève du département du Travail.
«Si Delek s'était conformée aux normes de l'OSHA, il est possible que cet accident tragique ait pu être évité», a précisé le directeur du bureau. L'OSHA proposait à l'époque des amendes totalisant 217 350 $US.
L'agence définit une «violation délibérée» comme un «non-respect intentionnel» ou une «indifférence pure et simple» à l'égard des règles contenues dans la loi. Cette violation délibérée représente une des trente infractions. Les autres, ajoute le document, portent sur un non-respect des normes en matière d'électricité, de benzène, d'amiante et d'extincteurs portatifs.
La plus grosse explosion des dernières années est celle de la raffinerie de BP à Texas City, qui a fait 15 morts en 2005 et donné lieu à une amende de 87 millions que BP conteste.
Delek US est la division américaine du groupe Delek, une société de portefeuille basée en Israël. Sa raffinerie texane, située à Tyler, à deux heures de route de Dallas, peut traiter environ 60 000 barils de pétrole par jour. La compagnie a aussi un réseau de 440 stations-service qui fonctionnent sous l'enseigne de MAPCO.
Shell a mis sa raffinerie de Montréal-Est en vente en 2009. Un comité de survie présidé par l'avocat Michael Fortier a déniché quelques acheteurs intéressés, dont deux qui ont déposé des offres. Shell les a rejetées et a affirmé au comité de survie lundi que le processus est maintenant terminé.
Shell veut démanteler les installations, d'une capacité de 130 000 barils par jour, et ne garder qu'un terminal de stockage. Le nombre d'emplois passerait donc de 550 à une trentaine.
Offre doublée
Mardi, La Presse a écrit sur son site Internet que Delek US avait déposé une première offre de 75 millions, mais qu'elle vient de faire passer sa proposition à 150 millions. Un porte-parole de Delek a dit au Devoir que la compagnie ne commente pas «les rumeurs du marché et la spéculation».
Par ailleurs, il a été impossible d'obtenir les commentaires de Shell.
«Si ce qu'on voit dans les médias est vrai, il semble pour nous que les conditions sont réunies pour que Shell se mette à table», a dit la porte-parole du comité de survie, Catherine Escojido.
«Si ce raffineur a bel et bien déposé une offre, ça respecte les conditions de Shell en ce qui concerne sa capacité d'exploiter une raffinerie; il a les poches suffisamment profondes et il aurait donc mis sur la table une offre qui, selon les experts, semble être tout à fait dans les prix pour ce genre d'actif», a dit Mme Escojido.
Le Québec compte deux autres raffineries, soit celle de Petro-Canada (Suncor) à Montréal-Est et celle d'Ultramar à Saint-Romuald.
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[9 juin 2010]
Gains environnementaux et économiques vont de pair
Source: La nouvelle édition de juin 2010
Par: Anne Campagnie
CATÉGORIE ENVIRONNEMENT ET DÉVELOPPEMENT DURABLE : CEPSA Chimie Montréal S.E.C. Gains environnementaux et économiques vont de pair
Associer pétrochimie et développement durable, voilà qui peut sembler relever de l’utopie. Et pourtant, CEPSA Chimie Montréal S.E.C. produit de l’acide téréphtalique purifié (PTA) et investit temps, argent et ressources en personnel pour améliorer sa performance environnementale. Le jury des Prix ESTim a été conquis par l’engagement de l’entreprise dans ce domaine et lui a décerné le prix « Environnement et développement durable ». Le PTA est présent dans de nombreux produits utilisés quotidiennement (bouteilles de plastique, fibres de polyester, vêtements, peintures, films photographiques, etc.). C’est une fine poudre blanche obtenue à partir de paraxylène, un dérivé du pétrole. CEPSA Chimie Montréal est aujourd’hui la première usine pétrochimique de pointe au Canada à produire cet acide. Avant sa création, en 2001, à la suite d’un partenariat entre la Société générale de financement (SGF) et une entreprise espagnole, CEPSA, plus de 80 % de la production nord-américaine de PTA provenait des États-Unis.
Transformer des effluents en combustible L’entreprise ne peut nier ses impacts environnementaux. Cependant, l’usine considère la question avec sérieux et n’hésite pas à investir des sommes importantes dans des projets pour diminuer son empreinte. Elle a ainsi noté une réduction très importante des gaz à effet de serre (GES) depuis 2003, année de mise en service de l’usine. Son dernier projet en date consiste en la valorisation des biogaz, produits lors du traitement des effluents liquides par des bactéries. Celles-ci, en « digérant » les contaminants des effluents liquides, produisent un gaz constitué principalement de méthane. Depuis la création de l’usine, ce gaz était brûlé par une torchère. L’idée a germé de le récupérer pour l’utiliser comme combustible. L’intérêt est double : diminution de rejet gazeux et économie dans l’achat de gaz naturel. « Le projet de biogaz nous permet de réduire nos émissions de GES d’environ 3 000 tonnes équivalent CO2 par année, note David Boulanger, Directeur environnement, qualité et sécurité. Cette réduction est équivalente à éliminer environ 700 voitures de la circulation. » Quant aux économies réalisées pour l’achat de gaz naturel, elles s’élèvent à plusieurs centaines de milliers de dollars. Ainsi, non seulement l’entreprise réduit son impact sur l’environnement, mais en plus elle améliore sa performance économique. Le développement de ce projet est une démarche volontaire de CEPSA Chimie Montréal S.E.C. puisqu’aucune réglementation n’oblige, pour l’instant, les entreprises à réduire leurs GES. Mais CEPSA Chimie Montréal veut être un leader : elle vise la certification OHSAS 18001, un système de gestion en santé-sécurité reconnu internationalement. « Le prix ESTim, c’est la preuve qu’il n’y a pas de contradiction à améliorer à la fois ses performances environnementale et économique, note Miguel Perez de la Blanca, Directeur général. C’est aussi la démonstration que le travail d’équipe, la mobilisation et l’engagement des employés peuvent mener à une grande réussite. » Finalistes : CEPSA Chimie Montréal, FestiBlues International de Montréal, Groupe Fenestra
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[8 juin 2010]
Shell: Danielle Dunn, directrice générale de CoeffiScience, en entrevue dans les médias
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[4 juin 2010]
Un projet innovateur chez CEPSA Chimie Montréal : Le biogaz comme source d'énergie et de mobilisation de la main-d'oeuvre
Sources : Le Catalyseur, juin 2010
Par : CoeffiScience
C'est avec fierté et enthousiasme que l'équipe de CEPSA Chimie Montréal nous a présenté ses installations de valorisation du biogaz. Selon Mathieu le Nir, ingénieur, ce projet fait la démonstration qu'il est possible de conjuguer rentabilité économique et engagement environnemental.
Une entreprise engagée dans sa communauté
Première et unique usine pétrochimique de pointe au Canada à produire de l'acide téréphtalique purifié (ATP), CEPSA Chimie Montréal emploie plus de 150 employés spécialisés. La ATP, fine poudre blanche, résulte d'une série de transformations faites à partir du pétrole brut. Il est à la base de nombreux biens de consommation faisant partie de notre environnement quotidien comme la production de fibres de polyester, encre d'imprimante, peinture de voiture, de films photographiques et de bouteilles de plastique.
La directrice des ressources humaines, Anne Rodier, estime que le développement et le succès de CEPSA ont été basés sur des valeurs visant le respect de l'environnement, la santé et la sécurité, l'amélioration continue, le travail d'équipe et la flexibilité. Grâce aux efforts constants de leur main-d'œuvre qualifiée et à leur engagement, l'entreprise a réussi à obtenir les certifications ISO 9001 et ISO 14001 seulement 16 mois après le démarrage de cette usine complexe. Ils sont aussi récipiendaire du prix du Mérite dans la catégorie Français, langue du travail, décerné par l'Office québécois de la langue française et en 2005, le Prix canadien de l'innovation pour le développement des ventes à l'exportation remis par les Manufacturiers et Exportateurs du Québec.
CEPSA Chimie Montréal accorde aussi une grande importance à la qualité de ses relations avec la population et avec ses partenaires industriels. Depuis le tout début, en 2003, l'entreprise a créé un comité de liaison, composé de citoyens et d'organismes communautaires. Ce comité a pour mandat de fournir un lieu d'échange entre l'entreprise et la communauté. L'entreprise contribue aussi au développement économique de la région par le volume d'achats de pièces, matières premières ou services réalisés localement.
Récupération de biogaz : comment exploiter le potentiel des rejets industriels?
Même si aucun cadre réglementaire n'oblige CEPSA à réduire ses émissions de GES, une attention particulière y est accordée afin de réduire les impacts. Depuis la mise en service de l'usine, c'est donc par la promotion de projets à caractère environnemental et en investissant des sommes considérables que CEPSA a réussi à réduire de façon significative les émissions de gaz nocifs dans l'environnement. Cette performance digne de mention est le fruit d'efforts constants de la part de tous les employés de l'usine.
En 2006, un nouveau projet a été présenté à la direction de l'entreprise. Récupérer le biogaz pour l'utiliser comme source d'énergie pour le fonctionnement de l'usine. Une équipe de travail multidisciplinaire s'est alors formée pour atteindre cet objectif. Cette équipe composée d'ingénieurs, de soudeurs, d'électriciens, de mécaniciens et de techniciens en procédés chimiques a travaillé, sans relâche, dans un climat où le dynamisme, la motivation et le souci du travail bien fait étaient toujours présents.
L'équipe a réussi son pari. C'est en utilisant des bactéries pour traiter les effluents liquides que le biogaz est produit. Les bactéries s'alimentent des déchets contenus dans l'effluent et lorsqu'elles digèrent les contaminants, un gaz appelé « biogaz » est produit. Ce gaz est principalement constitué de méthane, ce qui le rend très semblable au gaz naturel utilisé sur le site.
Évidemment, plusieurs défis se sont présentés lors de l'ingénierie de ce projet. La valorisation des biogaz consiste à les compresser et à les traiter pour pouvoir les utiliser comme source de combustible mais le traitement pour des volumes tels qu'ils sont produits chez CEPSA n'est pas chose commune dans l'industrie. Ils ont dû faire preuve de créativité dans le design de leur système de récupération. La sélection et le dimensionnement des équipements ont posé un défi de taille dans l'élaboration de la solution finale.
Le résultat du projet a permis à CEPSA de substituer une partie du gaz naturel que l'usine consomme. Le biogaz traité est acheminé vers une fournaise qui utilise du gaz naturel comme gaz combustible. La combustion du biogaz dans la fournaise permet donc de réduire le besoin en gaz naturel. Tout un gain pour l'environnement, lorsqu'on réalise qu'auparavant ce gaz était dirigé vers une torchère, donc brûlé, sans profiter de son pouvoir calorifique.
Selon Renaud Houzeau, coordonnateur de la formation, puisque l'ingénierie de ce projet a été réalisée par l'entreprise, CEPSA espère que l'expérience acquise dans le cadre de ce projet aura un effet synergique et que l'expertise développée par leurs techniciens et ingénieurs sera la base d'autres projets tout aussi novateurs.
Les gains environnementaux en chiffres
Le projet de biogaz chez CEPSA Chimie Montréal a permis de réduire les émissions de GES d'environ 3000 tonnes éq.CO2 par année. Cette réduction équivaut à éliminer environ 700 voitures de la circulation. Pour l'usine, cette réduction, combinée à tous les autres efforts effectués dans le domaine de la réduction des GES, permet de démontrer une attitude corporative très proactive dans son impact sur l'environnement. Le caractère « volontaire » de leur action en environnement leur permettra de rester à la fine pointe de la technologie en matière du respect des normes environnementales.
Les projets environnementaux : Levier de mobilisation de la main-d'œuvre
Le travail de l'équipe multidisciplinaire du projet Valorisation du biogaz a eu un impact réel sur la mobilisation du personnel de toute l'usine. CEPSA Chimie Montréal continuera donc à développer et à encourager de telles initiatives qui sont profitables tant pour les communautés environnantes, la réduction des coûts d'opération que pour la mobilisation de sa main-d'œuvre.
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[13 mai 2010]
Trois acheteurs pour la raffinerie de Shell
Source: La Presse Affaires, 11 mai 2010
Par: Hélène Baril
(Montréal) Contre toute attente, trois entreprises se montrent intéressées à acheter la raffinerie de Montréal-Est, que Shell veut commencer à démanteler le 1er juin.
Les trois acheteurs potentiels ont signé des ententes de confidentialité avec Shell et examinent actuellement les activités de Montréal, a appris La Presse Affaires. Aucune information n'a filtré sur l'identité de ces entreprises, mais elles auraient l'intention de poursuivre les activités de la raffinerie, selon les informations obtenues par le comité de survie de la raffinerie.Le comité piloté par l'ancien sénateur Michael Fortier a pris contact avec une centaine d'entreprises dans le monde afin de connaître leur intérêt pour les installations délaissées par Shell. Les trois réponses prometteuses ont été obtenues à la suite de cet exercice d'exploration du marché.
Les trois entreprises respectent les exigences fixées par Shell. Il s'agit de sociétés sérieuses, qui ont une expertise dans le raffinage et qui ont les moyens de leurs ambitions, a indiqué hier la porte-parole du comité de survie de la raffinerie, Catherine Escojido.
Ces informations ont été communiquées hier aux syndiqués de l'entreprise, qui peuvent maintenant espérer conserver leurs emplois. Les 550 employés de Shell à Montréal ont été prévenus que si aucun acheteur ne se manifeste avant le 1er juin, l'entreprise commencera le processus de démantèlement de ses installations.
Une offre d'achat en bonne et due forme pourrait donc être soumise à Shell d'ici deux semaines pour stopper ce compte à rebours. Il n'y a toutefois aucune assurance que les intérêts exprimés se traduiront par une offre d'achat.
Shell a annoncé le 7 janvier dernier l'abandon de ses activités de raffinage à Montréal. Avant de prendre sa décision, l'entreprise avait cherché en vain un repreneur. Des candidats possibles, comme Valero (Ultramar) et Total, ont fait savoir qu'ils n'étaient pas intéressés.
L'intention de Shell était de conserver seulement un terminal de stockage à Montréal, ce qui maintiendrait seulement 30 des 550 emplois actuels.
Un contexte difficile
Des dizaines de raffineries sont à vendre en Amérique du Nord et en Europe, en raison de la chute de la consommation due à la récession et des perspectives moins favorables pour l'industrie à moyen terme.
Malgré ce contexte difficile, le comité de Michael Fortier a décidé de miser sur les atouts de la raffinerie de Montréal. Il s'agit d'installations rentables, qui peuvent traiter 130 000 barils de brut par jour et qui peuvent être approvisionnées à l'année par la voie maritime.
La fermeture de cette raffinerie pourrait signifier la mort de l'industrie pétrochimique à Montréal. L'autre raffinerie existante, celle de Suncor (Petro-Canada) partage avec Shell les coûts d'exploitation de l'oléoduc qui apporte le pétrole brut à Montréal à partir de Portland, dans le Maine.
Shell et Suncor sont aussi les fournisseurs de soufre de Marsulex, une entreprise voisine qui emploie 42 personnes, et alimentent en matière première Cepsa Chimie, Parachem et Selenis Canada.
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[18 mai 2010]
Il est minuit moins une pour la raffinerie de Shell
Source: La Presse, 18 mai 2010
Par: Hélène Baril
Deux petites semaines. C'est tout le temps que les trois entreprises qui s'intéressent au rachat de la raffinerie Shell de Montréal ont pour digérer les états financiers de l'entreprise et réunir les morceaux d'une offre d'achat de plusieurs centaines de millions de dollars.
C'est un exercice très périlleux, reconnaît Catherine Escojido, porte-parole du comité de survie de la raffinerie, mis sur pied par les 500 syndiqués de l'usine qui craignent de perdre leur emploi.
Au milieu de la semaine dernière, trois acheteurs intéressés par la raffinerie ont signé des ententes de confidentialité qui leur ont donné accès aux états financiers de la raffinerie que Shell veut abandonner. Ils ont jusqu'au mardi 1er juin pour traduire cet intérêt en offre d'achat en bonne et due forme.
Pour le moment, ces acheteurs demeurent anonymes. Il est toutefois peu probable qu'il s'agisse d'une autre grande pétrolière, selon une source proche de l'industrie. Les gros acteurs comme Chevron ou Husky Oil, dont les noms ont circulé parce qu'ils ne sont pas présents dans l'est du Canada, se seraient manifestés avant la semaine dernière, explique cette source. Shell a en effet exploré le marché pendant plusieurs mois avant d'annoncer sa décision de fermer la raffinerie, sans succès.
Ceux qui se manifestent à la dernière minute sont donc attirés par le prix très bas qui pourrait leur être consenti par Shell. Un investissement modeste peut être rentabilisé pendant au moins quelques années, même si les perspectives à long terme de l'industrie du raffinage restent incertaines.
Les fonds américains de capital d'investissement privé sont généralement à l'affût de ce genre d'occasions d'affaires. Un nom qui circule est celui de Harvest Partners, fonds new-yorkais qui se spécialise, entre autres, dans le secteur de l'énergie. Dans le cas de la raffinerie de Shell, il faudrait cependant que ces financiers s'allient à l'équipe qui gère la raffinerie, parce qu'ils n'exploitent jamais eux-mêmes les usines dans lesquelles ils investissent.
La Chine, qui a énormément d'argent américain à investir et qui s'intéresse particulièrement aux produits de base, pourrait aussi y voir une occasion d'affaires.
Un autre acquéreur possible pourrait être formé par un regroupement des distributeurs indépendants qui, ensemble, pourraient avoir les moyens d'étendre leurs activités au raffinage.
Les indépendants se sont souvent plaints au cours des dernières années de la marge de profit élevée que prélèvent les raffineurs, mais leur porte-parole, Sonia Marcotte, n'a pas entendu parler d'un projet d'acheter la raffinerie de Shell.
« C'est un très gros investissement pour des indépendants, a commenté la porte-parole de l'Association québécoise des indépendants du pétrole. S'il y a un projet, je n'en ai pas eu vent », a-t-elle dit.
Au moins un des plus gros distributeurs indépendants de produits pétroliers, Sonic, a fait savoir que le rachat de la raffinerie de Shell n'est pas dans ses projets.
Sonic, filiale de la Coopérative fédérée, est déjà actionnaire de Norcan, un terminal pétrolier qui lui permet d'approvisionner son réseau de distribution au meilleur prix, avec des produits raffinés localement ou importés.
Tout acheteur ou regroupement d'acheteurs pourrait probablement compter sur l'aide du gouvernement du Québec, ce qui peut peser dans la balance. La Société générale de financement (SGF), qui a déjà perdu beaucoup d'argent dans la pétrochimie, pourrait vouloir protéger les investissements qui lui restent dans ce secteur (Cepsa Chimie et Parachem) et qui sont menacés par la fermeture de la raffinerie de Shell.
Toute proposition d'investissement dans cette entreprise sera analysée, a fait savoir Sophie Alarie, porte-parole de la SGF.
Aucun des trois intéressés ne s'est encore désisté, mais rien n'assure qu'une offre d'achat se concrétisera. Shell, en tout cas, poursuit comme si de rien n'était les travaux préparatoires au démantèlement de sa raffinerie qui commencera le 1er juin.
Shell veut conserver uniquement un terminal de stockage à Montréal et il est prévu que son réseau de station-service soit aussi mis en vente.
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[6 mai 2010]
Moins d'énergie et d'émissions de GES
Source: Le Nouvelliste, 18 janvier 2010
Par: Marcel Aubry
(Bécancour) L'entreprise CEPSA Chimie Bécancour, établie dans le Parc industriel et portuaire de Bécancour depuis 1995, a réduit passablement sa consommation d'énergie et ses émissions de gaz à effet de serre (GES) grâce à la mise en service de nouveaux équipements installés à son usine en 2009. Cette entreprise, qui était connue sous le nom de Petresa Canada jusqu'à l'an dernier, a interrompu ses activités de production durant un mois, au cours de l'automne, et investi 5 millions $ dans son projet visant la réduction de la consommation d'énergie.
Selon Jacques Meunier, directeur - Production, les résultats ne se sont pas fait attendre. Même s'il a fallu quelques semaines pour bien optimiser le rendement des nouveaux équipements, les résultats produits par ces derniers sont en accord avec les prévisions.
Or au moment d'annoncer ces investissements, le printemps dernier, l'entreprise avait indiqué que les nouveaux équipements permettraient de produire un peu plus, tout en réduisant ses coûts d'énergie de l'ordre d'environ 15 %.
Maintenant que les travaux sont terminés, M. Meunier mentionne qu'à lui seul, ce projet permettra une réduction de 12 000 tonnes métriques d'émission de gaz à effet de serre (GES) et entraînera aussi d'importantes réductions dans les coûts de fabrication.
Il précise que depuis 2002, l'ensemble des améliorations apportées à l'usine de Bécancour aura permis de réduire de 40 000 tonnes les émissions de GES.
«Ce dernier projet représente une façon unique d'utiliser l'énergie dans notre usine. Il est également envisagé d'implanter la technique développée et utilisée ici au sein des autres usines du groupe CEPSA Quimica à travers le monde», a indiqué M. Meunier.
De son côté, le directeur général de l'entreprise, Pierre Lahaie, s'est dit très fier de son équipe et des entrepreneurs qui ont oeuvré à la réalisation de ce projet.
«Tout le monde a travaillé dans un esprit très positif et avec une belle synergie afin de mettre en place tous ces équipements à l'intérieur d'un délai très serré. Au Québec, pour une usine pétrochimique, un arrêt de production aussi tard dans l'année représente un défi de taille que nos travailleurs ont su relever avec succès. C'est une très belle réussite», a-t-il dit.
Selon Antonio Langlais, directeur - Ingénierie et Entretien, en plus des employés réguliers de CEPSA Chimie Bécancour, 14 personnes ont travaillé sur une période d'environ six mois afin d'être prêts au moment de l'arrêt d'usine d'octobre et novembre. Durant la période intensive, ce sont environ 35 travailleurs qui étaient à l'oeuvre, a-t-il signifié, en rappelant que cet investissement a été le plus important réalisé depuis les débuts de Petresa.
Ce projet de 5 millions $ s'ajoutait à un autre, mis en place en mai 2009, d'une valeur d'un million de dollars. Selon M. Meunier, cette modification a permis à l'entreprise de réduire de 35 % sa production de sous-produits et d'optimiser ainsi l'installation de ses matières premières.
Quant au directeur de l'usine, M. Lahaie, il a ajouté que les ingénieurs à l'emploi de CEPSA Chimie Bécancour avaient d'autres idées pour le futur.
«Nous avons l'intention de continuer d'innover et d'apporter des améliorations à nos équipements. Pour des entreprises comme la nôtre, l'amélioration continue est vitale. Elle nous permet de demeurer compétitive et assure la pérennité de l'organisation», a-t-il conclu.
Seule productrice d'alkylbenzène linéaire au Canada, cette entreprise compte 63 employés et produit annuellement 120 000 tonnes métriques d'un composé utilisé dans la fabrication de détergents biodégradables.
Elle est la propriété à 51 % de la société CEPSA Quimica et à 49 % de la Société générale de financement (SGF) du Québec.
Pas d'impacts de la récession
Selon le directeur - Ressources humaines et Systèmes de gestion de CEPSA Chimie Bécancour, Richard Perron, la récession économique qui a été ressentie un peu partout sur la planète au cours de la dernière année n'a pas eu d'impact direct sur les activités de cette entreprise.
M. Perron explique que le secteur des détergents est relativement à l'abri des récessions. «Les gens, dit-il, vont toujours continuer à nettoyer leurs vêtements, peu importe la situation économique. Il convient que le coût des matières premières utilisées par l'usine de Bécancour est lié au prix du pétrole, mais précise que la structure de prix est liée, elle, à l'offre et la demande, un domaine où il existe actuellement, selon lui, un relatif équilibre en Amérique du Nord.
À court terme, M. Perron mentionne que les perspectives de l'entreprise apparaissent stables.
«À moyen et long termes, note-t-il, nous serons en mesure de tirer notre épingle du jeu si nous poursuivons nos efforts visant à maintenir notre avance technologique.»
Le directeur des Ressources humaines précise que la direction a la chance de pouvoir compter sur une main d'oeuvre qualifiée, très compétente et très polyvalente.
Fermeture de Shell
Selon M. Perron, la récente annonce de fermeture de la raffinerie de Shell à Montréal-Est est toutefois de mauvais augure.
Il indique que même si l'usine de Bécancour n'est pas touchée directement par cette fermeture, il reste que les alternatives d'approvisionnement sont toutes plus compliquées que celle existant actuellement.
Quoi qu'il en soit, signale-t-il, la pétrochimie en général bénéficie de la présence d'un secteur de raffinage en santé.
Les entreprises dans ce domaine partagent les mêmes firmes de sous-traitance, les mêmes firmes de génie-conseil, les mêmes fournisseurs de pièces et services et les mêmes institutions d'enseignement.
Arrêt d'usine
Quant à l'arrêt d'usine d'un mois qui a eu lieu en octobre et novembre dernier, M. Perron mentionne qu'il s'agissait d'un arrêt planifié et, par conséquent, qui était prévu dans le plan d'affaires de l'entreprise.
«L'inventaire avait été bâti de telle sorte que nous avons été en mesure de fournir nos clients et nous avons pu compter également sur une usine du groupe située en Espagne pour approvisionner un client pour une livraison», a-t-il expliqué. Cet arrêt de production n'a donc pas eu d'impact sur les activités des clients de l'usine de Bécancour.
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[29 avril 2010]
Félicitations à Laboratoire Cosmepro/division Forlab
Montréal, le 29 avril 2010
Au nom de toute l’équipe de CoeffiScience, nous tenons à exprimer nos sincères félicitations à Laboratoire Cosmepro/division Forlab pour le prix Excellence 2010 dans la catégorie Entreprise manufacturière remis par la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud. C’est toujours une grande source de fierté pour CoeffiScience quand une entreprise de son secteur se distingue.
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[11 mars 2010]
Le Forum : Comme si vous y étiez!
Le Forum du Comité sectoriel de main-d'oeuvre de la chimie, de la pétrochimie, du raffinage et du gaz : Comme si vous y étiez!
Visionnez les vidéos sur www.youtube.com/coeffiscience
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Main-d'oeuvre
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[24 août 2010]
Le CEFRIO teste une nouvelle approche de services aux ainés
Source: CENTRE FRANCOPHONE D'INFORMATISATION DES ORGANISATIONS (CEFRIO)
Par: Isabelle Roy et anne-Marie-Jolicoeur
[En ligne]: http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/August2010/24/c4357.html
LAVAL, QC, le 24 août /CNW Telbec/ - Le CEFRIO donne aujourd'hui le coup d'envoi de la phase expérimentale de son projet Génération @ en rendant disponible, à la Place des aînés de Laval, L'Accompagnateur. Il s'agit d'une nouvelle approche de services qui tient à la fois du comptoir, du téléphone et d'Internet et qui contribuera à encourager les aînés à utiliser et à s'approprier les technologies de l'information (TI). Ce système permettra aux utilisateurs d'entrer visuellement et virtuellement en contact avec un agent de l'une des trois organisations qui se prêtent à l'expérimentation : Revenu Québec, Services Québec et la Régie des rentes du Québec.
« A notre grande surprise, en 2009, 47 % des aînés québécois sont présents sur Internet. Avant-gardistes, persévérants et soucieux de rester à la page, ces aînés branchés représentent un modèle pour leur génération. Toutefois, des groupes de discussion et un sondage mené récemment par le CEFRIO auprès de 2 000 séniornautes québécois, c'est-à-dire des internautes de 55 ans et plus, nous ont appris que 80 % de ces personnes estimaient qu'elles n'étaient pas à un niveau avancé en matière d'utilisation des nouvelles technologies et d'Internet, L''accompagnement personnalisé représente d'ailleurs le mode de formation que souhaitent 44 % des séniornautes et ce, quel que soit leur niveau d'habileté avec les TI. À la lumière de ces résultats, nous avons opté pour L'Accompagnateur, qui favorise cette approche d'apprentissage. Nous croyons que cela contribuera à maximiser nos chances de réussite, révèle Jacqueline Dubé, présidente-directrice générale du CEFRIO. »
La convivialité technologique au service des aînés Menée auprès d'aînés de Laval, notamment des membres de la Place des aînés, cette expérimentation permettra aux utilisateurs d'obtenir entre autres de l'information sur les programmes et les services que le gouvernement du Québec offre aux aînés, de clarifier une situation auprès d'un représentant du ministère du Revenu ou encore, de poser des questions concernant le dépôt direct à un agent de la Régie des rentes du Québec. Une caméra de documents sera mise à leur disposition pour qu'ils puissent, par exemple, présenter au besoin une pièce d'identité ou montrer tout autre document d'intérêt. Les aînés pourront ainsi obtenir en ligne de l'aide pour remplir un formulaire ou compléter une démarche qu'ils jugent complexes.
La réalisation de cette expérimentation est rendue possible grâce au soutien financier reçu dans le cadre du programme Appui au passage à la société de l'information du ministère des Services gouvernementaux, à la complicité de nos partenaires que sont la Régie des rentes du Québec, Revenu Québec, Services Québec, la Société d'automobile du Québec, et au savoir-faire et aux technologies de pointe de Bell et de Cisco.
Placée sous la responsabilité de Mme Magda Fusaro, de l'Université du Québec à Montréal, une équipe de chercheurs recueillera sur place les impressions des aînés participants, afin d'identifier les obstacles rencontrés pendant leur utilisation de L'Accompagnateur. En parallèle, le chercheur Christian Boudreau de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP) évaluera en quoi ce nouvel outil pourrait améliorer l'offre de service des organisations participants à l'expérimentation.
« Cette initiative s'inscrit en lien direct avec la mission du CEFRIO qui consiste à aider les organisations du Québec à s'approprier efficacement les technologies de l'information pour susciter l'innovation sociale, explique Mme Jacqueline Dubé. En plus de nous permettre de tester de nouvelles applications ou façons de faire, le projet Génération @ vise à contribuer à l'inclusion numérique au Québec.»
Précisons en terminant que l'ensemble des résultats des groupes de discussion et du sondage effectué auprès des 2 000 séniornautes sera dévoilé à l'automne prochain. Réalisée en collaboration avec Léger Marketing et Impact Recherche, cette enquête vise à décrire les usages que les aînés font d'Internet et des nouvelles technologies, et de comprendre ce qui en motive ou en freine l'utilisation.
Le CEFRIO est un centre de liaison et de transfert qui regroupe près de 160 membres universitaires, industriels et gouvernementaux, ainsi qu'une soixantaine de chercheurs associés et invités. Sa mission : aider les organisations à être plus productives et à contribuer au bien-être des citoyens en utilisant les TI comme levier de transformation et d'innovation. Le CEFRIO réalise en partenariat des projets de recherche-expérimentation, d'enquête et de veille stratégique sur l'appropriation des TI partout au Québec. Ces projets touchent l'ensemble des secteurs de l'économie québécoise, tant privé que public. Les activités du CEFRIO sont financées à près de 70 % par ses propres projets et à 30 % par le Ministère du Développement économique, Innovation et Exportation (MDEIE), son principal partenaire financier.
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[23 août 2010]
Le moratoire sur les forages dans le Golfe nuirait à 23 000 travailleurs
Source: Lesaffaires.com
Par: La Presse canadienne
[En ligne] : http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/le-moratoire-sur-les-forages-dans-le-golfe-nuirait-a-23-000-travailleurs/517539
Un moratoire de six mois sur le forage en eaux profondes dans le golfe du Mexique mènerait directement à la mise à pied de plus de 9000 personnes et affecterait indirectement 14 000 emplois supplémentaires, selon un mémorandum du législateur en chef des forages aux États-Unis.
Le document fédéral, qui mesurait l'impact économique et les alternatives au moratoire, a été envoyé le 10 juillet à Ken Salazar, le secrétaire de l'Intérieur, par Michael Bromwich.
M. Salazar a instauré un moratoire en juin, mais celui-ci a été annulé par un juge fédéral de la Nouvelle-Orléans après que des lobbys des forages pétroliers et gaziers eurent affirmé que cela était injustifié suite à la marée noire dans le Golfe.
L'administration Obama a implanté un nouveau moratoire le 12 juillet, trois jours après le mémo, qui mettait en évidence de nouvelles inquiétudes au niveau de la sécurité. La Maison-Blanche espère que le moratoire révisé passera l'épreuve juridique.
Les moratoires ont été mis en place à la suite de l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon le 20 avril, qui a tué 11 personnes. Des millions de litres de pétrole se sont déversés dans le Golfe après le naufrage de l'installation.
Certains experts en énergie, des consultants en ingénierie et des leaders de la côte du Golfe se sont joint aux compagnies pétrolières pour demander à Ken Salazar de changer d'idée. Forer était sécuritaire avant le déversement de BP, ont-ils dit, et les communautés du Golfe qui dépendent du pétrole souffraient indûment.
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[20 août 2010]
Canada: les employeurs prévoient des hausses salariales
Source: Cyberpresse
Par: La Presse Canadienne
[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201008/20/01-4308217-canada-les-employeurs-prevoient-des-hausses-salariales.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=LPA-nouvelles
Malgré une reprise fragile, les participants à l'enquête «Rémunération - Tendances et prévisions 2011» menée par la firme Morneau Sobeco sont moins nombreux à prévoir des gels de salaire pour 2011 qu'ils ne l'étaient l'an dernier, et ceux qui planifient des hausses salariales sont plus généreux.
Ainsi, les augmentations salariales prévues par les 305 participants à l'enquête s'élèvent à 2,7% en moyenne, dépassant légèrement les anticipations communiquées l'an dernier.
Par comparaison, la tendance centrale des augmentations réellement observées dans l'enquête nationale de rémunération 2010 de Morneau Sobeco est de 2,2%. Les anticipations d'augmentations de budgets salariaux se situent dans une fourchette de 2% à 3,5% tous secteurs confondus.
Les participants à l'enquête représentent des organisations qui emploient au total plus d'un million de personnes au Canada, principalement dans les secteurs manufacturier (31%), financier (13%) et commercial (13%). Les moyennes observées d'augmentations de budgets salariaux prévus dans ces secteurs sont respectivement de 2,8%, 3,1% et 2,5%.
Les augmentations les plus élevées sont prévues par les organisations du secteur de l'extraction minière, du pétrole et du gaz (moyenne de 4%) et les plus faibles par ceux d'organisations du secteur des soins de santé et de l'assistance sociale (moyenne de 2,1%).
La réduction des effectifs est moins prioritaire que l'an dernier et le recrutement l'est davantage. Le contrôle des coûts de main-d'oeuvre reste par ailleurs un enjeu majeur pour 30% des participants et des changements aux structures salariales sont prévus en 2011 par près de la moitié d'entre eux, une hausse significative par rapport aux résultats de l'an dernier.
L'enquête a été réalisée au Canada entre la mi-juin et la mi-août 2010.
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[17 août 2010]
Enquête mensuelle sur les industries manufacturière
Source: Statistique Canada
[En ligne]: http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/100817/dq100817a-fra.htm?WT.mc_id=twtB0263
Les ventes des fabricants ont connu une légère hausse de 0,1 % pour se fixer à 44,8 milliards de dollars en juin. Les ventes ont progressé au cours de 11 des 13 derniers mois, depuis le creux enregistré en mai 2009.
Les ventes des fabricants en dollars constants ont augmenté de 0,7 % pour s'établir à 41,7 milliards de dollars en juin. Les ventes en dollars constants ont été 15,3 % plus élevées qu'en mai 2009.
Une croissance des ventes a été observée dans 9 des 21 industries, représentant 50,1 % des ventes totales. (...)
Pour consulter l'étude au complet, SVP, cliquez sur le lien en ligne.
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[23 juillet 2010]
De l'aide pour les PME
Source : Jobboom
[En ligne]: http://carriere.jobboom.com/carriere/guide-survie/travail-famille/2009/08/13/10455756-je.html
Pour mettre en place de telles mesures, les PME peuvent faire affaire avec des consultants en ressources humaines. L’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles peut recommander certains de ses membres qui œuvrent dans ce domaine. Un consultant externe peut par exemple aider l’entreprise à implanter un système d’horaires flexibles.
Emploi-Québec met également à la disposition des organisations des ressources en matière de soutien à la gestion des ressources humaines. Dans certains cas, les entreprises sont admissibles à une aide financière, soit jusqu’à 50 % des frais d’honoraires d’un spécialiste en ressources humaines. Pour en savoir plus, consultez : emploiquebec.net.
Sur le portail de Services Québec – Entreprises, vous trouverez plusieurs conseils ainsi que des études et analyses sur la conciliation travail-famille. Des outils sont également disponibles, comme un répertoire des pratiques et des mesures dans ce domaine, des fiches aide-mémoire en matière de gestion des ressources humaines, des recueils de cas vécus et une trousse de pratiques à implanter en entreprise.
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[16 juillet 2010]
Les Québécois, plus productifs que les Canadiens
Source: La Rue Frontenac
Par: Marie-Eve Fournier
[En ligne] : http://www.ruefrontenac.com/affaires/41-economie/25468-quebecois-productifs-canadiens
Surprise! La productivité du Canada a diminué l’an dernier, alors que celle du Québec a augmenté au point où la province dépasse significativement la moyenne canadienne, sans doute pour la première fois.
Économiste principale chez Desjardins, Hélène Bégin rappelle que depuis le début des années 1980, le Québec a toujours eu peine à rattraper le niveau de productivité moyen au Canada.
«C’est pour ça que le gain de 2009 (+ 1,4%) est aussi significatif», a-t-elle indiqué à Rue Frontenac. Il ne semble pas exister de statistiques plus anciennes sur le sujet.
À quelques occasions, la productivité québécoise a très légèrement dépassé celle du pays, mais cette fois, on parle d’un écart de plus de 2 points. La société distincte affiche en effet un taux de 112 contre un peu moins de 110 pour le Canada et 108 pour l’Ontario.
Récession
Fait à noter, c’est la première fois depuis 1981 que la productivité du Canada diminue pendant une récession. C’est toujours l’inverse qui s’était produit, avant celle de 2008-2009.
«Les mises à pied massives entraînent une baisse plus importante des heures travaillées que de la production, ce qui rehausse l’efficacité des entreprises», résume Hélène Bégin dans une analyse publiée aujourd’hui.
Mais cette fois, «les employeurs n’ont pas réduit suffisamment leur main-d’œuvre par rapport à la baisse de leurs activités», constate l’économiste. La difficulté à trouver des travailleurs qualifiés en période d’expansion serait à l’origine du phénomène.
Le Canada en mauvaise posture
La baisse du taux de productivité au Canada arrive à un bien moment. Non seulement nos voisins du sud ont-ils enregistré une hausse de 4% de la leur pendant la récession, mais en plus, notre devise est forte par rapport au billet vert.
«Compte tenu de la faible augmentation observée depuis la fin des années 1990 et de l’accélération survenue du côté américain, il s’agit d’une bien mauvaise nouvelle pour le Canada», commente Hélène Bégin.
Encore loin de la productivité ailleurs dans le monde
Même si le Québec se retrouve désormais dans une position «plus confortable», notamment par rapport aux autres provinces, il lui reste encore beaucoup de chemin à faire. Notamment pour rejoindre le taux de productivité moyen des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et celui de son principal partenaire commercial étranger, les États-Unis.
Puisque nos voisins du sud et la plupart des pays industrialisés ont eux aussi enregistré des gains d’efficacité, «la position du Québec dans le monde ne s’est pas améliorée pour autant», rappelle l’économiste, qui souhaite que l’accélération de la productivité devienne une tendance lourde dans la province.
Comment y arriver? Il faut miser sur l’innovation, le niveau d’éducation, la formation de la main-d’œuvre, les investissements en machines et équipements. Des changements dans le régime fiscal et la réglementation pourraient aider.
«Étant donné que le huard se dirige vers une parité durable, seule une accélération de la productivité, ou une hausse moins rapide des salaires, permettra de rehausser notre compétitivité sur les marchés internationaux, conclut Hélène Bégin, consciente que la rareté de la main-d’œuvre pointera bientôt dans plusieurs secteurs et qu’il sera en conséquence bien difficile de contenir la rémunération.
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[15 juillet 2010]
Au Canada, la croissance devrait ralentir
Source: La Presse Affaires, jeudi, 17 juillet 2010
Par: Rudy Le Cours
[En ligne] : http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/macro-economie/201007/15/01-4298343-au-canada-la-croissance-de-lemploi-devrait-ralentir.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=LPA-nouvelles
(Montréal) La vitalité inusitée du marché du travail canadien en ce début de cycle économique présage d'une création d'emplois moins rapide durant la phase d'expansion qui se profile. Il faut s'attendre à de 15 000 à 20 000 emplois par mois plutôt qu'à des chiffres exceptionnels comme les 93 200 de juin.
C'est là la conclusion d'une analyse comparative des trois dernières récessions suivies de leurs reprises faite par Diana Petramala, économiste chez Banque TD Groupe financier. «La deuxième phase de la reprise va entraîner une faible création d'emplois inhabituelle, fait-elle remarquer. Et nous ne pensons pas improbable de vivre quelques mois où il y aura perte nette d'emplois en contrecoup de la récente robustesse.»
Mme Petramala fait ressortir que la récupération complète des emplois perdus lors des récessions de 1981 et de 1990-91 a exigé quelques trimestres de plus que le comblement des reculs de croissance.
«Cette fois-ci, l'emploi va revenir à son niveau d'avant récession un trimestre avant la récupération de la perte d'activité économique», calcule-t-elle.
Cette prévision masque d'importantes disparités provinciales. Le Québec par exemple est en phase d'expansion économique tout comme son marché du travail.
La récente récession diffère beaucoup des deux précédentes. Mme Petramala note qu'elle a peu touché la demande intérieure alors que c'était précisément elle qui avait été altérée par les précédentes.
Les industries qui se consacrent à cette demande se sont vite remises à embaucher: l'alimentation, la santé, les services professionnels et techniques sont responsables de 159 000 des 403 000 emplois créés depuis juillet 2009 tandis que ce qui gravite autour de l'immobilier résidentiel (construction, courtage, assurance et services financiers) en ont ajouté 117 000.
À l'inverse, les segments de l'économie liés au commerce extérieur, à l'origine de la récession canadienne, ont détruit beaucoup d'emplois. Même depuis l'amorce de la reprise, la fabrication continue de licencier.
En revanche, c'est précisément en usines que les gains de productivité ont été les plus significatifs. Cela n'est pourtant pas présage d'une embauche prochaine car la faiblesse de la reprise américaine et la force relative de notre monnaie ne permettront de retrouver de sitôt les débouchés d'antan.
Ailleurs, il y a même des reculs de productivité, attribuables, selon l'économiste, à la hâte des entreprises à embaucher pour faire face à une demande plus forte qu'ils ne l'avaient anticipé.
C'est à compter de maintenant, alors que le rythme de croissance décélère, qu'elles vont se soucier davantage de productivité et ralentir l'embauche.
Mais pourquoi tant d'entreprises se sont-elles fait prendre de court par la vitalité de la demande intérieure?
Philip Cross, analyste en chef à Statistique Canada, a peut-être l'explication. Son étude intitulée Le rythme accéléré de la contraction de 2008-2009 constate que les entreprises ont licencié plus rapidement en début de récession qu'au cours des deux contractions précédentes. «La quasi-totalité (88,5%) de la baisse est survenue au cours de novembre 2008 à février 2009», soit dans les quatre mois.
Cette fois-ci, certaines entreprises productrices de biens ont subi les affres de la crise financière. Incapables d'emprunter à court terme pour financer leurs stocks, elles ont dû interrompre leur production et licencier du personnel.
En outre, si la contraction réelle de l'économie a été plus faible au Canada qu'aux États-Unis (3,4% contre 3,6%), le recul a été beaucoup plus sévère lorsqu'il est mesuré en dollars courants. L'effondrement des prix de l'énergie et des produits de base, fixés en dollars américains, a entraîné une décroissance record du produit intérieur brut nominal canadien alors que celui des États-Unis n'a reculé que de 2,4% seulement.
La remontée des prix amorcée en mars 2009 a en retour entraîné une reprise du PIB nominal plus forte de ce côté-ci de la frontière, stimulé la croissance réelle et l'embauche.
ATOUTS
Prudence budgétaire du gouvernement provincial Économie mature et diversifiée, de retour en croissance Récession amoindrie par les baisses d'impôt antérieures et le devancement des dépenses d'infrastructures
RISQUES
Grosse dette totale du secteur public (218 milliards) Impact économique du taux de change (dollars américains) et des marchés d'exportation aux États-Unis Impact de la faible croissance démographique et du vieillissement sur la capacité fiscale et les dépenses futures du gouvernement.
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[14 juillet 2010]
Le nombre des travailleurs immigrants a chuté durant la récession
Source :Le Devoir, mardi 13 juillet 2010
Par : Éric Desrosiers
[En ligne] : http://www.ledevoir.com/economie/emploi/292453/le-nombre-des-travailleurs-immigrants-a-chute-durant-la-recession-qui-dit-reprise-dit-besoin-de-main-d-oeuvre
Des travailleurs mexicains dans des champs québécois.
La crise économique a fait reculer la demande de travailleurs immigrants dans les pays riches, mais cela ne durera pas longtemps, observe l'OCDE. Le Canada devra, comme les autres, améliorer ses politiques en la matière pour mieux utiliser cette ressource indispensable.
Le nombre d'entrées de migrants dans la trentaine de pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a fléchi d'environ 6 % en 2008 et s'annonçait encore en recul en 2009, rapporte le club des pays riches dans l'édition 2010 de ses Perspectives des migrations internationales dévoilées hier.
Ce déclin marque un renversement de tendance, les cinq années précédentes ayant été marquées, au contraire, par une augmentation moyenne de 11 % par an, souligne le rapport. Il témoigne de l'impact de la crise sur des entreprises qui ont brusquement cessé de se plaindre de la pénurie de main-d'oeuvre et ont cherché plutôt à réduire leurs effectifs par tous les moyens possibles. La demande de travailleurs immigrants temporaires a, par exemple, chuté de moitié au Canada et en Australie entre l'été 2008 et l'automne 2009.
Surreprésentés dans les secteurs les plus touchés par la crise, comme la construction, l'industrie manufacturière, les restaurants et les hôtels, ceux qui avaient déjà quitté leur pays pour d'autres cieux ont aussi été plus durement touchés que les autres par la contraction de l'emploi. De 7 % pour l'ensemble des travailleurs âgés de moins de 25 ans, les pertes d'emploi ont par exemple été le double pour les jeunes travailleurs immigrés. Cela a porté leur taux de chômage en 2009 à 15 % aux États-Unis, et même 20 % au Canada.
Une priorité pour les pays riches
«La récession risque de pénaliser durement les immigrés qui n'ont pas réussi à obtenir un emploi rapidement après leur arrivée, en les stigmatisant sur le marché du travail», préviennent les auteurs du rapport. Les pays de l'OCDE devraient, selon eux, «faire tout leur possible pour aider les immigrés qui ont perdu leur emploi, en veillant à ce qu'ils bénéficient des mêmes droits en matière de prestations d'assurance-chômage que [les autres travailleurs] et en leur offrant une aide à la recherche d'emploi et à l'apprentissage de la langue du pays d'accueil en vue de favoriser leur intégration».
À plus long terme, il faudra revoir toutes les structures d'intégration des immigrants pour en améliorer autant que possible l'efficacité, poursuit l'OCDE, qui plaide, entre autres, pour un encouragement à prendre la nationalité du pays d'accueil. Les masses de travailleurs sans emploi disparaîtront vite, rappelle-t-on. Les pays riches retrouveront rapidement leurs problèmes de pénurie de main-d'oeuvre et de population vieillissante. Mis à part la France, les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, ils dépendent tous principalement des migrations pour assurer leur croissance démographique.
L'opinion des Canadiens
La démonstration des bienfaits de l'immigration pour le Canada ne serait d'ailleurs plus à faire au Canada, rapporte le numéro de juillet-août d'Options politiques, de l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP), consacré à l'immigration et à l'économie canadienne. Bien que sept Canadiens sur dix disent que le nombre d'immigrants accueillis chaque année devrait rester le même (39 %), voire baisser (32 %), la même proportion d'entre eux estiment que «l'immigration compte parmi les principaux moyens dont dispose le Canada pour renforcer son économie», montre un sondage réalisé spécialement par la firme Nanos Research du 29 mai au 3 juin auprès de 1008 personnes.
Les deux tiers des répondants ont dit souhaiter que les gouvernements fassent davantage pour aider les immigrants à s'établir, en leur offrant notamment des cours de langue et du soutien dans le marché du travail. Sept répondants sur dix voudraient aussi que les travailleurs temporaires étrangers aient les mêmes droits que les autres Canadiens en matière, par exemple, d'assurance emploi et d'indemnisation pour un accident du travail.
Les auteurs de la douzaine d'articles de la revue y vont tous de leurs suggestions de réforme pour améliorer les modes de sélection et d'intégration des nouveaux arrivants. Plusieurs de ces experts plaident entre autres pour une évaluation plus fine des aptitudes des candidats à l'immigration, pour un parti pris plus marqué pour la jeunesse et pour un meilleur arrimage avec les besoins des entreprises.
«Notre objectif ne devrait pas être d'atteindre un certain total de candidats acceptés, écrivent Don Drummond et Francis Fong, économistes de la Banque TD, mais plutôt de mettre en place les conditions nécessaires pour que les immigrants économiques puissent se trouver des emplois gratifiants qui auront un impact positif sur la qualité de vie de l'ensemble des Canadiens.»
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[14 juillet 2010]
3 939 700 travailleurs: Il n'y a jamais eu autant de québécois au travail
Source : Cabinet du ministre de l'emploi et de la solidarité sociale
Par : Alexandre Boucher Attaché de presse Cabinet du ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ministre du Travail et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale Tél. : 418 643-4810
Le Québec récupère 160 % des emplois perdus pendant la récession.
QUÉBEC, le 9 juill. 2010 /CNW Telbec/ - À la lumière des plus récentes données sur l'emploi publiées ce matin par Statistique Canada, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre du Travail, M. Sam Hamad, se réjouit que le marché du travail au Québec poursuive sa constante progression. "Avec la création de 30 000 emplois le mois dernier, le Québec enregistre un nouveau sommet dans son histoire : jamais il n'y a eu autant de Québécois au travail. Au sortir d'une récession, cette situation est exceptionnelle !", a constaté le ministre.
Par ailleurs, tous les autres indicateurs sont également en progression que ce soit le taux de chômage qui a connu une baisse 0,2 point au cours du dernier mois pour se porter à 7,8 %; le nombre de chômeurs qui a diminué de 6 500 ou la population active qui a augmenté de 24 000 personnes.
"Encore une fois, le Québec se démarque : nous avons récupéré 160 % des emplois perdus pendant la récession comparativement à 97 % au Canada, 88 % en Ontario et 11 % aux États-Unis. Depuis juillet 2009, le Québec a enregistré le taux de croissance de l'emploi le plus élevé de toutes les provinces canadiennes (+3 %). De plus, le taux de chômage a atteint son plus bas niveau depuis décembre 2008. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils démontrent que notre gouvernement a posé les bons gestes au bon moment pour permettre au Québec de demeurer parmi les économies les plus performantes", a ajouté le ministre Hamad.
Depuis le creux de juillet 2009, le Québec a connu une hausse de près de 116 500 emplois. Non seulement tous les emplois perdus au cours de la récession ont été récupérés, mais il s'en est créé 44 000 de plus que le niveau atteint avant la crise financière et économique.
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[14 juillet 2010]
Les emplois désertent Montréal pour la banlieue
Source: L'écho de Laval, mercredi 13 juillet 2010
Par: Marie-Eve Proulx
La décentralisation des emplois est un problème auquel devront faire face les Montréalais au cours des prochaines années. C’est ce qu’affirme le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, ajoutant que cette problématique devrait «sonner une alarme chez les élus», bien avant la question des bouchons de circulation.
«C’est faux de dire que le plus grand défi à venir de Montréal est le trafic automobile, étant donné que les coûts qui y sont reliés ne représentent que 0,4 % du PIB de Montréal, soit 1,3 milliard $ sur 200 milliards $. Le vrai problème, c’est que les emplois quittent la ville centre.
Après le secteur manufacturier et les services professionnels, comme le droit ou l’ingénierie, c’est au tour du secteur culturel de migrer vers la banlieue», plaide le chef de l’opposition à la Ville de Montréal.
Il ajoute que si «ça continue comme ça, on n’aura plus besoin de la métropole».
Pour l’instant, les deux tiers de la population de la région de Montréal travaillent toujours dans la métropole.
Cette proportion a toutefois beaucoup diminué depuis dix ans, alors que la croissance de l’emploi en banlieue a été en moyenne de 19 %.
Le professeur au département de géographie de l’Université de Montréal et auteur de plusieurs études sur l’étalement urbain, Claude Marois, affirme que la dynamique a beaucoup changé au fil des années. «De plus en plus, les emplois quittent la métropole pour se retrouver dans les banlieues de première couronne comme Laval et Longueuil, indique-t-il. Les entreprises ont tendance à suivre le mouvement de la population, parce qu’elles savent bien que les gens sont de moins en moins intéressés à se taper le trafic chaque jour pour aller travailler.»
Selon l’Institut de la statistique du Québec, Laval et Longueuil sont devenues des centres d’emplois importants pour leur propre population et celle de la couronne adjacente. Ainsi, plus de la moitié des gens qui travaillent à Laval y ont aussi leur lieu de résidence ou sont établis dans la couronne nord. Dans le cas de Longueuil, la proportion des gens qui y travaillent et y demeurent est passée à un peu plus de 45 %, en 2006.
«Montréal doit mieux jouer ses cartes et doit tout faire pour renaître, comme l’a fait Barcelone en 1979. Si on arrive à humaniser Montréal et à la rendre plus belle et plus sécuritaire, en diminuant le trafic automobile en ville, les gens et les emplois cesseront de déserter l’île», poursuit M. Bergeron.
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[8 juillet 2010]
L'emploi au Québec
Source: L'express, juillet 2010
Par: Laurence Pivot, Florence Reinson
[En ligne] : http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/l-emploi-au-quebec_901841.html
Côte-Nord et Nord-du-Québec
C'est la ruée vers l'industrie minière dominée par l'exploitation de gisements de fer. Les grands projets hydroélectriques profiteront surtout à la construction et aux services de génie. Le chantier Eastmain-1-A-Sarcelle-Rupert d'Hydro-Québec emploiera 2000 travailleurs jusqu'en 2011. Le chantier hydroélectrique de La Romaine fournira du travail à 1 000 personnes jusqu'en 2020. La mine d'or Éléonore à la Baie James devrait créer 300 emplois dès la fin 2010.
Postes à pourvoir d'ici à 2013: 8 500
Population active: 56 600
Chômage: 7,4%
Abitibi-Témiscamingue
Après avoir subi une grave crise forestière, le boom minier entraîne des créations d'emplois dans tous les secteurs. Canadian Malartic va ouvrir la plus grande mine d'or à ciel ouvert au Canada et devrait embaucher 465 personnes en 2011: ingénieurs miniers, conducteurs de pelle, géologues, métallurgistes, etc.
Postes à pourvoir d'ici à 2013: 9 100
Population active: 71 600
Chômage: 8,2%
L'Outaouais
La population de Gatineau est en pleine essor et connaît l'un des plus haut taux de croissance annuelle de l'emploi. Économie diversifiée et dynamique. La fonction publique et notamment la Défense nationale recrutent dans tous les secteurs: plombiers, informaticiens, pharmaciens, scientifiques, etc. Nombreux traducteurs recherchés dans le public et le privé.
Postes à pourvoir d'ici à 2013: 32 600
Population active: 212 400
Chômage: 6,7%
Laurentides, Lanaudière, Laval
Des régions dynamiques avec les plus hauts taux de croissance annuelle de l'emploi et une population en plein essor. Demandes dans tous les secteurs, tourisme, aéronautique, agroalimentaire, construction, services, etc.
Postes à pourvoir d'ici à 2013: Laurentides 55 300, Lanaudière 44 300, Laval 33100
Population active: Laurentides 301 700, Lanaudière: 254 900, Laval: 226 600
Chômage: Laurentides 6,9%, Lanaudière 8,2%, Laval 7,9%
Mauricie
Une industrie manufacturière atteinte de plein fouet par la crise, mais de bonnes perspectives dans la construction et les services. Le projet touristique Trois-Rivières sur Saint-Laurent devrait générer environ 2 500 emplois.
Postes à pourvoir d'ici à 2013: 23 200
Population active: 118 700
Chômage: 9,7%
Montérégie, Estrie
Montérégie: deuxième plus grand bassin de travailleurs après Montréal, son industrie est diversifiée. Des projets d'infrastructures routières devraient relancer le secteur de la construction.
Estrie: secteur de la recherche en développement. Le laboratoire Charles River prévoit de passer de 170 à 1 000 employés dans les années à venir. Le secteur de la santé recrute dans les deux régions. Les services en général sont en forte demande.
Postes à pourvoir d'ici à 2013: Montérégie 119 600, Estrie 26 600
Population active: Montérégie 795 500, Estrie 150 300
Chômage: Montérégie 8,1%, Estrie 8%
Centre-du-Québec
Le secteur des services assurera la croissance. La région mise sur le développement de l'agriculture bio. À Bécancour, investissement de 150 millions de dollars pour une usine d'huile de colza, REC Silicon devrait y ouvrir en 2012 une usine de silicium polycristallin (300 emplois).
Postes à pourvoir d'ici à 2013: 20 300
Population active: 114 200
Chômage: 7,6 %
Montréal
Économie diversifiée, place importante aux industries de pointe. La construction recrute 7 000 travailleurs par an jusqu'en 2012. Les informaticiens sont recherchés. Bombardier Aéronautique doit embaucher 600 personnes, notamment des ingénieurs. L'industrie des TIC devrait créer 60 000 emplois d'ici à 2015. Ubisoft veut doubler son effectif actuel (1 800 employés). Le Norvégien Funcom et l'Américain THQ vont embaucher 600 personnes. Warner Bros va créer un studio de développement de jeux interactifs (300 employés d'ici 5 ans).
Postes à pourvoir d'ici à 2013: 133 500
Population active: 1 038 800
Chômage: 9,8%
Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches
La région métropolitaine de Québec-Lévis a le plus bas taux de chômage du pays mais aussi la population la plus vieillissante. Importante diversification économique et nombreuses initiatives de recrutement dans tous les secteurs. À Québec, forte demande dans le génie civil et les jeux vidéo. Frima Studio va créer 150 emplois. Secteur de la construction en forte hausse. L'Université Laval embauchera une centaine d'enseignants d'ici à 2013. 2 400 emplois créés par le Technopole Défense et Sécurité d'ici à 2012. Innoparc, parc technologique axé sur le développement durable, ouvrira en 2011 à Lévis.
Postes à pourvoir d'ici à 2013: C-N 59 500, Ch-A 32 000
Population active: C-N 375 000, Ch-A 224 000
Chômage: C-N 4,8%, Ch-A 5,4%
Saguenay - Lac-Saint-Jean
Région touchée par la récession, notamment à cause de la crise forestière qui dure depuis des années. Mais la demande mondiale d'aluminium, l'un des piliers économiques de la région, est toujours en hausse, ce qui devrait relancer l'emploi prochainement.
Postes à pourvoir d'ici à 2013: 19 000
Population active: 131 900
Chômage: 8,2%
Gaspésie - Îles-de-la-Madeleine, Bas-Saint-Laurent
Économie à la traîne mais dopée par le développement de l'énergie éolienne et du tourisme. D'importants projets hydroélectriques, travaux d'infrastructure et de voirie profiteront aux firmes de génie-conseil. Construction de parcs éoliens (1 000 emplois à pourvoir).
Postes à pourvoir d'ici à 2013: Gasp.-Iles 8 600, Bas-St-Laurent 16 700
Population active: Gasp.-Iles 4 600, Bas-St-Laurent 98 100
Chômage: Gasp.-Iles 13,5%, Bas-St-Laurent 8,3%
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[8 juillet 2010]
Les travailleurs canadiens ont la bougeotte
Source: Le Devoir, jeudi. 8 juillet 2010
Par: La Presse Canadienne
[En ligne] : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/292165/les-travailleurs-canadiens-ont-la-bougeotte
Les travailleurs canadiens sont plus nombreux au deuxième trimestre à prévoir changer d'emploi d'ici les six prochains mois, selon l'Enquête trimestrielle sur le travail de Randstad qui a été rendue publique hier.
Le Canada, la Belgique, l'Italie et l'Inde sont les seuls pays où l'on note, entre le premier et le deuxième trimestre de 2010, une hausse du nombre de travailleurs prévoyant changer d'emploi.
C'est par ailleurs au Canada qu'on enregistre la plus forte hausse, laquelle est particulièrement marquée au sein de la génération des travailleurs de 18 à 24 ans.
Optimisme
Le président de Randstad Canada, Terry Power, a expliqué que la relance économique crée un vent d'optimisme chez les travailleurs, qui ressentent le désir d'explorer les occasions d'emploi qui émergent de même que les secteurs d'emploi qui offrent les meilleures perspectives.
À l'image de plusieurs pays du monde, 55 % des employés canadiens indiquent que leur charge de travail a augmenté depuis le début de l'année. Néanmoins, les employés affirment à 83 % être en mesure de conjuguer travail et vie personnelle avec succès.
Satisfaction
D'ordre général, ils sont d'ailleurs satisfaits du nombre de journées de congé qui leur sont allouées.
Plus des trois quarts des employés canadiens (82 %) considèrent qu'il serait facile de trouver un emploi différent chez un autre employeur. Ce taux de confiance est parmi les plus élevés au monde.
Au deuxième trimestre, la proportion des employés qui se disent satisfaits et très satisfaits de leur employeur est demeurée stable à 75 %. Les proportions les plus élevées de travailleurs satisfaits se situent parmi les groupes des 18 à 24 ans (84 %) et des 45 à 54 ans (79 %).
Les femmes semblent également plus satisfaites de leur employeur que les hommes, avec un taux de satisfaction de 79 % comparativement à 71 %.
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[29 juin 2010]
Travailleurs âgés: une main-d'oeuvre en demande
Source: La Presse Affaires, mardi 19 juin 2010
Par: Florent Francoeur
[En ligne] : http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/carrieresemplois/201006/18/01-4291411-travailleurs-ages-une-main-doeuvre-en-demande.php
Au Québec, d'ici moins de cinq ans, le bassin de main-d'oeuvre, soit la population âgée de 15 à 64 ans, diminuera et les départs à la retraite ne seront plus compensés par l'arrivée de nouveaux travailleurs. Le vieillissement de la main-d'oeuvre et le besoin croissant de travailleurs qualifiés sont la nouvelle réalité du marché du travail. Les « têtes blanches » seront donc de plus en plus demandées dans les entreprises.
Des stéréotypes bien ancrés...
Sauf que les préjugés envers les travailleurs âgés sont nombreux et tenaces : on dit qu'ils ne sont plus capables d'apprendre, qu'ils sont démotivés, qu'ils n'ont plus envie de progresser, que leurs habiletés sont désuètes, qu'ils sont moins productifs ou plus lents.
En conséquence, les employeurs hésitent à recruter et à former des employés qui franchissent le seuil de 45 ans. Voilà qui est paradoxal, quand on pense que l'un des deux principaux candidats à l'élection présidentielle américaine de 2008 était âgé de 72 ans...
Or, en contexte de pénurie de main-d'oeuvre, sachez que l'expérience des travailleurs expérimentés constitue une valeur ajoutée pour toute entreprise. D'ailleurs, les sondages démontrent que le degré et la qualité de l'engagement sont supérieurs chez les employés les plus âgés. Beaucoup d'entre eux seraient d'ailleurs intéressés à demeurer sur le marché du travail si on leur offrait des conditions qui les inciteraient à le faire.
Donc, les employeurs doivent s'adapter à cette nouvelle réalité du monde du travail. Pour attirer et conserver leurs employés vieillissants, ils doivent répondre aux besoins de ces travailleurs et bien connaître leurs caractéristiques, de façon à leur offrir des conditions assez attrayantes pour les attirer et les fidéliser.
Il faut aussi que les travailleurs les plus expérimentés puissent transmettre leurs compétences et leur savoir-faire aux travailleurs novices. On peut penser à des stages supervisés, au jumelage, au mentorat... Cette façon de faire permet aux aînés de relever de nouveaux défis et de sentir que l'expérience qu'ils ont acquise au fil des années est valorisée.
Les conditions de travail aussi peuvent être adaptées pour encourager les employés âgés à demeurer au service de l'entreprise. On peut penser aux pratiques flexibles sur le plan des horaires de travail et de l'organisation du travail : retraite progressive, télétravail, travail à temps partagé, à temps partiel, etc. On donnera ainsi à ces travailleurs plus de temps pour vaquer à leurs occupations personnelles ou voyager, la possibilité de rester à la maison quand les conditions météorologiques rendent les déplacements difficiles, etc. Se sentant mieux considérés par un employeur qui tient compte de leurs besoins, les travailleurs âgés seront alors poussés à s'impliquer davantage dans l'entreprise.
Contrairement à ce que certains peuvent penser, plusieurs études ont montré que de plus en plus de travailleurs souhaiteraient prolonger leur vie professionnelle si leur emploi leur permettait d'apprendre, de se perfectionner, d'explorer de nouvelles possibilités, bref de relever de nouveaux défis. On pourrait leur donner la possibilité d'obtenir de la formation, selon leurs besoins. Pensons notamment à l'utilisation des nouvelles technologies.
N'oublions pas les incitatifs financiers à demeurer en poste... Une majoration salariale, un boni, une gratification matérielle peuvent être intéressants pour des employés en fin de carrière, qui n'ont pas toujours accumulé assez d'argent pour prendre leur retraite.
Bref, le fait de demeurer sur le marché du travail comporte aussi des avantages importants pour les travailleurs âgés : amélioration de leur situation financière, tant avant qu'après la retraite, effets positifs sur leur santé physique et mentale, satisfaction et sentiment d'utilité et d'accomplissement. Ce sont des aspects très importants de nos jours pour cette main-d'oeuvre vieillissante.
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[9 juin 2010]
La guerre de la relève
Source: Le journal Métro 9 juin 2010
Par: Mario Charette, Conseiller d'orientation
Tous les acteurs sociaux et économiques savent maintenant que les jeunes qui prendront la relève des baby-boomers sont en trop petit nombre. Ils craignent qu’une main-d’œuvre insuffisante ne conduise à une diminution de l’activité économique dans leur secteur. Il en résulte une guerre pour la relève, dans laquelle les médias servent de champ de bataille.
La semaine dernière, nous avons observé une de ces batailles médiatiques, alors que trois secteurs d’activités s’affrontaient. D’abord, le Groupe Réseau Action TI a publié un communiqué exprimant son inquiétude devant l’absence de relève en informatique, alors que l’avenir de notre économie passerait par le numérique. L’absence d’une relève suffisante dans les métiers de l’informatique, a déclaré le groupe, pourrait grandement compromettre l’économie québécoise.
À son tour, la Chambre d’assurances des dommages nous a rappelé la pénurie persistante de main-d’œuvre dans son secteur et le manque d’intérêt de la relève pour l’assurance, une industrie pourtant essentielle. La même semaine, des intervenants de l’industrie du bois de la Côte-Nord se sont plaint que la récolte du bois était menacée par le manque d’intérêt des jeunes pour leur industrie.
Se battre à coups de communiqués annonçant la catastrophe et de campagnes de séduction dirigées vers les jeunes ne changera rien au manque de relève. On ne fait que tirer la «couverte» de son bord, mais c’est toujours la même «couverte». Il faut déclarer l’armistice et se tourner vers d’autres solutions.
Or, les économistes nous rappellent fréquemment que le niveau de vie au Québec n’est pas menacé seulement par sa relève trop petite, mais aussi par la stagnation de sa productivité. C’est l’évidence! S’il y a moins de main-d’œuvre, chacun devra produire davantage si nous désirons jouir de la même quantité de biens et de services et voir notre économie continuer de croître. Cela pourra être accompli en automatisant nos tâches et en cherchant d’autres moyens d’accomplir le travail rapidement et efficacement.
La main-d’œuvre devra aussi devenir plus polyvalente. Comme il y aura moins de travailleurs, mais la même variété de tâches à réaliser, certains devront être en mesure d’assumer plusieurs fonctions. Par exemple, un vendeur devra aussi s’occuper de la gestion d’événements promotionnels; un spécialiste du marketing devra aussi maîtriser la rédaction publicitaire.
Les formations courtes et pratiques, surtout en entreprise, sont dans ce contexte promises à un bel avenir. Nous aurons continuellement besoin d’apprendre, d’ajouter des compétences à notre répertoire. Si vous cherchez déjà une formation semblable, Jobboom Formation, en collaboration avec Emploi-Québec, en a produit un répertoire.
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[27 mai 2010]
L'optimisme des PME atteint 69%
Source: Information d'Affaires Rive-Sud, 7 juin 2010
Par: Diane Gagnon
La montée de l'optimisme des PME accuse une pause : l'Indice de confiance PME - Fonds de solidarité FTQ passe à 69% en avril, en légère baisse par rapport aux 71% de février, traduisant une pause dans la montée de l'optimisme des dirigeants d'entreprise face à l'avenir des PME au Québec. L'indice était à 58% en décembre.
En réaction à la période économique difficile de l’an dernier, la vaste majorité (80 %) des PME a posé un ou plusieurs gestes en vue d'améliorer la gestion de leur entreprise. Concrètement, 35 % des dirigeants de PME ont redéfini leur marché, 68 % ont mieux contrôlé leurs coûts d'opération et 13 % ont diversifié leurs sources de financement.
"Le nouvel indice de confiance est en lien avec les principaux indicateurs économiques, qui traduisent une reprise réelle, mais moins forte que prévue. Les leçons tirées de cette période difficile ont toutefois été bénéfiques car elles ont permis à plusieurs entrepreneurs de prendre du recul, de revoir leurs activités et leurs façons de faire, ce qui leur permettra de mieux rebondir pour faire face aux nouveaux enjeux. Au cours de la crise économique seulement 4 % ont diminué leurs exportations. En revanche, 3 % ont toutefois réussi à les augmenter, ce qui est encourageant. Signe encore plus stimulant, au cours des 12 prochains mois, la majorité des dirigeants de PME prévoient une augmentation nette de leurs employés", a soutenu Yvon Bolduc, Pdg du Fonds de solidarité FTQ.
Le recrutement de la main-d'œuvre (58 %) et le coût des opérations (50 %) sont toujours en tête des préoccupations des dirigeants de PME pour les 12 prochains mois. La montée du dollar canadien ne semble préoccuper que 14 % des dirigeants, tout comme le coût des matières premières qui ne préoccupe que 13 % d'entre eux. La compétition des pays émergents (7 %) et le protectionnisme américain (6 %) sont deux facteurs qui ont peu d'impact pour les PME.
Enfin, 61,7% des dirigeants de PME jugent que les conditions de financement seront plutôt favorables pour une entreprise comme la leur au cours des 12 prochains mois.
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[13 mai 2010]
Une industrie qui maintient le cap
Source: Magazine Circuit industriel
Par: Reine-May Crescence
À Québec comme partout ailleurs dans la province, l’industrie chimique maintient globalement son rythme de croisière. Si l’avenir est incertain pour des secteurs comme la pétrochimie ou le raffinage, d’autres sous-secteurs tels que les savons et produits de toilettes ou encore les saveurs et fragrances s’en tirent à meilleur compte grâce à cet esprit de compétitivité qui fait la force des entreprises québécoises. Pénurie de main-d’œuvre
Mais la problématique demeure toujours le manque de main-d’œuvre dans un domaine très spécialisé qui exige un transfert de connaissance entre les générations de travailleurs. De plus, l’industrie chimique n’a pas une bonne image à l’heure où l’on parle davantage d’environnement. « Pourtant, c’est une industrie qui s’est prise en main au niveau environnemental ces dernières années avec des réglementations très strictes », soutient Danielle Dunn, directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre de la chimie, de la pétrochimie et du raffinage (Coeffiscience). Dans les années à venir (et le comité sectoriel y travaille déjà !), l’industrie devra obligatoirement redorer son image et devenir plus attirant par la promotion dans les écoles d’une industrie propre qui pense aux générations futures en s’impliquant dans les bonnes pratiques de fabrication et l’environnement.
Les entreprises face à la crise
La compétitivité de Québec fait toute la différence dans l’industrie des produits chimiques au Québec. La crise financière n’a pas épargné les entreprises de ce secteur qui exportent beaucoup aux États-Unis ou ailleurs, mais globalement, l’industrie se maintient à un bon niveau de rendement, en terme d’emploi également, tout en offrant un potentiel réel de développement, indique Danielle Dunn. Comparée à l’Ontario qui représente la moitié de l’industrie chimique canadienne, l’industrie québécoise tire mieux son épingle du jeu dans ce contexte économique difficile. Les revenus ont davantage augmenté et la main-d’œuvre a moins diminué. Les revenus de l’industrie chimique au Québec affiche un taux positif de 8,7 alors qu’il est de 3.4 en Ontario. « C’est la compétitivité de Québec qui fait toute la différence », estime Mme Dunn. Pour poursuivre leur croissance, les entreprises doivent cependant miser sur la recherche et le développement pour être à l’avant-garde et donner à leurs produits une valeur ajoutée sans négliger l’aspect environnemental. Un gros défi !
Sous-secteurs en croissance
Dans cette industrie qui couvre un large éventail de secteurs allant de la fabrication de pesticides à la fabrication de peintures ou d’abrasifs, deux sous- secteurs sont nettement en croissance depuis 2002 : les savons, détachants et produits de toilettes ainsi que les peintures, revêtements et adhésifs. Cependant, ce dernier secteur qui a connu beaucoup de concentration d’entreprises est en structuration à l’heure actuelle. Un autre sous-secteur également se porte bien : les saveurs et fragrances.
Laboratoire nature inc
C’est le cas de Laboratoire nature Inc, une petite entreprise familiale installée à Québec depuis 1976, qui fabrique des produits capillaires et soins de la peau professionnels pour résoudre des problèmes très spécifiques comme le psoriasis, les pellicules, les chutes de cheveux. Des produits naturels qui sont exclusivement distribués dans les salons de coiffure et cliniques spécialisées. « Au début, l’entreprise n’avait pas la structure pour développer une gamme de produits répondant aux exigences actuelles. Nous avons fait une restructuration en 1992 pour mettre sur le marché des produits biodégradables et entièrement naturels. Même nos bouteilles sont recyclables. Si nous sommes encore là aujourd’hui, c’est grâce à cette politique environnementale », reconnaît Guillaume Rosa, le président de l’entreprise.
Laboratoire nature inc n’a pas à faire face à une grosse concurrence puisque l’entreprise n’exporte pas encore à l’étranger. Un marché qu’elle n’exclut pas de son plan d’affaires dans l’avenir. « Nous avons des projets de distribution au Canada à court terme, mais, dans un premier temps, on veut d’abord se concentrer sur le marché québécois pour consolider notre réseau. Parce qu’il ne s’agit pas seulement de vendre des produits, mais on doit aussi donner une formation au client puisqu’il s’agit de soins spécifiques. Le suivi est très strict. », explique M. Rosa. Pour l’heure, l’entreprise mise sur la recherche et le développement ainsi que l’agrandissement du laboratoire.
Quant à la crise financière, elle n’a pas eu vraiment d’impact sur le développement de la compagnie qui affiche même une belle croissance depuis quatre ans. « Cela s’explique parce que les salons de coiffure et cliniques auront toujours besoin de nos produits pour répondre aux exigences de leurs clients », constate Guillaume Rosa.
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[13 mai 2010]
L'immigration, une réponse partielle à la pénurie de main-d'oeuvre
Source: Le Devoir
Par: Alexandre Shields
Le Québec fait fausse route s'il espère régler la question de l'éventuelle pénurie de main-d'œuvre en ayant recours à l'immigration, selon ce qu'a fait valoir hier le démographe Marc Termote dans le cadre d'un colloque organisé par l'Institut de recherche en économie contemporaine. S'ils font partie de la solution, il n'en faudra pas moins retenir davantage les travailleurs plus âgés et accroître la productivité des entreprises.
«Il est inquiétant de voir que le Québec attend toujours les solutions des immigrants, a-t-il soutenu. Bien sûr, ça va faire augmenter le nombre d'habitants. Mais le problème n'est pas de savoir s'il faut faire augmenter le nombre d'habitants ad infinitum, le problème est de savoir si on peut, par l'immigration, empêcher un éventuel déclin démographique. Et tous les scénarios démontrent que ça dépend beaucoup plus de la fécondité et de l'immigration interprovinciale.» Or la fécondité est ici insuffisante pour assurer le remplacement des générations et le solde migratoire du Québec est négatif, a-t-il précisé.
Qui plus est, a poursuivi M. Termote, «l'impact de l'immigration internationale sur le revenu par habitant et sur le taux de chômage d'une population est nul. Il est temps qu'on accepte cette réalité. On dit toujours qu'on va faire venir des immigrants pour augmenter le niveau de revenus par habitant. Ce n'est pas vrai. On fait augmenter le PIB. C'est normal parce qu'il y a trop peu d'immigrants pour que ça bouge. Et on ne peut pas avancer que les immigrants volent nos jobs.»
Le démographe a toutefois précisé que l'apport de l'immigration peut se faire sentir concrètement dans certaines régions. Au Québec, on parle essentiellement de l'île de Montréal, qui absorbe plus de 80 % des nouveaux arrivants. Le problème, estime M. Termote, c'est que la métropole n'est pas véritablement partie prenante aux discussions liées à ce dossier névralgique pour leur développement. «On discute toujours de l'immigration au niveau de l'ensemble du Québec ou du Canada. Mais l'immigration n'est pas au Québec ou au Canada, elle est à Montréal, à Toronto ou à Vancouver. C'est là que ça se passe.»
Il plaide donc pour un engagement beaucoup plus important des municipalités dans l'élaboration des politiques d'immigration de la province. Depuis 2006, le gouvernement favorise les immigrants détenant une formation susceptible de contribuer à combler les pénuries. Le hic, c'est que «les pénuries sont définies au niveau national alors qu'elles sont locales», a dit M. Termote.
Meilleure intégration
André Grenier, coordonnateur, analyste du marché du travail chez Emploi-Québec, a fait valoir pour sa part qu'«une immigration plus importante répondra à une partie des besoins de main-d'oeuvre» des prochaines années. Cette année, le Québec devrait ainsi accueillir 55 000 nouveaux arrivants, contre 45 000 en 2008.
Il faudra toutefois mieux les intégrer au marché du travail. Le fait que le taux de chômage soit plus élevé chez les nouveaux arrivants — 11 % au Québec — prouve d'ailleurs le besoin d'une meilleure intégration. Sans quoi, a rappelé M. Grenier, ils risquent de partir pour une autre province offrant de meilleures perspectives. Une chose que le Québec ne peut se permettre. Déjà, on constate que plusieurs partent. Par exemple, 27 % des immigrants arrivés ici en 1998 avaient quitté la province 10 ans plus tard. En moyenne, 20 % des nouveaux arrivants ne demeurent pas dans la province.
Toutefois, malgré la hausse de l'immigration, l'Institut de la statistique du Québec constate que la population active — les 15 à 64 ans — devrait décroître à partir de 2014. Au point où cela pourrait freiner la croissance économique, selon le Conference Board.
Selon ce qui est ressorti du colloque de l'Institut de recherche en économie contemporaine, il faudra donc aussi faire des gains du côté des travailleurs de 55 ans et plus. Selon certaines données, on pourrait aller chercher un gain de plus de 100 000 travailleurs dans cette tranche d'âge. Et près de 45 % de la croissance de la main-d'oeuvre de 2008 à 2018 proviendrait des 65 ans et plus.
Il faudra aussi miser sur la productivité, selon ce qu'a souligné très clairement M. Grenier au cours de sa présentation. «Malgré des ressources humaines parmi les plus qualifiées au monde, les entreprises québécoises traînent la patte en matière de croissance de la productivité. Les carences en matière d'innovation et d'organisation du travail nous coûtent cher.» En 2008, le Québec aurait occupé le 17e rang parmi les 20 premiers pays de l'OCDE.
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[12 mai 2010]
Travaillants, les Québécois
Source: La Presse
Par : Stéphane Paquet
(Montréal) «La bonne nouvelle, c'est qu'on n'est pas des paresseux, quoi qu'en pense M. Bouchard!»
La boutade touchant l'ancien premier ministre québécois vient d'André Grenier, coordonnateur de l'analyse du marché du travail à Emploi Québec. En examinant la participation au marché du travail dans différentes juridictions, il arrive à la conclusion que le Québec est dans le peloton de tête des grandes économies.
Ainsi, le taux d'activité - qui comprend les travailleurs et chômeurs sur la population des 15 à 64 ans - était de 77,3 au Québec en 2008. Des pays du G7, seul le Canada fait mieux, avec 78,6%.
Derrière le Québec, on retrouve le Royaume-Uni (76,8%, même si là, la population active est calculée à partir de 16 ans, comme aux États-Unis); l'Allemagne, deuxième exportateur mondial, arrive à 75,9%, suivie des États-Unis, à 75,3%. Le cancre du G7 est définitivement l'Italie, avec 63% de taux d'activité. La moyenne des pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) est de 70,8%, soit 6,5 points derrière le Québec.
Le taux d'activité «devrait plafonner à près de 80% dans la seconde moitié de la présente décennie, une limite que les pays les plus avancés peinent à franchir», a indiqué M. Grenier hier matin, dans le cadre d'un colloque sur la main-d'oeuvre organisé par l'IREC, l'Institut de recherche en économie contemporaine.
«Chez les moins de 55 ans, le Québec a rattrapé le Canada», a-t-il souligné, se basant cette fois-ci sur des données de 2009. Dans le groupe d'âge des 55-64 ans, le taux d'activité au Canada est toutefois de 6 points plus élevé qu'au Québec.
Il souligne que le marché du travail québécois va atteindre en 2018 «la limite de sa capacité de création d'emplois». Il devra donc, s'il veut continuer à prospérer, augmenter sa productivité.
Et l'immigration?
Dans une autre présentation, le démographe Marc Termote a tenté de dégonfler l'idée selon laquelle l'immigration est une clé de cette prospérité future. «L'immigration fait baisser le niveau d'activité», a-t-il dit.
La raison: les immigrants sont moins présents sur le marché du travail que les Québécois qui sont nés au Canada.
Au mieux, a-t-il reconnu, les nouveaux arrivants peuvent avoir un impact économique au niveau des villes, comme Montréal, Toronto ou Vancouver, qui en reçoivent plus que le reste du territoire.
Dans l'ensemble, l'immigration ne serait donc pas la panacée annoncée par certains. «L'impact sur le PIB (produit intérieur brut) par habitant est nul», dit le démographe. Ce qui signifie aussi, a-t-il précisé, qu'«on ne peut pas avancer que les immigrants volent nos jobs».
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[26 avril 2010]
La reprise de l'emploi
La Presse du 8 avril 2010
Par : Stéphane Paquet
(Montréal) Si les prévisions des économistes sont bonnes, Statistique Canada annoncera demain que l'économie canadienne a créé 26 000 emplois en mars, portant le total des emplois récupérés depuis le creux de la dernière récession, en juillet, à quelque 185 000. Le Québec remonte la pente particulièrement vite.
Chez Beenox, à Québec, on embauche à pleine porte. Depuis juillet, le nombre d'employés de ce concepteur de jeux vidéo a progressé de plus de 10%, à 345 personnes. Dans les prochaines semaines, une centaine d'autres feront leur entrée dans les studios du boulevard Charest.
Ce qui explique la poussée de croissance de cette toute jeune entreprise? Un projet-pilote pour tester des jeux mis sur pied en 2007 et qui a bien tourné. «On teste les jeux faits en Californie», explique la responsable des communications, Virginie Faucher.
Beenox, entreprise québécoise achetée par la californienne Activision il y a cinq ans, fait donc partie de ce lot d'entreprises pour qui le temps n'est pas à la récession, mais à l'embauche. Son secteur - information, culture et loisirs - se classe parmi les cinq gagnants de la reprise de l'emploi au Québec, selon des données fournies à La Presse Affaires par les économistes de Desjardins.
Les autres secteurs qui ont procédé à un nombre notable d'embauches sont, dans l'ordre: la santé, l'hébergement et la restauration, les services professionnels, scientifiques et techniques de même que le commerce.
Même si le secteur de la santé est celui qui a créé le plus d'emplois depuis le creux de juillet, tant au Québec qu'au Canada, la majorité des travailleurs qui sont retournés au boulot au cours des derniers mois ont trouvé leur job dans le secteur privé. Mais attention, lance Joëlle Noreau, économiste principale au Mouvement Desjardins, les données statistiques sur une base mensuelle sont plus volatiles. «Si on avait pris les données un mois plus tard, en août, le secteur public serait le grand gagnant (au Canada).»
Aussi, on s'en rend compte en parlant avec certains de ceux qui ont embauché dans les derniers mois, l'argent public n'est pas très loin des emplois privés.
Prenez Teknika HBA, la deuxième plus vieille firme de génie-conseil du Québec, qui emploie 1060 personnes dans la province. Actuellement, Teknika cherche à combler 65 postes, de techniciens, d'ingénieurs ou de chimistes.
«On a été très, très privilégiés, souligne la directrice des ressources humaines, Alexandra Lebel. On n'a pas du tout été touchés par la récession et ça, en majeure partie grâce aux travaux d'infrastructure, tout l'argent qui a été investi par le gouvernement du Québec.»
Les ingénieurs font partie des services professionnels, scientifiques et techniques et ont vu leur nombre augmenter de 12 500 au Québec depuis juillet et de 19 200 dans l'ensemble du Canada.
Même dans une entreprise comme Beenox, on souligne qu'un des avantages de la filiale québécoise est le plus faible coût de sa main-d'oeuvre, moins chère que sur la côte ouest américaine. «En plus, il y a un crédit d'impôt qui fait qu'on est compétitif», souligne Mme Faucher. Ce crédit dans le secteur du multimédia représente 37,5% des salaires des employés.
L'économiste du Mouvement Desjardins note quelques différences importantes entre la reprise de l'emploi au Canada et celle du Québec. En plus d'être plus vigoureuse jusqu'à présent, celle du Québec repose sur un plus grand nombre de secteurs, note Mme Noreau.
Elle souligne aussi une faiblesse particulière à l'économie québécoise: le secteur manufacturier. Si le Canada a réussi à retrouver des emplois dans ce secteur dans les sept derniers mois grâce à une reprise du secteur automobile ontarien, le Québec, lui, en a encore perdu. «C'est nous qui avons le gros du bois et des pâtes et papiers», souligne-t-elle, un secteur où les fermetures d'usine se poursuivent.
Sortie de crise
Ces données sur la création d'emplois nous apprennent aussi que le Québec a déjà récupéré 72% des emplois perdus pendant la dernière crise, selon les calculs de Desjardins. Dans l'ensemble du Canada, c'est à peine 38% et 31% quand on exclut le Québec des données canadiennes.
La question qu'on peut se poser est la suivante: que se passera-t-il quand les milliards publics se tariront et que le contrôle des déficits et de la dette reprendra de l'importance? Le privé prendra-t-il la relève?
Un début de réponse se trouve dans les documents budgétaires déposés la semaine dernière. Québec prévoit que les investissements privés non résidentiels seront en hausse d'un maigre 1,5% en 2010, après avoir chuté de 15% en 2009. Les investissements publics non résidentiels, comme les routes et les barrages, ont progressé de 50% entre 2006 et 2009 et croîtront encore de 8,8% en 2010 pour atteindre 21,9 milliards, soit presque 2 milliards de plus que le privé.
Météo
Outre l'agent public, d'autres facteurs moins fondamentaux ont aussi joué sur l'embauche au Québec ces derniers mois. Un exemple: la météo.
Si celle-ci a été mauvaise pour les conducteurs de chasse-neige, les restaurateurs, eux, en ont profité. Au restaurant Le Newtown, rue Crescent à Montréal, le directeur général David Tanguay est actuellement en processus d'embauche.
«Les températures étaient clémentes, dit-il. En janvier, février et mars, les gens sont sortis.»
Il a donc dû embaucher des employés d'été plus tôt que les autres années. Ils seront donc un mois et demi plus longtemps sur le marché du travail, à servir vin et bisque de homard sur la terrasse.
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[26 avril 2010]
Les canadiens s'estiment compétents
Source: La Presse
Par : Vincent Brousseau-Pouliot
(Montréal) Le patron ne veut plus de vos services? Au suivant, disent les Canadiens, qui ont davantage confiance en leurs aptitudes professionnelles. Pas moins de 75% d'entre eux estiment avoir les compétences nécessaires pour se trouver un nouvel emploi aussi intéressant que leur poste actuel, selon un sondage du gouvernement fédéral que La Presse Affaires a obtenu.
La confiance règne particulièrement au Québec, où 82% des répondants estiment avoir la formation professionnelle nécessaire afin de dénicher un travail aussi sinon plus intéressant que leur emploi actuel. La province où les travailleurs ont le plus confiance en leurs aptitudes? La Colombie-Britannique, où 84% des répondants sont satisfaits de leur formation.
Avec une telle foi en leur formation, il n'est pas étonnant que les Canadiens soient hésitants à retourner sur les bancs d'école. Selon le sondage réalisé par Ipsos Reid pour le compte de Ressources humaines et Développement des compétences Canada, 57% des Canadiens ne retourneraient pas aux études pour parfaire leur formation, par manque d'intérêt (36%) ou par manque de ressources financières (21%).
Parmi les 39% de sondés qui envisageraient un retour à l'école, 23% étudieraient à temps partiel et 16% à temps plein.
Ottawa rassuré
S'ils étaient à la recherche d'un emploi, 74% des Canadiens auraient recours à une formation liée à leur emploi et 48% à une mesure d'aide pour démarrer une entreprise. Un enthousiasme qui rassure la ministre fédérale Diane Finley. «Nous ne pouvons pas faire de choix à la place des gens, mais il y a plusieurs mesures offertes aux gens qui se cherchent un emploi, dit la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences. Nous offrons aussi beaucoup de flexibilité aux provinces pour leurs propres programmes.»
La ministre Finley, qui a participé à une réunion des ministres du Travail du G20 la semaine dernière à Washington, est satisfaite de la situation de l'emploi au pays.
Le Canada, un leader ?
«Les experts avaient prévu que le taux de chômage serait de 10% ou moins, dit la ministre conservatrice. Dans les circonstances, je suis très heureuse que le taux de chômage soit à 8,2%. À Washington, les autres pays ont dit que le Canada est clairement le leader dans le processus de renouvellement de sa main-d'oeuvre. Même durant une récession, il y a des régions où nous n'avons pas assez de gens avec les compétences nécessaires pour occuper certains emplois. C'est notre but d'aider les personnes à acquérir ces compétences afin d'éliminer la sous-qualification. Malheureusement, parfois, les emplois perdus ne reviennent pas.»
Le sondage du gouvernement fédéral a été mené en octobre dernier auprès de 1003 Canadiens. Sa marge d'erreur est de 3,1%, 19 fois sur 20. Le sondage ainsi qu'une série de groupes de discussion tenus dans cinq villes du pays, dont Trois-Rivières, ont coûté 80 475$ au gouvernement fédéral.
Avec la collaboration de William Leclerc
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Pas de déménagement!
L'un des obstacles les plus importants pour se trouver un emploi au Canada? Le camion de déménagement. Pour 68% des Canadiens, un déménagement dans une autre ville est un obstacle dans la recherche d'emploi. Mais 30% des Canadiens ne verraient pas de problème à changer de ville pour se trouver un nouvel emploi. La proportion de répondants prêts à déménager pour des raisons professionnelles atteint 38% au Québec, selon un sondage du gouvernement fédéral. - Vincent Brousseau Pouliot
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[26 avril 2010]
Le défi de la main-d'oeuvre : le recrutement
Journal Les Affaires du 17 au 23 avril 2010
Par: Jean-François Barbe
L'inquiétude augmente dans le Centre-du-Québec. La récession a masqué le problème numéro un de la région : le manque de main-d’œuvre. En octobre dernier, le directeur général du Groupe Soucy, Eric Ellyson, affirmait que son entreprise avait annulé un contrat dans les sept chiffres à cause de la pénurie de travailleurs spécialises. « À part la fermeture de Camoplast, survenue en janvier 2009 à Princeville, les avis de licenciement ont été peu nombreux », dit Eric Lampron, analyste du marche du travail à Emploi Québec.
Malgré la récession, les entreprises de la région n'ont pas mis à pied leurs employés de peur qu'ils n'aillent travailler ailleurs. Certaines d'entre elles ont eu recours au temps partage, mesure grâce a laquelle Ottawa compense le salaire perdu. « Nous voulions garder nos employés, particulièrement les plus jeunes », confirme Alexis Boulanger, directeur de Roland Boulanger & Cie, un manufacturier de moulures de Warwick. D'autres ont fait appel à des programmes de subventions à la formation de la main-d’œuvre. « Dans le Centre-du-Québec, 800 employés ont ainsi été formes, au lieu d'être mis au chômage », précise M. Lampron.
Recruter à l'étranger
Certaines entreprises ont dû recruter à l’étranger. Vertisoft, par exemple, vient d'embaucher un programmeur en Inde et elle embauchera bientôt en France. « D'autres entreprises n'auront pas le choix et feront la même chose », croit René Thivierge, directeur de la Corporation de développement économique des Bois Francs. Mario Couture, économiste principal au Mouvement Desjardins, craint le pire si la situation perdure. « Le risque, c'est d'en venir à délocaliser la production, faute d'employés », dit-il.
Il faut dire que, contrairement aux régions de Lanaudière et des Laurentides, le Centre-du-Québec attire peu de nouveaux résidents. Moins de 500 par an au cours des années 2000, avec un pic de 990 en 2008. À Drummondville, on tente de prendre les devants. La Société de développement économique de Drummondville (SOED) a crée un poste de commissaire à l'emploi il y a un an. « Nous aidons les entreprises à recruter la main-d’œuvre manquante à l'extérieur de la région », dit Martin Dupont, directeur de la SDED. Dans la MRC d’Athabaska, on veut encourager le maillage d'entreprises. « II faut favoriser Ie partage des ressources. Par exemple, une entreprise qui a moins de contrats pourrait vendre du temps-machine à une autre entreprise qui a, elle, un surplus de contrats », dit M. Thivierge.
Encourager la Recherche & Développement
Face au défi de la main-d’œuvre, une des solutions est d'accroitre l'automatisation de façon à diminuer l'apport de la main-d’œuvre. « En matière de R-D, la région investit davantage dans les procédés que dans les produits. Ce qui reflète le poids de secteurs associés à un faible niveau technologique », dit Herve Duff, spécialiste en économie régionale, qui a travaille longtemps pour le gouvernement fédéral. Comment favoriser davantage l’innovation? « En associant les entreprises locales à des centres de recherche », répond Georges Arsenault, directeur régional à Développement Économique Canada. Un exemple : Abrafab, un fabricant de disques abrasifs de Drummondville qui entreprend un projet de R-D avec le Conseil national de recherche Canada. Le but : accroitre la productivité par l'automatisation des procèdes et l'obtention de brevets.
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[26 avril 2010]
Baisse des accidents et maladies liés au travail
Source: La Presse, 26 avril 2010
Par: Paul Journet
Les accidents et maladies au travail diminuent chez les employés couverts par la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSST). De 2000 à 2009, ils ont chuté de près de 30%. Et ce, même si le nombre de travailleurs couverts a augmenté de 300 000.
C'est ce qui ressort des dernières statistiques de la CSST, que La Presse a obtenues. Elles seront rendues publiques mercredi, journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail.
L'année dernière, les accidents (91 380) et maladies (4217) liés au travail (le médecin traitant du travailleur doit prouver qu'il y a un lien entre l'emploi et la maladie) ont été à leur plus bas niveau depuis 1989, début de l'actuelle méthode de calcul.
«Malgré ces progrès, on ne s'assoit pas sur nos lauriers, indique Alexandra Reny, porte-parole de la CSST. Un accident reste toujours évitable. Un accident, c'est un accident de trop.»
Elle rappelle que jeudi dernier, un col bleu est mort au travail après avoir fait une chute de plus de 30 pieds, à une station d'épuration située en bordure du boulevard Gouin.
En 2008, on a dénombré 745 chutes dans le domaine de la construction seulement sur le territoire de Montréal, dont 4 mortelles. «C'est très préoccupant», avoue-t-elle.
Mais elle indique que malgré tout, dans l'ensemble, les chiffres prouvent que les plans d'action de la CSST fonctionnent.
Dans les dernières années, la Commission en a conçu trois pour des secteurs particulièrement à risque: la construction, les machines et les jeunes travailleurs. Résultats depuis la mise en place de ces plans d'action: une baisse de 20% des accidents en construction, de 28% des accidents avec des machines et de plus de 50% des accidents chez les jeunes travailleurs.
En quoi consistent ces plans? «Par exemple, en construction, les inspecteurs font plus de visites, explique-t-elle. Et c'est tolérance zéro pour certains éléments, dont les risques de chute et le travail avec les lignes électriques. S'il y a infraction, on ne donne donc pas d'avertissement. On donne tout de suite une amende, et on peut fermer le chantier.»
En juillet, la valeur des amendes augmentera aussi pour la première fois depuis 1989, à la suite d'une décision du ministère du Travail. Quant aux inspecteurs qui imposent ces amendes, leur nombre reste le même depuis quelques années, environ 300.
Même si ces mesures coercitives semblent être efficaces, Mme Reny estime que la sensibilisation et la prévention le sont encore plus. Outre ces trois plans d'action, elle indique que la CSST veut s'attaquer aux maladies professionnelles, notamment les troubles musculo-squelettiques (tendinites, bursite, etc.) et les troubles chroniques qui entraînent une absence prolongée. «Pour la santé des travailleurs et aussi pour bien gérer le régime et éviter des coûts importants, on veut les prévenir.»
En chiffres
Nombre de travailleurs couverts en 2000 : 2 823 366
Nombre de travailleurs couverts en 2009 : 3 126 000
Accidents de travail et maladies professionnelles en 2000 : 143 517
Accidents de travail et maladies professionnelles en 2009:95 597
En 2008 : 38 morts par 100 000 travailleurs couverts au Québec
Moyenne canadienne: 7,24 morts par 100 000 travailleurs couverts
(Source: CSST)
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Lois et règlements
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[14 juillet 2010]
Pétrole gaspésien Québec enthousiaste
Source : Radio-Canada, lundi 12 juillet 2010
Par : Radio-Canada
[En ligne] : http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2010/07/12/005-petrole-loi-quebec.shtml
Selon la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, le Québec pourrait obtenir son indépendance énergétique grâce à son extraordinaire potentiel gazier et énergétique.
« On ne peut pas passer à côté de pareilles opportunités, surtout en milieu terrestre. Il y a un enjeu lié à l'indépendance énergétique du Québec. Actuellement on est 100 % dépendant de tout ce qu'on consomme en matière de pétrole et de gaz, notre gaz vient de l'Ouest canadien, notre pétrole des pays étrangers », commente celle qui est aussi vice-première ministre du Québec.
Projet de loi à l'automne
La ministre Normandeau compte déposer un projet de loi sur les hydrocarbures dès cet automne. On veut s'assurer, dit-elle, de contrôler nos propres leviers de développements en mettant en valeur les ressources que contient le sous-sol québécois. Les activités d'exploitations gazières et pétrolifères du Québec sont actuellement encadrées par la Loi sur les mines et la Loi sur les terres du domaine de l'État.
Selon Nathalie Normandeau, une modification s'impose. Québec souhaite ainsi se doter d'une structure mieux adaptée au développement de l'industrie pétrolière et gazière. « Notre volonté, au même moment où le projet de loi sera déposé, c'est de travailler à la modernisation du cadre réglementaire qui accompagnerait cette nouvelle loi », explique la ministre. Québec est bien conscient que l'exploitation des hydrocarbures inquiète une partie de la population.
Lorsque la compagnie rimouskoise Junex a annoncé le mois dernier qu'elle comptait exploiter le pétrole du puits de Galt, près de Gaspé, le Conseil de l'environnement de la Gaspésie et celui des Îles-de-la-Madeleine ont fait part de leurs réserves. Québec a entendu ces craintes, assure Nathalie Normandeau. On veut vraiment créer, ajoute Mme Normandeau, un environnement d'affaires intéressant, mais en même temps faire appel aux plus hauts standards en matière d'environnement.
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[15 juin 2010]
Le ministre Sam Hamad dépose un projet de loi pour mieux protéger les travailleurs lors d'une fermeture d'usine
Source: Portail Québec 11 juin 2010
QUÉBEC, le 11 juin /CNW Telbec/ - Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre du Travail, M. Sam Hamad, a déposé aujourd'hui à l'Assemblée nationale le projet de loi no 111, Loi modifiant la Loi sur les normes du travail afin de favoriser l'exécution réciproque de décisions ordonnant le paiement d'une somme d'argent. «Les changements proposés n'ont qu'un seul objectif : mieux défendre les droits des travailleuses et des travailleurs. L'adoption de ce projet de loi permettrait à la Commission des normes du travail de faire exécuter dans les autres provinces une ordonnance pour des sommes dues à des salariés lorsque leur employeur fautif n'a plus d'entités au Québec», a indiqué le ministre du Travail. Ce mécanisme de réciprocité serait particulièrement utile dans le cas où un employeur a développé ses affaires dans plusieurs provinces ou dans des régions limitrophes à deux provinces, comme en Outaouais, ou lorsqu'il cesse ses activités dans l'une d'elles pour les concentrer dans une autre. Il serait plus facile de recouvrer des salaires impayés dans une situation où un employeur a des actifs insuffisants au Québec, mais qu'il en détient ailleurs. Le Québec est la seule province ou territoire qui n'a pas encore adhéré au système d'exécution réciproque des ordonnances sur les normes d'emploi en vigueur au Canada. En plus de pouvoir faire exécuter ses décisions ailleurs au pays, la Commission des normes du travail pourrait répondre aux demandes de même nature provenant d'autres administrations canadiennes. L'adoption du projet de loi confèrerait aussi à la Commission des normes du travail le pouvoir de conclure des ententes avec d'autres gouvernements en vue de l'application des lois et des règlements qu'elle administre.
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[9 juin 2010]
Droit de l'environnement
La Nouvelle Édition, juin 2010
Par: Paul R. Granda de Gowling Lafleur Henderson
PROJET DE RÈGLEMENTATION SUR LA REDEVANCE EXIGIBLE POUR L’UTILISATION (l)
Le 12 août 2009 le Règlement sur la déclaration des prélèvements d’eau a été adopté et a pour objet, notamment, d’établir, pour les préleveurs d’eau dont les prélèvements totalisent un volume moyen quotidien de 75 m3 ou plus,des exigences relatives à l’obligation de déclarer leurs activités et tous les sites de prélèvement d’eau qu’ils possèdent (prises d’eau, puits, déviations de cours d’eau, etc.) ainsi que de mesurer ou d’évaluer mensuellement les volumes d’eau prélevée à chacun des points de prélèvement et de transmettre une déclaration annuelle au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Comme suite à cette réglementation, le gouvernement a publié dans la Gazette Officielle du 5 mai dernier le Projet de Règlement sur la redevance exigible sur l’utilisation de l’eau. Une période de consultation de 60 joursest présentement en cours.
Ce projet de règlement a donc pour objet d’établir une redevance pour l’utilisation de l’eau pour le secteur industriel, que cette eau provienne d’un système de distribution d’eau ou qu’elle soit prélevée directement à même l’eau de surface ou souterraine. Toute action visant l’abaissement ou la dérivation des eaux souterraines est assimilée à une utilisation de l’eau. Les activités visées par le projet de règlement sont :
1. La production d’eau en bouteille ou dans d’autres contenants, que cette eau soit destinée à la consommation humaine ou non;
2. L’extraction minière, l’exploitation en carrière et l’extraction de pétrole et de gaz;
3. Les activités de fabrication désignées à l’annexe jointe au projet de règlement dont celles de fabrication d’aliments, de boissons et de produits de tabac, de textiles, de produits textiles, de vêtements, de produits en cuir, de produits en bois et du papier, de produit du pétrole et du charbon, de produits chimiques, de produits en plastique et en caoutchouc, de produits minéraux non métalliques, de produits métalliques, de machines, de produits informatiques et électroniques, de matériel, d’appareils et decomposantes électriques, de matériel de transport, de meubles et de produits connexes ainsi que des activités diverses de fabrication, d’impression et activités connexes de soutien et de première transformation de métaux
,toutes ces activités étant désignées au Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN) 2007.
Selon le projet de règlement, toute personne dont l’activité entraine l’utilisation d’un volume d’eau moyen de 75 m3 ou plus par jour est donc assujettie à une redevance pour l’utilisation de l’eau. Ce volume est calculé sur la base de la quantité mensuelle d’eau utilisée, divisée par le nombre de jours d’utilisation dans le mois visé et la redevance est établie en fonction du volume d’eau utilisée au cours d’une année. Le taux de la redevance serait fixée à 0,07$ par mètre cube d’eau utilisée pour certains grands utilisateurs, soit les secteurs de la production d’eau embouteillée, la fabrication de boissons, la production de marinades et de conserves de fruits et de légumes, la fabrication de produits minéraux nonmétalliques, la fabrication de pesticides, d’engrais et d’autres produits chimiques agricoles, la fabrication de produits chimiques inorganiques ainsi que certaines activités d’extraction de pétrole et de gaz. Un autre taux, moindre, de 0,0025$ par mètre cube d’eau utilisée est fixé pour d’autres secteurs industriels, soit l’extraction minière, l’exploitation en carrière, l’extraction de pétrole et de gaz et la fabrication. Le projet de règlement prévoit par ailleurs l’obligation de mettre en place un équipement de mesure dans un délai de 24 mois suivant son entrée en vigueur. Les exigences relatives à l’installation, au fonctionnement, à la vérification et la prise demesure par un tel équipement de mesure ou selon une méthode d’estimation ainsi que la tenue d’un registre doit se faire conformément aux exigences du Règlement sur la déclaration des prélèvements d’eau. Il convient de souligner que pour les utilisateurs dont l’eau provient d’un système de distribution d’eau, il est prévu que ces personnes devront transmettre aux MDDEP une déclaration mentionnant le système de distribution d’où provient l’eau utilisée, l’activité pour laquelle l’eau est utilisée et le volume d’eau utilisé.
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[8 juin 2010]
Dernier sprint pour l'équité salariale
Source: Le Catalyseur de Juin 2010
Par: CoeffiScience
D'ici le 31 décembre 2010, les différentes entreprises québécoises devront conclure leurs travaux relatifs à la loi sur l'équité salariale, sans quoi elles s'exposent à des plaintes de ses employés à la commission des relations de travail. Les employeurs visés par la loi sont ceux qui ont plus de 10 travailleurs. Pour plus d'information, consulter le site Internet de la commission de l'équité salariale www.ces.gouv.qc.ca.
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Actualité économique et internationale : secteur Chimie
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[18 août 2010]
Les engrais: le nouveau champ de bataille
Source: La Presse, mercredi le 18 Août 2010
Par: Philippe Mercure
[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/energie-et-ressources/201008/17/01-4307425-les-engrais-le-nouveau-champ-de-bataille.php
Un «vol»: voilà comment PotashCorp(POT.TO) qualifie le raid hostile lancé contre elle par le géant minier BHP Billiton, qui offre 38,6 milliards US pour s'emparer de ce leader mondial de l'engrais établi en Saskatchewan. Et selon les analystes, ce nouveau bras de fer montre que la saison de la chasse est repartie de plus belle dans le secteur des ressources naturelles.
BHP Billiton a offert 130$US par action de PotashCorp, une prime de 16% par rapport au prix de fermeture de lundi. Mais l'offre n'a pas du tout plu au numéro un mondial de l'engrais, dont le siège social est à Saskatoon.
«Je ne dis pas que nous sommes opposés à la vente. Ce que je dis, c'est que nous sommes opposés à un vol de la compagnie», a lancé le président et chef de la direction de PotashCorp, Bill Doyle, jugeant le prix offert «grossièrement inadéquat» et refusant toute discussion avec BHP tant que l'offre n'est pas bonifiée.
L'action de PotashCorp avait frôlé les 250$ il y a deux ans à peine, avant de dégringoler pendant la crise financière.
Le marché s'attend aussi clairement à une surenchère, soit de BHP, soit d'une entreprise concurrente. L'action de PotashCorp a bondi de 30,11$ ou 25,7% hier pour clôturer à 147,34$, donc significativement au-dessus du prix offert par BHP.
PotashCorp a aussi répliqué à l'offensive de BHP en adoptant une pilule empoisonnée, ou dragée toxique, en cas de prise de contrôle. La mesure, qui doit être approuvée par le TSX, permettrait d'émettre des actions supplémentaires aussitôt qu'un groupe annonce son intention d'acquérir plus de 20% des actions de l'entreprise.
La pilule empoisonnée vise aussi à donner le temps à PotashCorp d'étudier les offres qui pourraient venir.
Vers une vague de fusions et d'acquisitions
Avec la canadienne Agrium qui annonçait lundi qu'elle mijote une acquisition en Australie et les producteurs d'or qui s'achètent l'un l'autre à un rythme record depuis le début de l'année, l'offre de BHP sur PotashCorp fait dire aux analystes qu'après le calme de la crise financière, la saison de la chasse est repartie de plus belle dans le monde des ressources naturelles.
«C'est un phénomène qui risque de prendre beaucoup d'ampleur, confirme Mathieu d'Anjou, économiste principal au Mouvement Desjardins. Avant la crise, il y avait beaucoup de mouvement dans les matières premières, puis c'est tombé au neutre pendant la crise financière. Là, on sent que c'est en train de revenir. C'était déjà commencé dans certaines matières premières et ce matin, c'est plus clair que jamais.»
Le cas de PotashCorp, dont l'action végétait à la moitié de sa valeur d'il y a deux ans avant l'offre de BHP, illustre bien pourquoi les fusions et acquisitions sont intéressantes actuellement.
«BHP voit ça comme une bonne occasion», résume simplement M. D'Anjou, qui souligne que PotashCorp est loin d'être la seule aubaine sur le marché en ces temps d'instabilité boursière.
«L'autre chose, c'est que les compagnies sont assises sur des montagnes de liquidités, ajoute Stéfane Marion, économiste en chef à la Banque Nationale. La crise du crédit a amené énormément d'incertitude et les entreprises ont préféré monter des montagnes de liquidités et attendre. Mais à un moment donné, tu te dis que l'économie mondiale est encore en croissance et tu veux redéployer tes ressources.»
Ajoutez à cela des banques qui recommencent à prêter et vous avez toutes les conditions d'une nouvelle vague de fusions et acquisitions, et pas seulement dans les ressources naturelles, croit M. Marion.
«Toutes les compagnies dont les bénéfices dépendent de la vigueur de l'économie mondiale sont concernées», croit l'économiste.
Selon ses chiffres, il se fait environ pour 400 milliards US de fusions et acquisitions dans le monde actuellement chaque trimestre, un chiffre qui correspond aux niveaux de 2005 et qui est bien loin des 1300 milliards US atteints lors de l'euphorie de 2007.
«Compte tenu que l'économie mondiale continue de croître, qu'il y a beaucoup de liquidité dans le système et que les entreprises ont assaini leur bilan de façon très considérable pendant la crise, je pense qu'on est en droit de s'attendre à quelque chose d'un peu plus significatif au cours des prochains trimestres», prédit l'économiste.
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[18 août 2010]
La biométhanisation: une technologie qui fait jaser!
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[23 juillet 2010]
Akzo Nobel : En tête à Amsterdam après des résultats
Source:Tradingsat
[En ligne]:http://www.tradingsat.com/actu-bourse-158891-NL_AKZ.html
(CercleFinance.com) - AkzoNobel se distingue en tête de l'AEX25 à Amsterdam, en hausse de 4,5% à 45,7 euros, profitant de la publication des trimestriels supérieurs aux attentes, notamment un résultat net de 273 millions d'euros pour son deuxième trimestre 2010, en croissance de 76%.
Ce résultat net s'avère ainsi nettement supérieur à l'estimation d'ABN Amro de 202 millions et au consensus de 212 millions en consensus.
Le groupe de chimie néerlandais a accru de 21% son EBITDA à 614 millions, soit une marge de 15,7% supérieure de 0,6 point à l'estimation moyenne des analystes. Il atteint ainsi déjà son objectif d'une marge de 14% fixée initialement pour 2011.
Traduisant le redressement de la conjoncture économique, le chiffre d'affaires a augmenté de 13% à 3,91 milliards (consensus à 3,68 milliards), une croissance gonflée à hauteur de huit points de pourcentage par un effet de change favorable.
Les pôles enduits de performance et chimie de spécialité ont réalisé des croissance à deux chiffres grâce à des volumes plus élevés, alors que les peintures décoratives ont vu leur revenus augmenter de 8%.
Copyright (c) 2010 CercleFinance.com. Tous droits réservés.
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[24 juin 2010]
Avec Cognis, le géant de la chimie BASF tente de stabiliser ses revenus
Source: Le Monde, 24 juin 2010
Par: Yves Mamou [En ligne]: http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/06/24/avec-cognis-le-geant-de-la-chimie-basf-tente-de-stabiliser-ses-revenus_1378052_3234.html
Un an après l'acquisition du suisse Ciba, le chimiste allemand BASF, leader mondial du secteur, a annoncé, mercredi 23 juin, le rachat de son compatriote Cognis pour 3,1 milliards d'euros. Ancienne division chimique de Henkel, Cognis - qui emploie 5 500 personnes et a réalisé un chiffre d'affaire de 2,6 milliards d'euros en 2009 - appartenait jusqu'ici aux fonds Goldman Sachs Capital Partners et Permira.
Le règlement passe par un paiement cash de 700 millions d'euros aux fonds. La reprise de dette (2 milliards d'euros) et les provisions pour les retraites (500 millions) font monter la facture à plus de 3 milliards d'euros. Le rachat de Cognis par BASF est significatif du mouvement de fond affectant les grands groupes chimiques. Echaudés par la crise financière de novembre 2008, qui leur a fait perdre du jour au lendemain de 30 % à 50 % de leur chiffre d'affaires, les chimistes souhaitent rendre leur portefeuille moins vulnérable aux cycles de consommation en général et aux accidents de parcours en particulier. Comme l'a déclaré Jürgen Hambrecht, président du directoire de BASF, "avec cette acquisition, nous rendons notre portefeuille de produits moins sensible aux variations cycliques".
C'est cette logique qui a amené le français Rhodia à accroître sa présence en Asie en annonçant, le 16 juin, le rachat de Feixiang Chemicals, spécialisée dans les amines et les tensioactifs, des molécules utilisées dans les cosmétiques, l'agrochimie ou l'industrie pétrolière.
En prenant le contrôle de Cognis, BASF acquiert une position de poids dans les molécules destinées aux produits cosmétiques et soins corporels (personal care), ainsi que les détergents et produits ménagers (home care), des activités où sa nouvelle filiale réalise 1,45 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Cognis participe à la fabrication de nombreux produits pour l'esthétique du cheveu, la lutte contre le vieillissement cutané, l'excès de cholestérol ou l'obésité... Des domaines moins sensibles à des cycles ou à des crises, comme celle des subprimes.
Leader dans les détergents
Ces activités contracycliques sont aussi situées sur des secteurs en forte croissance. Grâce à Cognis, BASF espère générer "une croissance supérieure à celle de la moyenne du secteur". Il est vrai que le marché des produits de soins (corporels surtout, mais aussi domestique) représente 7,5 milliards d'euros en Europe et devrait croître de 4 % par an. Il est tiré par l'importance croissante des questions de santé et de lutte contre le vieillissement, sans oublier les préoccupations esthétiques, notamment des populations d'Asie et d'Amérique latine.
BASF, jusqu'ici le numéro trois mondial des produits pour le soin corporel, se hisse au premier rang dans ce domaine et consolide sa position de leader dans les détergents et produits nettoyants.
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[23 juin 2010]
Accroître la productivité est encore plus essentiel aujourd'hui
Source: Le Devoir, mercredi 23 juin 2010
Par: Alexandre Shield
Maintenant que la confiance revient chez les entreprises, les PME québécoises doivent absolument faire des efforts considérables afin d'accroître leur productivité, sous peine d'être progressivement marginalisées, et ce, même sur le marché local.
«Si nos PME n'améliorent pas leur productivité, c'est l'étouffement à long terme. Si elles ne sont pas concurrentielles sur les marchés extérieurs, où la demande va être forte, elles vont se faire mettre à l'écart par d'autres joueurs plus compétitifs», a prévenu hier le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc.
«Éventuellement, même sur le marché local, elles seront à la merci d'entreprises étrangères qui voudront venir accaparer le marché», a-t-il ajouté lors d'une rencontre de presse organisée par BMO Groupe financier pour faire le point sur la reprise. Nos entreprises n'ont pas le choix. Elles doivent investir dans les équipements, l'amélioration des processus de production et la formation du personnel. On ne s'en sortira pas. Il faut augmenter notre productivité.»
Ce n'est pas la première fois que des acteurs de la scène économique y vont de ce genre d'avertissement — repris hier par le vice-président, Services aux entreprises à la BMO, Victor Pellegrino, et le professeur à HEC Montréal Maurice Marchon. Mais cet appel doit être entendu avec plus d'urgence, selon eux, alors que la reprise est placée sous le signe d'un dollar canadien fort et que la croissance mondiale des prochaines années devrait venir en bonne partie des pays émergents.
Résultats «désastreux»
Or le Canada a pris l'habitude d'obtenir des résultats «désastreux» au chapitre de la productivité, soulignait il y a quelques mois le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney. En fait, au cours des 10 dernières années, le taux d'accroissement de cette productivité n'a été que d'un «maigre» 0,7 %, c'est-à-dire la moitié de la moyenne affichée de 1980 à 2000.
M. Carney insistait particulièrement sur les faibles investissements en équipements de production, en nouvelles technologies, en recherche et développement ou encore en formation des travailleurs. Mais les entreprises pouvaient en même temps compter sur un huard faible par rapport à la devise américaine, notre principal marché d'exportation. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, avec un dollar qui flirte avec la parité.
Raison de plus, donc, de s'y mettre. «C'est un désavantage clair et net et ça ne peut pas s'améliorer sans effort important, a noté M. Pellegrino. Mais si on réussit à s'y attaquer, les gains sont importants en matière de rentabilité, de croissance, de possibilités d'acquisition, de création d'emplois, etc.» Bref, il faut selon lui voir cela non seulement comme un désir de survie, mais aussi de croissance. Surtout que, du côté de la BMO, on constate un appétit renouvelé pour les acquisitions, voire l'expansion à l'international, après des mois de disette. «Les gens se sentent plus confiants d'aller vers des acquisitions ou de l'expansion. Les conversations changent. On voit que, malgré les craintes, qui sont toujours là, le ton change. Les gens veulent prendre l'avantage des occasions», a expliqué M. Pellegrino.
Ces «occasions» se retrouvent essentiellement du côté des marchés émergents comme la Chine. Or, du côté de ceux-ci, a rappelé M. Leblanc, «il faut faire la démonstration que notre produit est non seulement de qualité, mais aussi disponible à un prix raisonnable». D'où l'importance d'optimiser la production.
La même logique vaut pour les entreprises implantées seulement en sol québécois. «Nos entreprises, même celles qui n'exportent pas, doivent relever le défi de la compétitivité et devenir plus productives», estime Michel Leblanc. D'autant que, selon lui, les investisseurs étrangers sont de plus en plus nombreux à vouloir s'imposer sur un nouveau marché — comme, par exemple, le Québec — en procédant à une acquisition locale leur permettant d'implanter leurs processus de production.
Le phénomène n'est toutefois pas encore «massif» ici, notamment parce que l'économie mondiale tourne toujours au ralenti, nuance M. Leblanc. «Mais nous amorçons le cycle économique. Si on ne relève pas là le défi de la productivité, on risque de voir des entreprises étrangères qui viendraient systématiquement acheter des entreprises locales et éventuellement accaparer le marché.»
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[17 juin 2010]
Entente de distribution avec Perfo Chem (India) Pvt. Ltd - L'Inde ouvre son marché à Ferrinov, producteur canadien de pigments anticorrosifs innovateurs
Source: CNW
Par: André Bouthillier
MONTRÉAL, le 15 juin /CNW Telbec/ - L'importante percée technologique réussie par la compagnie canadienne Ferrinov pour la production de pigments anticorrosifs facilite l'ouverture de nouveaux marchés. Après la Chine, l'Inde ouvre ses portes à la commercialisation des pigments de Ferrinov à la suite de la signature d'une entente de distribution exclusive de plusieurs années avec la société Perfo Chem (India) Pvt. Ltd., membre du fournisseur de solutions chimiques S. Amit & Co.
L'accord prévoit la livraison de 600 tonnes métriques de pigments anticorrosifs destinés au secteur de la peinture industrielle, après la première année du contrat. Le nombre de tonnes augmentera sensiblement ensuite année après année.
"Nous nous réjouissons de la confiance que nous témoigne notre nouveau partenaire. Cette autre entente de distribution nous permettra certainement d'augmenter la capacité de production de notre usine de Sorel-Tracey, au Québec", a déclaré M. Louis Archambault, président de Ferrinov.
C'est la seconde entente de distribution signée entre Ferrinov et une société asiatique. En juin 2009, Ferrinov avait signé accord de commercialisation exclusive pour le marché chinois avec la société Wonder Technology.
La Chine et l'Inde, deux pays à forte croissance économique, représentent environ 35 % du marché mondial des pigments pour la peinture industrielle, évaluée à 200 000 tonnes métriques par année.
"Nous aurons à examiner la possibilité de construire une usine en Asie d'ici quelques années pour répondre au fort potentiel des marchés chinois et indien", a indiqué M. Archambault.
"Nous sommes heureux que Ferrinov ait arrêté son choix sur notre société pour la distribution de ses pigments. Les fabricants de peinture industrielle en Inde seront fort impressionnés par les avantages des pigments 'verts' de Ferrinov. Le procédé innovateur de Ferrinov permet de produire une peinture beaucoup plus durable et d'offrir une gamme complète de pigments anticorrosifs encore plus performants à nos clients", a pour sa part souligné M. Amit Mehta, directeur de Perfo Chem (India) Pvt. Ltd.
La percée technologique de Ferrinov
Après dix ans de recherche-développement, Ferrinov a mis au point des pigments anticorrosifs qui se prêtent à la protection de plusieurs types d'ouvrages et d'équipements de grande valeur. Suivant un procédé breveté qui repose sur la valorisation des poussières d'aciérage, Ferrinov fabrique des pigments anticorrosifs plus performants, plus économiques, plus écologiques et de surcroît compatibles avec toutes les formules de peinture. Mentionnons que la quantité de pigments anticorrosifs utilisée dans la peinture est généralement liée à la valeur des actifs à protéger.
Proactive en matière d'environnement, la société Ferrinov fabrique ses pigments suivant un procédé hydrométallurgique qui consomme seulement 15 % de l'énergie utilisée par les procédés conventionnels. Résultat, le procédé Ferrinov permet d'éviter l'émission de 4,5 tonnes métriques de gaz à effet de serre par tonne de pigments par rapport aux procédés pyrométallurgiques, fondés sur une technologie qui a plus de 100 ans.
De plus, comme le procédé Ferrinov repose sur la valorisation des poussières d'aciérage, il permet de détourner d'importants volumes de résidus des sites d'enfouissement spécialisés, de réduire la consommation de ressources minérales et d'éviter les problèmes associés à la gestion des résidus miniers.
À propos de Ferrinov
Ferrinov inc. a vu le jour en 1998. Son siège social est à Montréal tandis que son usine de fabrication de pigments se trouve à Sorel-Tracy. Ferrinov a développé une technologie brevetée pour la production d'un nouveau type de pigments anticorrosifs actifs. Facilement reconnaissables, les pigments Ferrinov portent une signature unique et ont également été brevetés. L'entreprise emploie présentement une dizaine de personnes. Pour plus de détails, visitez le site Web de l'entreprise au www.ferrinov.com.
À propos de S. Amit & Co.
Perfo Chem (India) Pvt. Ltd. est une compagnie du Groupe S. Amit & Co, un important fournisseur de solutions chimiques fondé en Inde qui s'est forgé une solide réputation au cours des six dernières décennies. Le Groupe S. Amit met en marché ses produits chimiques et services pour diverses applications, dont les produits pharmaceutiques, les produits chimiques agricoles, les additifs polymériques, la peinture et les produits de recouvrement. Le groupe est complètement intégré et offre une vaste série de services incluant la représentation, l'approvisionnement local et global, l'entreposage et la distribution, ainsi que des services manufacturiers virtuels. Pour plus de détails, visitez le site de la compagnie group à www.s-amit.com.
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[16 juin 2010]
Avmor se lance dans l'énergie photovoltaïque organique
Source: Enerzine.com
Le Groupe Armor en partenariat avec un consortium français composé du CEA-INES***, d'Amcor, de Plasto et de l'université de Bordeaux 1 représentée par le Laboratoire de Chimie des Polymères Organiques investit dans la technologie des cellules photovoltaïques organiques. Armor développe cette nouvelle technologie en s'appuyant sur le savoir-faire de son activité Armor Industrial Coding & Printing, basée à la Chevrolière, en région nantaise.
"L'engagement d'Armor dans les énergies renouvelables s'inscrit totalement dans la volonté d'Armor de mettre le développement durable au cœur de sa stratégie d'entreprise. L'énergie solaire reçue à la surface de la terre couvre 900 fois le besoin énergétique mondial, toutes énergies confondues. C'est clairement la source énergétique d'avenir. Nous souhaitons contribuer activement à l'émergence d'une véritable filière industrielle dans le domaine de l'énergie solaire française, en fédérant avec le CEA-INES et d'autres acteurs industriels un consortium d'entreprises françaises et européennes compétentes. Ensemble nous réussirons ce pari sur l'avenir," commente Hubert de Boisredon, PDG du groupe Armor.
Le calendrier des investissements
L'investissement de démarrage de ce programme de recherche et développement est de 20 millions d'euros (ME) supporté par l'ensemble des partenaires, dont 14 ME par Armor. Le projet bénéficie de l'appui d'OSEO ISI (Innovation Stratégique Industrielle) pour une somme de l'ordre de 30 % du total de l'investissement. Pour le reste, l'amélioration de la rentabilité du groupe Armor permettra l'autofinancement de ce projet. Ce programme de recherche prévu entre 2010 et 2014 sera suivi d'une production générant une rentabilité opérationnelle à partir de 2015. Cette nouvelle activité pourrait générer un chiffre d'affaires de 50 ME à 100 ME d'ici 2020.
L'énergie photovoltaïque organique (Organic PhotoVoltaics)
Le marché des composants pour le photovoltaïque est en fort développement depuis plusieurs années sur l'ensemble de la chaîne de valeur. La technologie photovoltaïque de référence utilise du silicium cristallin qui représente aujourd'hui 85 % de la production mondiale. Cette option qui continue à progresser ne peut pas couvrir l'ensemble des besoins. Ainsi, le développement des technologies du photovoltaïque organique (OPV) s'inscrit dans ce contexte. Bien que son rendement soit encore faible, de nombreux chercheurs et industriels estiment que l’OPV constitue une solution d’avenir.
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[16 juin 2010]
Les ventes des fabricants stagnent
Source: La Presse, mercredi 16 juin 2010
Par: Rudy Le cours
(Montréal) Pour la neuvième fois en 11 mois, la valeur des ventes des manufacturiers a augmenté en avril, bien que légèrement. Ces ventes se sont élevées à 44,5 milliards de dollars, en hausse de 0,2% par rapport aux livraisons de mars qui avaient connu un bond de 1,4%. Elles restent néanmoins 20% en deçà de leur sommet de juillet 2008.
Statistique Canada a aussi indiqué hier que les volumes des expéditions ont reculé de 0,1%. Elles avaient connu une forte poussée de 1,6% en mars.
Quatre provinces seulement ont enregistré des gains, dont le Québec avec une avancée de 1,2%. En un an, les ventes de ses fabricants ont progressé de 4,3%, soit bien moins que la moyenne canadienne de 10,5%.
À l'échelle canadienne, le ratio des stocks aux ventes est demeuré stable à 1,33. Sa stabilité indique que les usines ont terminé leur déstockage après l'effondrement de leurs ventes à partir de l'automne 2008.
Les nouvelles commandes ont augmenté de 0,3% pour s'établir à 44,4 milliards, malgré le sur-place du secteur automobile. Depuis un an, elles ont bondi de 22,2%.
«Avril a été un mois de consolidation pour les fabricants après une série de gains, estime Marc Pinsonneault, économiste à la Banque Nationale. Nous ne voyons pas cela comme le début d'une tendance léthargique.»
«Les perspectives des manufacturiers seront moins roses en seconde moitié d'année, nuance Francis Fong, économiste à la Banque TD. La fin graduelle des programmes de relance et d'assouplissement monétaire vont ralentir la croissance et la demande de biens.»
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[19 mai 2010]
Tendance secteur: La chimie chinoise, numéro un en 2015
Lemoci, Le moteur du commerce international
Par: Jean-François Tournoud
KPMG, le cabinet d’audit, d’expertise comptable et de conseil, a consacré l’édition d’avril 2010 de ses études Issues Monitor à la chimie. Un chapitre porte sur l’industrie chimique chinoise et la conclusion de KPMG est claire : en 2015 la Chine dépassera les Etats-Unis comme premier producteur mondial de chimie.
En effet, le secteur chimique chinois croît de 14,6 % en moyenne depuis plusieurs années. A titre d’exemple, KPMG a pris la demande chinoise d’éthylène qui a progressé de 8 % en 2009 (11,5 millions de tonnes métriques), alors qu’elle a baissé de 0,6 % en Amérique du Nord (27,9 millions de t.m), et diminué de 4 % en Europe occidentale (19,2 millions de t.m). Dans la chimie de spécialité, les capacités industrielles croîtront de 12,9 % jusqu’en 2012.
Mais deux tendances vont clairement émerger, selon KPMG. La première est que les industries chimiques chinoises, contrôlées au moins en partie par l’Etat, vont de plus en plus chercher à acquérir des entreprises occidentales, pour détenir les nombreuses technologies qu’elles ne maîtrisent pas encore, ou surtout créer des coentreprises afin d’augmenter leur capacité de production. Dans les deux cas, les Européens, les Américains et les Japonais devront veiller à préserver leur avance technologique.
L’autre objectif est de parvenir à l’autosuffisance. D’ores est déjà, la Chine est autosuffisante à hauteur de 80 % pour la chimie de base, les résines et les fibres. Mais, compte tenu de ses besoins sans cesse croissants, elle devrait avoir des difficultés pour être rapidement autosuffisante dans toutes les spécialités chimiques. D’ailleurs, début 2010, KPMG a sorti une autre étude sur l’avenir de l’industrie chimique européenne dans laquelle le cabinet prévoit que les besoins en produits chimiques (hors pharmacie) de l’Asie-Océanie atteindront 46% de la demande mondiale en 2020.
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[14 mai 2010]
Déclin annoncé de la chimie européenne
Source: Le temps, économie et finance
Par: Willi Boder
«En 2015, il ne restera plus qu’une seule entreprise chimique européenne parmi les dix premières mondiales, alors qu’elles sont encore cinq aujourd’hui.» Paul Harnick est formel. Auteur d’une étude sur l’avenir de la chimie européenne, présentée mercredi à Zurich par la société de révision KPMG, il se base sur différents facteurs pour parvenir à cette prévision.
Le Moyen-Orient, qui détient 67% des réserves mondiales de pétrole et 45% des réserves de gaz, dispose d’une matière première pétrochimique abondante et à bas prix. Pour tous les produits chimiques sans forte valeur ajoutée, cette région est imbattable au niveau du prix de revient puisque la matière première coûte dix fois moins cher que le prix du marché. La tendance de passer de la simple exploitation du pétrole à la constitution de centres pétrochimiques, principalement destinés à exporter vers les marchés asiatiques en expansion, a déjà commencé et se développera fortement ces prochaines années, estime l’expert de KPMG.
Prix imbattables
En février 2009, la société d’investissement pétrolier d’Abu Dhabi (IPIC) a acheté l’entreprise canadienne Nova pour 2,3 milliards de dollars, et Sapic (Arabie saoudite) a acquis une société américaine spécialisée dans les matières plastiques. L’autre région qui tirera son épingle du jeu de la redistribution des cartes dans l’industrie chimique sera la Chine; grâce à son marché intérieur en forte croissance, mais également en raison du déplacement de technologies et de centres de production par des entreprises occidentales. Selon le groupe allemand BASF, jusqu’en 2020 la demande de produits chimiques progressera de 8% par an dans la région Asie-Pacifique, mais diminuera de 6% en Europe. En 2015, la production chimique en Chine dépassera celle des Etats-Unis, selon KPMG. L’Europe, qui détient aujourd’hui le tiers des capacités de production, sera la principale perdante dans la vague de fusions et acquisitions qui s’annonce.
Plusieurs entreprises européennes, notamment Shell et Ineos, seront reléguées hors du classement des dix premières entreprises mondiales. Seul BASF, qui vient d’acquérir le suisse Ciba, restera dans ce classement, entouré de trois entreprises du Moyen-Orient, de deux chinoises (Sinopec et Sinochem), d’une indienne et de trois américaines.
Selon Erik Willems, spécialiste du marché suisse pour KPMG, l’industrie chimique suisse parviendra à rester concurrentielle si elle se concentre sur l’innovation et peut répondre «sur mesure» aux besoins spécifiques de ses clients.
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Actualité économique et internationale: secteur Pétrochimie, Raffinage et Gaz
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[30 août 2010]
Indispensable pour longtemps encore
Source: La Presse, lundi 30 août 2010
Par: Hélène Baril
[En ligne]: http://www.cyberpresse.ca/environnement/201008/30/01-4310844-gaz-de-schiste-indispensable-pour-longtemps-encore.php
En plus d'être incolore et inodore, le gaz naturel est presque invisible dans le bilan énergétique du Québec. Même s'il alimente de plus en plus de cuisinières dignes des grands chefs dans les foyers québécois, c'est dans les usines qu'il joue un rôle indispensable.
«Sans un apport de gaz naturel, le Québec est foutu», résume Luc Boulanger, qui représente les grandes entreprises comme les alumineries, les fonderies et les fabricants de pâtes et papier.
Sans électricité, les alumineries québécoises ne survivraient pas, explique-t-il. Mais sans gaz naturel, elles auraient de la difficulté à garder leur avantage concurrentiel. C'est encore plus vrai pour les fonderies et toutes les entreprises qui ont besoin de chaleur dans leurs procédés, ajoute-t-il.
L'utilisation de gaz naturel tend d'ailleurs à augmenter dans les usines, qui sont encouragées à remplacer le bunker numéro 8, un résidu du raffinage du pétrole, par cette source d'énergie moins polluante.
Le Québec consomme cinq millions de mètres cubes de gaz naturel par année. Tout ce gaz vient de l'Alberta, dont la production est en déclin. C'est la raison pour laquelle des projets d'importation de gaz naturel comme celui de Rabaska à Lévis ont vu le jour. Il était question d'investir des centaines de millions de dollars pour faire venir du gaz d'aussi loin que la Russie pour alimenter le marché québécois.
La présence de gaz ici même, dans notre propre sous-sol, a changé la donne. Si le gaz contenu dans les schistes est assez abondant pour être exploité économiquement (ce qui n'est pas encore certain), pourrait-il devenir une source de richesse intéressante pour le Québec?
La réponse est oui, selon Gaëtan Lafrance, professeur à l'Institut national de recherche scientifique et auteur réputé de plusieurs ouvrages sur la question énergétique.
Les Québécois dépensent deux milliards par année pour acheter du gaz naturel albertain. Cet argent resterait au Québec si la production de gaz de schiste réussissait à démarrer.
«Si on se base sur notre propre consommation, il est donc intéressant de développer le gaz de schiste, si, bien sûr, les choses se font correctement», dit Gaëtan Lafrance.
L'exploitation du gaz de schiste pose des problèmes environnementaux, comme toutes les activités économiques. Mais c'est loin d'avoir le même impact que les sables bitumineux, estime-t-il.
Selon Gaëtan Lafrance, il est illusoire de penser que les énergies renouvelables pourront remplacer le gaz naturel. «Pour l'horizon prévisible, le gaz va conserver un marché important au Québec, notamment pour le secteur industriel», estime-t-il.
De toutes les sources d'énergie fossiles (charbon, pétrole, gaz), le gaz naturel sera le dernier à disparaître, prévoit le professeur.
«Évidemment, si on pouvait passer tout à l'électricité, ce serait idéal, mais il faut être réaliste.»
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[30 août 2010]
Québec se décide à consulter les citoyens sur les gaz de schiste
Source:Le devoir, 30 août 2010
Par: Alexandre Shields
[En ligne]: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/295266/quebec-se-decide-a-consulter-les-citoyens-sur-les-gaz-de-schiste
La pression était devenue trop forte. Après avoir répété pendant des mois qu'il adopterait dès cet automne un projet de loi permettant d'encadrer l'exploitation imminente des gaz de schiste, le gouvernement Charest est forcé de modifier ses plans. Il mandatera finalement le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) afin qu'il propose «un cadre de développement» pour cette industrie. Il n'est toutefois pas question de moratoire, même si les opposants soulignent que la précaution la plus élémentaire plaiderait en faveur d'une telle mesure, le temps de déterminer les impacts environnementaux de cette filière.
«C'est la responsabilité du gouvernement d'encadrer le secteur gazier pour qu'il se développe selon les plus hauts standards de qualité, dans le respect des populations et en assurant la protection de l'environnement. Pour ce faire, il est nécessaire de mandater un groupe d'experts scientifiques et d'analyser les préoccupations des citoyens», a expliqué hier le nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, au cours d'un point de presse tenu au parc national du Mont-Saint-Bruno.
Bref, le BAPE devra s'abstenir de proposer de mettre un frein à l'exploration et à l'exploitation des gaz de schiste qui se trouveraient en grande quantité dans les basses terres du Saint-Laurent. Le ministre Arcand a pourtant assuré que les commissaires auraient «toute la latitude nécessaire pour documenter les pratiques du secteur en étudiant notamment ce qui s'est fait ailleurs».
Mais au final, «le BAPE devra proposer un cadre de développement permettant une cohabitation harmonieuse entre l'industrie gazière, les citoyens concernés, l'environnement et les autres secteurs d'activité présents sur le territoire». Le rapport, attendu pour le début février 2011, abordera les aspects de l'exploration, de l'exploitation et des infrastructures de «collecte du gaz naturel».
Les recommandations seront, au dire du ministre, «basées sur l'expertise québécoise». M. Arcand admettait toutefois la semaine dernière que les connaissances en cette matière sont embryonnaires. Cela n'a pas empêché la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, de promettre que les citoyens auraient accès «à de l'information crédible et complète sur l'industrie du gaz de schiste», et ce, d'ici deux semaines. Elle n'a pas précisé la provenance de ladite information.
Le BAPE tiendra également des consultations publiques dans les régions administratives «concernées» par l'exploration et l'exploitation des gaz de schistes, soit celles de la Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec et de la Montérégie. Même si l'on y retrouve les plus importants potentiels dans la province, le territoire pour lequel des permis ont été délivrés comprend de vastes secteurs qui sont exclus de ces consultations régionales.
La ministre Normandeau a par ailleurs indiqué que Québec continuerait de travailler à la rédaction du projet de loi censé encadrer l'exploitation du pétrole et du gaz au Québec, projet dont l'adoption est maintenant reportée à la session parlementaire du printemps 2011. L'élaboration du document se fera de concert avec trois groupes de travail, soit le comité de liaison sur les hydrocarbures, le groupe de travail sur l'environnement et le groupe de travail composé de représentants de l'industrie. Ceux-ci comprendront des représentants des municipalités, des citoyens, des acteurs industrie, mais aussi du milieu agricole et de groupes environnementaux.
La vice-première ministre a aussi promis la signature d'un «protocole d'entente» avec l'industrie afin d'éviter à l'avenir que des citoyens ou des élus apprennent par l'entremise des journaux que des entreprises procèdent à de l'exploration sur leur territoire.
«Maîtres chez nous»
Reprenant les arguments phares de l'Association pétrolière et gazière du Québec, la ministre a affirmé que le gouvernement a «la responsabilité» de «mettre en valeur un pareil potentiel». Pour elle, il s'agit en fait de saisir cette «formidable opportunité» que représente la perspective de pouvoir exploiter du gaz naturel «100 % québécois». Des propos qui ont été accueillis par les huées des dizaines de citoyens présents lors de la conférence de presse. Mme Normandeau et M. Arcand ont d'ailleurs eu droit à une volée de critiques tout au long de l'événement.
Ce fut notamment le cas lorsque la ministre des Ressources naturelles a affirmé qu'exploiter le gaz de schiste du sous-sol québécois revenait à vouloir être «maîtres chez nous». Le célèbre slogan, faut-il le rappeler, avait été lancé lors de l'élection du gouvernement de Jean Lesage en 1962, élection qui a mené à la nationalisation de l'hydroélectricité.
Or, dans le cas présent, la quasi-totalité des entreprises actives au Québec — qui détiennent plus de 600 permis d'exploration, dans certains cas depuis une décennie — appartiennent à des intérêts de l'extérieur de la province. Certaines sont albertaines. Qui plus est, la ministre Normandeau a souligné que Québec n'envisageait pas de nationaliser cette ressource, qui pourrait rapporter plusieurs dizaines de milliards de dollars au secteur privé au cours des prochaines décennies. «Si on se fie à d'autres filières énergétiques qu'on a développées au Québec, comme l'éolien, c'est possible de faire affaire à l'expertise du secteur privé. À court terme, c'est notre vision des choses», a-t-elle soutenu.
Moratoire
Si certains ont accueilli avec un certain soulagement le recours au BAPE pour étudier la question des gaz de schiste, les groupes environnementaux ont surtout déploré l'absence de moratoire, alors même que l'industrie s'active plus que jamais dans le forage exploratoire. Or, a rappelé André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, un puits réalisé pour des fins d'exploration est similaire à un puits d'exploitation commerciale, à la seule différence que ce dernier est branché à un gazoduc. Pierre Batelier, de Mobilisation gaz de schiste, préfère ainsi parler de «puits de préproduction».
M. Bélisle estime par ailleurs qu'il sera impossible pour le gouvernement de faire en sorte que la loi qui sera adoptée s'applique aux projets déjà lancés. D'où la crainte, en l'absence de moratoire, de voir apparaître plusieurs forages avant l'adoption de la législation. Et l'industrie a investi plus de 200 millions de dollars en exploration depuis 2007, a dit Mme Normandeau. Bref, le processus serait déjà trop avancé, alors même que l'on ne connaît absolument pas les risques concrets pour l'environnement.
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[27 août 2010]
Gaz de schiste: Québec dévoilera dimanche des conditions de développement
Source: Le devoir, vendredi 27 août 2010
Par: Alexandre Shields
[En ligne]: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/295050/gaz-de-schiste-quebec-devoilera-dimanche-des-conditions-de-developpement
Gestion de crise oblige, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, annoncera dimanche un examen des «conditions de développement» de l'exploration gazière au Québec, une façon de tenter de calmer la grogne concernant une industrie qui se développe rapidement, et ce, même si aucun débat public n'a eu lieu.
Sans préciser la teneur des gestes qui seront faits par Québec pour «rassurer» les citoyens, la ministre a tout de même indiqué que son objectif était de «structurer cette industrie pour qu'elle soit respectueuse de l'environnement et qu'elle se développe de façon socialement responsable». S'il importe d'exploiter ces hydrocarbures, il faudra selon elle déterminer des façons de le faire «en toute objectivité et impartialité».
Interpellée par des journalistes, Mme Normandeau a toutefois avoué son «préjugé favorable» envers cette filière, qui contrôle à peu près tout le territoire québécois où on retrouve un potentiel d'exploitation de gaz de schiste. Deux sociétés albertaines espèrent d'ailleurs brancher leurs premiers puits au réseau de distribution de Gaz Métro dès 2011.
En procédant à une annonce dimanche, on semble vouloir calmer le jeu. Il y a encore quelques jours, le cabinet de la ministre indiquait que le débat sur l'exploitation des gaz de schiste se ferait lorsque le projet de loi serait déposé cet automne.
Mais plusieurs élus et citoyens ont depuis fait état de leurs craintes. Des maires ont notamment appris dans les journaux que des travaux d'exploration étaient réalisés dans leur municipalité. Surtout, il n'existe aucune étude indépendante sur les impacts environnementaux liés aux forages gaziers. Pierre Arcand, le nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, avouait cette semaine que les connaissances dans ce domaine sont encore embryonnaires au Québec.
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[25 août 2010]
Gaz Schiste: L'industrie prépare sa réplique
Source: La Presse
Par: Charles Côté
[En ligne]: http://recherche.cyberpresse.ca/cyberpresse/search/?q=L%27industrie+pr%C3%A9pare+sa+r%C3%A9plique+
Attaquée par le monde municipal et les écologistes, l'industrie du gaz de schiste prépare une offensive de relations publiques majeure.
Mise au point par le cabinet National, elle sera lancée dans deux semaines et durera trois mois, a affirmé à La Presse André Caillé, président de l'Association pétrolière et gazière du Québec.
M. Caillé reconnaît que les membres de son association n'ont pas tous suivi à la lettre la recommandation qu'il leur a faite de communiquer avec les municipalités et les citoyens avant d'entreprendre des travaux d'exploration.
«L'association que je préside a réitéré à ses membres l'importance de faire des assemblées publiques dans chaque municipalité où ils seront actifs», dit-il.
Mais cela ne sera pas suffisant pour contrer la levée de boucliers qu'a déclenchée ces dernières semaines l'intensification de l'exploration gazière en Montérégie, dans le Centre-du-Québec et dans Lotbinière.
«Ce qu'on a fait jusqu'ici est insuffisant, dit M. Caillé. On constate qu'on va devoir transporter notre message dans l'ensemble des municipalités, qu'on y soit actif ou pas. On veut rejoindre les gens. On va aller partout.»
«On veut rencontrer les élus municipaux et la population, se rendre disponibles avec des spécialistes choisis parmi nos entreprises et nos consultants, dit-il. Il faut que ce soit des gens qui s'expriment en français. On a retenu les services d'une firme spécialisée pour organiser ça.»
En parallèle, M. Caillé et son organisme feront la tournée des journaux nationaux et régionaux.
Pendant ce temps, des voix de plus en plus pressantes demandent un moratoire sur tout nouveau forage ou tout nouveau permis d'exploration avant l'adoption d'une nouvelle loi sur les hydrocarbures.
Hier, trois députés du Parti québécois ont réitéré cette demande, et l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA) a fait de même à la veille de la présentation de son mémoire au sujet de la réforme de la Loi sur les mines.
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[24 août 2010]
Des secteurs plus prometteurs que d'autres
Source: La Presse, mardi le 24 Août 2010
Par: Stéphane Paquet
[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/bourse/201008/24/01-4309152-fusions-et-acquisitions-des-secteurs-prometteurs.php
(Montréal) Les grandes entreprises du monde ont repris goût aux fusions et acquisitions. Malgré les perspectives de croissance moroses, elles profitent de leur liquidités abondantes et du crédit bon marché pour mettre la main sur un concurrent. De l'énergie aux mines, en passant par la finance, le transport ou encore l'informatique, des opérations de plusieurs milliards se multiplient dans le monde depuis quelques semaines. Et ce n'est pas fini.
La surenchère de Hewlett-Packard (HPQ) pour acquérir le spécialiste des systèmes de stockage de données 3Par (PAR) laisse entrevoir une reprise de l'activité des fusions et acquisitions dans le secteur informatique. Et il y en a d'autres: les banques américaines, le secteur des ressources et, ici, les entreprises familiales.
L'informatique
Rappelez-vous quand le monde était simple: IBM (IBM) concevait des logiciels informatiques, Intel fabriquait des puces et HP s'occupait de vous fournir un ordinateur et une imprimante. Ces temps sont révolus, estime Nicolas Bednarek, vice-président adjoint et gestionnaire de portefeuille au Fonds des professionnels.
«Il y a une convergence des technologies», explique-t-il. Les grands joueurs informatiques vont donc de plus en plus aller jouer dans le secteur de l'autre. La volonté de HP d'acquérir le spécialiste de stockage de données 3Par s'inscrit dans cette logique.
Cette annonce n'est pas la seule récente. IBM a également acheté Unica Corporation (UNCA) et Intel (INTC) s'offre McAfee (MFE).
Chez nous, CGI (T.GIB.A) vient d'acquérir l'américaine Stanley pour plus de 900 millions.
L'important acteur montréalais en informatique, CGI, pourrait-il lui-même faire l'objet d'une acquisition. «Je le vois plus comme consolidateur que comme cible», souligne Nicolas Marcoux, associé responsable des services en transactions chez PricewaterhouseCoopeers, à Montréal
L'analyste Steve Li de Valeurs mobilières Industrielle Alliance croit quand même que de petits acteurs montréalais pourraient être la cible d'acquisition. Il mentionne le cas d'iWeb (V.IWB), dont les revenus avoisinent les 24 millions. «Tout ce qui touche au stockage de l'information, il y aura sûrement de la demande pour ça», dit-il lui aussi.
Pétrole et gaz
On le voit avec l'offre de BHP Billiton (BHP) sur PotashCorp (T.POT), le grand secteur des ressources naturelles est encore porteur en matière de fusions et d'acquisitions, avec des offres milliardaires qui retiennent l'attention.
Selon M. Bednarek, le secteur du pétrole et gaz continuera de faire travailler fiscalistes et comptables pour présenter des offres d'achat ces prochains mois. La logique est la suivante: «Avec le prix du gaz qui tourne autour des 4$US, ça devient très difficile d'être rentable.»
Qui dit manque de rentabilité, dit aussi entreprise en difficulté ou dont le titre est déprécié en Bourse. De plus importants acteurs aux reins solides peuvent donc mettre la main dessus.
M. Bednarek cite la récente acquisition de XTO Energy par Exxon (XOM) pour 41 milliards US, qui a été perçue comme une avancée majeure d'Exxon dans le gaz naturel.
«Ça va sûrement aider le prix du gaz. En ayant moins de joueurs, ils vont pouvoir mieux contrôler l'offre.»
Les banques américaines
Pour ceux qui sont plus patients, il y a aussi les banques américaines qui retiennent l'attention du gestionnaire du Fonds des professionnels. «Des banques régionales seraient des cibles potentielles. Et il pourrait y avoir des banques canadiennes intéressées», dit-il.
Mais attention, il faudra attendre la levée de quelques incertitudes. D'abord, connaître la véritable portée des nouvelles règles internationales régissant le système bancaire inscrites dans l'accord de Bâle 3. Ensuite, il y a les détails de la nouvelle réglementation américaine.
M. Bednarek soutient que, lorsque ces inquiétudes seront derrière nous, des banques canadiennes - il cite la Royale - pourraient en profiter pour consolider leur présence au sud de la frontière «et surtout, à bon prix».
Les entreprises familiales
Dans l'ensemble du Québec, il y a aussi plusieurs entreprises familiales qui cherchent un repreneur. Un secteur où la dernière année a vu peu d'activités, en raison de la crise financière et de la récession.
Mais les banques sont aujourd'hui de retour dans le marché, souligne M. Marcoux. «Elles sont beaucoup plus agressives qu'elles ne l'ont été dans la dernière année.»
Les transactions restées sur la tablette ces 18 derniers mois devraient donc reprendre sous peu, selon lui.
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[24 août 2010]
Gaz schiste: la pression monte
Source: Le Devoir
Par: Alexandre Shields
[En ligne]: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/294900/gaz-de-schiste-la-pression-monte
Au Québec, la très active industrie de l'exploration gazière peut opérer à sa guise sans qu'aucun débat ait lieu et sans que les élus municipaux ou les citoyens soient impliqués dans les discussions entourant cette filière de plus en plus controversée. Le message lancé hier par la Fédération québécoise des municipalités est sans équivoque. L'organisme presse d'ailleurs la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, de mettre fin au «laxisme» du gouvernement Charest dans la gestion du développement des gaz de schiste dans la province.
«On n'entendait à peu près pas parler de gaz de schiste il y a six mois et, maintenant, c'est devenu une filière qui va pratiquement sauver le Québec sur le plan énergétique. Ça va très vite, et on ne fait aucun débat, lance le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux. On est totalement dans l'inconnu. C'est comme si la machine était partie sans aucune forme d'encadrement, et je trouve ça très dangereux. Ce développement se fait sans les citoyens et, pourtant, la filière se développe dans le secteur le plus peuplé de la province.»
Il juge tout simplement inacceptable que, dans certaines municipalités, élus et citoyens aient été placés «devant le fait accompli» en voyant des entreprises d'exploration gazière venir effectuer des tests sans qu'ils aient été consultés ou informés. La semaine dernière, on apprenait que pareille situation s'était notamment produite à Mont-Saint-Hilaire et à Saint-Mathias-sur-Richelieu, deux municipalités situées de la Rive-Sud dans la région de Montréal. «On joue avec nos ressources naturelles et on n'aurait pas notre mot à dire?, questionne M. Généreux. Nous ne sommes plus au XIXe siècle. Nous sommes au XXIe siècle et on doit faire les choses avec transparence.»
Le président de la FQM interpelle plus particulièrement la ministre Normandeau, jugeant que le gouvernement fait preuve de «laxisme» dans sa gestion de cet épineux dossier qui a fait les manchettes à plusieurs reprises au cours des dernières semaines. Bernard Généreux soutient ainsi que la Fédération — qui regroupe plus de 1000 municipalités locales et MRC — n'a absolument pas été interpellée pour prendre part aux discussions qui se tiennent en vue d'élaborer un projet de loi censé encadrer l'exploitation des hydrocarbures au Québec. Pourtant, soutient-il, lors d'une assemblée des MRC tenue en mai dernier, «la ministre Normandeau s'était montrée très ouverte à s'associer avec le milieu municipal pour le développement de cette filière. Mais on constate que ça se développe et que nous ne sommes pas consultés ou associés d'aucune façon. C'est le néant et c'est très préoccupant. On ne sait pas ce qui se passe et on ne sait pas ce qu'est cette filière».
Sans évoquer l'imposition d'un moratoire, il presse néanmoins Québec de se doter d'un «plan d'action» qui permette aux élus municipaux d'informer adéquatement les populations concernées. Le manque d'information «claire et objective» sur les impacts environnementaux et sur la sécurité publique soulève en effet bien des questions auprès de ses membres, particulièrement en ce qui a trait à l'utilisation de l'eau et à la contamination des nappes phréatiques. «Il n'y a rien pour contrer les prétentions de l'industrie, qui affirme qu'il n'y a aucun danger.» Si rien n'est fait pour rectifier le tir, «les projets vont se développer dans l'anarchie et la cacophonie», prévient-il.
M. Généreux n'est pas le seul à s'inquiéter de la façon dont se développe actuellement cette filière énergétique. Le maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert, qualifie quant à lui d'«arrogante» l'attitude de l'entreprise venue faire de l'exploration dans sa municipalité à l'aide de véhicules routiers. «Ils viennent chez nous et ils font de l'exploration sans aucune communication avec la Ville», et ce, «en plein milieu urbain». «Nous l'avons su parce que nous avons vu les camions», ajoute-t-il.
M. Gilbert précise d'ailleurs qu'il a été contacté la semaine dernière par des employés du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et que ceux-ci ont été «étonnés» d'apprendre que l'entrepreneur chargé de cette première phase d'exploration n'avait pas contacté la Ville pour discuter des travaux à venir. Travaux qui inquiètent plusieurs citoyens, souligne-t-il.
Au cabinet de Nathalie Normandeau, on dit toutefois avoir réclamé plus de transparence de la part des acteurs de cette industrie, dont une majorité proviennent de l'extérieur de la province. «Ce que la ministre a demandé à l'industrie, c'est d'informer davantage les gens de leurs activités. Elle a toujours dit aux gens de l'industrie qu'au Québec, on travaille en collaboration avec les gens», explique son attachée de presse, Marie-France Boulay. Un mot d'ordre qui a été transmis «au cours des derniers mois», indique-t-elle, sans plus de précision.
Projet de loi
La ministre Normandeau déposera le projet de loi tant attendu cet automne, réitère aussi Mme Boulay. Celle-ci explique d'ailleurs qu'un «comité de liaison» comprenant des élus — dont des représentants de la FQM — et des employés du MRNF a été mis sur pied et qu'une première rencontre est prévue lundi prochain. D'autres discussions ont déjà eu lieu avec des représentants de groupes environnementaux et de représentants de l'industrie.
Fait à noter, l'Association pétrolière et gazière du Québec a recruté des lobbyistes pour plaider sa cause auprès des ministères impliqués dans l'élaboration de cette législation que la ministre souhaite «exemplaire». L'un d'eux, spécifie le «mandat» inscrit dans le Registre des lobbyistes du Québec, doit travailler «dans le but que le Québec soit reconnu comme une juridiction capable d'accueillir une industrie structurante en matière de shales gazéifères».
En entrevue au Devoir il y a quelques semaines, Nathalie Normandeau ne se cachait pas de travailler étroitement avec l'industrie. «On s'emploie, avec l'Association pétrolière et gazière du Québec, à développer des outils de communication pour faire tomber un certain nombre de préjugés, expliquait alors la ministre. On s'emploie à ce que les citoyens aient accès à la bonne information. Par exemple, dans le domaine du gaz, les gens se demandent si on cause un préjudice aux nappes phréatiques lorsqu'on fait un forage. La réponse est non. Est-ce que les substances auxquelles on a recours pour forer sont polluantes? La réponse est non.»
Aucune étude d'impact indépendante n'a encore été menée au Québec au sujet des gaz de schiste.
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[19 août 2010]
Forages pétroliers - Pas question d'interdiction
Source: Le Devoir, jeudi 19 août 2010
Par: Alexandre Shiels
[En ligne]: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/294616/forages-petroliers-pas-question-d-interdiction
Il n'existe aucune raison d'interdire les forages pétroliers dans les eaux canadiennes. C'est du moins ce que conclut le Comité sénatorial de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles dans un rapport produit pour faire le point sur cette industrie à la suite de la catastrophe du golfe du Mexique. Il reconnaît cependant que cette exploitation d'énergie fossile «présente des risques considérables» et dit s'inquiéter de la capacité d'intervention en cas de marée noire.
Mais dans l'ensemble, ce document produit à la suite d'une période «relativement brève d'audiences d'enquête» se veut très positif. «Le comité tient à rassurer les Canadiens: l'industrie canadienne des hydrocarbures extracôtiers est entre bonnes mains. Il n'a pu trouver aucune justification pour une interdiction ou un moratoire temporaires ou permanents dans les activités extracôtières actuelles. Le régime réglementaire du Canada est bon et il est constamment renforcé et amélioré à la lumière d'expériences comme l'incident de BP», soulignent les auteurs de ce rapport de 80 pages rendu public hier.
«Toutes les opérations extracôtières qui pourraient être autorisées à l'avenir dans le territoire canadien, que ce soit dans les eaux de l'Arctique, au large des côtes du Pacifique ou de l'Atlantique, seront réglementées et contrôlées avec soin, étant donné l'expérience de l'incident de Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique», ajoutent-ils, à la lumière des témoignages entendus au cours de neuf journées d'audiences. Parmi les participants, on retrouvait certains responsables de la sécurité maritime, dont des représentants de la garde côtière, mais aussi des experts issus de multinationales de l'énergie fossile.
En conférence de presse, le président du comité, David Angus, a surtout insisté sur le fait que l'exploitation du pétrole et du gaz en milieu marin est une source essentielle de bénéfices économiques pour certaines régions du pays. «C'est une industrie viable et importante pour le Canada et pour l'avenir de la sécurité énergétique du monde», a-t-il fait valoir.
Le sénateur conservateur a également mis en garde contre toute comparaison entre la tragédie environnementale du golfe du Mexique et ce qui se produirait en cas de marée noire au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Dans le sud des États-Unis, a-t-il dit, «il y avait des zones sensibles et des secteurs de pêche à proximité». Selon lui, ce ne serait pas le cas ici, puisque les plateformes se trouveraient «au milieu de l'océan Atlantique». Qui plus est, en cas de déversement, le pétrole «se disperserait probablement sans toucher de zones sensibles» et «ne souillerait probablement pas les côtes canadiennes, d'après ce qu'on a dit au comité». Plusieurs populations marines sensibles évoluent pourtant dans ces zones, notamment des espèces de poissons, d'oiseaux et de mammifères marins. Et certains éléments des courants demeurent difficiles à prévoir.
Tout va bien, mais...
Malgré l'enthousiasme du comité, «nous ne sommes pas assez fous pour prétendre [qu'une catastrophe] ne se produira jamais», a lancé son président hier. Les sénateurs émettent même plusieurs réserves quant aux mesures prises pour éviter les marées noires et à la planification des interventions en cas de déversement.
Ils estiment ainsi que les dépenses en recherche et développement «sur les moyens d'éviter et de contenir les éruptions en eau profonde» ne sont pas à la hauteur de celles «sur les technologies de forage à de plus grandes profondeurs et dans des zones plus éloignées».
Sur la question des fameux puits de secours, le comité souligne des faiblesses majeures. «Les lois ou règlements applicables n'insistent pas pour qu'on fore dans tous les cas des puits de secours. Il ne semble pas exister encore de dispositions législatives explicites qui exigent des puits de secours lorsqu'on fait des forages au large de l'Atlantique», écrivent-ils. Dans le cas de Chevron, qui fore actuellement un puits sous-marin au nord-est de St. John's — à une plus grande profondeur que le puits à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique —, on a simplement pris des dispositions avec un exploitant d'installations de forage «qui est en mesure d'entreprendre le forage d'un puits de secours sur place dans un délai de 12 à 14 jours en cas d'urgence». Il faut rappeler qu'un tel puits aurait pu, de l'avis de plusieurs experts, éviter ou encore réduire grandement le déversement de plus de 785 millions de litres de brut dans le golfe du Mexique.
Le comité entretient également «des inquiétudes au sujet de la planification et de la capacité d'intervention dont le Canada est doté en ce moment». Il recommande donc «une plus grande collaboration entre les intervenants» pour élaborer un plan d'urgence, mais également davantage de préparation et d'exercices avant qu'un «incident» ne se produise. Le comité suggère enfin un «examen» de la question de la responsabilité financière qui incombe aux pétrolières en cas de catastrophe. «Le comité ne croit pas qu'un montant de 350 millions de dollars suffise pour couvrir les dommages ou assumer les coûts du nettoyage en cas de déversement majeur», souligne-t-on.
Critiques
Déçu des conclusions des sénateurs, le député néodémocrate Dennis Bevington a estimé que le rapport n'allait pas assez loin dans son analyse. «Ils ont choisi de n'entendre que le point de vue de l'industrie et du gouvernement et en sont restés là. Ils ne se sont pas assez attardés à la réglementation ou encore aux lois.»
Un point de vue partagé par le directeur de Greenpeace Québec, Éric Darier, qui a dit ne pas être surpris des conclusions du document. «Les gens qui l'ont rédigé ne sont pas des experts et ils se sont basés sur les propos des experts de l'industrie pétrolière, a-t-il affirmé. Pourtant, ce rapport va probablement être utilisé par le gouvernement pour dire que tout va bien.» Il trouve pour le moins étrange que les membres du comité ferment la porte à tout moratoire, alors qu'ils formulent certaines recommandations qui demanderaient un exercice de révision rigoureux. Selon lui, rien ne démontre que les recommandations seront mises en application.
Si ce rapport a été salué par l'industrie, il n'a rien pour rassurer ceux qui exigent un moratoire, notamment dans le cas du projet de Old Harry, à 80 kilomètres des Îles-de-la-Madelaine. L'éventualité de voir du forage au Québec en inquiète également plusieurs, a rappelé M. Darier, surtout que le gouvernement Charest n'a absolument pas exclu la possibilité d'exploiter les hydrocarbures qui se trouvent sous les fonds marins de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent.
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[18 août 2010]
L'utilisation de l'eau pourrait être problématique (gaz schiste)
Source: La Presse, jeudi 18 août 2010
Par: Charles Côté
[En ligne] : http://www.cyberpresse.ca/actualites/201008/18/01-4307476-lutilisation-de-leau-pourrait-etre-problematique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4307421_article_POS2
Ce qui inquiète le plus dans la région de Lotbinière, c'est l'utilisation de l'eau par l'industrie gazière.
En effet, pour stimuler la production de gaz, on injecte à très haute pression dans chaque puits des millions de litres d'eau avec du sable et des produits chimiques. Cela fait fendiller le roc et le gaz se met ensuite à s'échapper.
Cette opération de «fracturation», d'une durée de quelques semaines, peut être répétée à quelques années d'intervalle pour maintenir la production.
Mais il manque d'eau dans Lotbinière. «Paradoxalement, même si on est au bord du fleuve, plusieurs municipalités sont en recherche d'eau», dit Jean-Pierre Ducruc
M. Ducruc est vice-président de l'Organisme de bassin versant (OBV) de la rivière du Chêne, le cours d'eau principal de la région. Il est aussi conseiller municipal de Sainte-Croix.
«À Saint-Apollinaire et Saint-Antoine-de-Tilly, le développement est limité par manque d'eau. Laurier-Station est à la recherche d'eau. Et les eaux de surface ne conviennent pas à cause de leur piètre qualité.»
M. Ducruc s'étonne aussi du peu d'information disponible sur les projets gaziers. «Je me considère comme une personne assez avertie et je n'ai jamais su qu'il y avait des forages dans la région, avant un certain soir de novembre, dit-il. En sortant du conseil municipal, j'ai vu une grande lumière dans le ciel. Le lendemain soir, même chose. C'était la torchère qui brûlait à 10 km. C'est la première nouvelle que j'en ai eue. Et c'est là que j'ai su que l'eau du forage était prélevée dans la rivière du Chêne. Alors que je suis vice-président de l'OBV!»
Selon Talisman, les prélèvements visaient moins de 20% du débit minimal de la rivière, et donc ne nécessitaient pas d'autorisation gouvernementale.
L'OBV a tout de même demandé l'avis du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) sur l'impact des forages, une demande restée sans réponse. «Notre ministère de l'Environnement n'est pas positionné et notre ministre des Ressources naturelles répète les slogans de l'industrie», dit M. Ducruc.
Louanges
Autre son de cloche dans la municipalité voisine, Leclercville, où un autre puits de Talisman approche de la phase d'exploitation et serait aussi desservi par le futur gazoduc. Le maire Marcel Richard n'a que des louanges pour l'industrie gazière.
«J'avais travaillé dans les forages dans les années 70, dit-il. Ce qui a le plus changé, c'est la préoccupation pour l'environnement. À l'époque, il fallait voir tout ce qu'on laissait dans le bois. On faisait les vidanges d'huile directement dans le sol. Ce que je sais de Talisman, c'est qu'ils ont une grande préoccupation pour l'environnement.»
«Je ne suis pas contre le gaz, c'est une richesse à développer, dit-il. Tant mieux si on peut prendre le gaz ici au lieu d'aller le chercher dans l'Ouest. Il y a des inquiétudes, c'est sûr. Personne n'est à l'abri des accidents. L'autre jour, un camion s'est renversé. Il transportait de l'eau. Ça aurait pu être des produits chimiques. Mais si on a peur, rien ne bouge.»
Mais pour M. Ducruc, la région ne veut pas revivre avec le gaz le traumatisme du débat sur les méga-porcheries. «Avant que le BAPE (Bureau d'audiences publiques sur l'environnement) ne se penche sur l'industrie porcine, il a fallu que des communautés comme Sainte-Croix soient sur le bord de la rupture. J'espère qu'on ne se rendra pas jusque-là.»
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[18 août 2010]
Gaz de schiste au Québec: L'industrie s'allume
Source: La Presse, mercredi 18 août 2010
Par: Charles Côté
[En ligne]: http://www.cyberpresse.ca/environnement/201008/17/01-4307421-un-projet-de-gazoduc-seme-linquietude.php
L'industrie québécoise du gaz de schiste va démarrer en 2011 à Lotbinière, au sud-ouest de Québec. C'est là, sur des terres publiques situées dans les municipalités de Saint-Édouard et Leclercville, que les forages gaziers sont les plus prometteurs. C'est là aussi où les tensions se font déjà sentir et les impacts sur l'eau inquiètent. Voyage dans le laboratoire social et environnemental d'une industrie au seuil d'une croissance explosive.
«Ici, ça tremblait dans la maison quand ils faisaient un forage. La nuit, c'était épeurant.»
Diane Beaudet est attablée dans la cuisine de son chalet, dans un rang forestier, à 60 km à l'ouest de Québec.
Dehors, à environ un kilomètre, la machinerie lourde de la compagnie albertaine Talisman a quitté il y a quelques semaines. Le puits est prêt, il est en période de test. Une torchère est installée pour brûler le gaz. Il ne manque qu'un gazoduc pour raccorder le puits au réseau de distribution de Gaz Metro.
Devant Mme Beaudet, une chemise remplie de documents. Des lettres de Gaz Metro. Des avis publics. Et des feuilles imprimées à partir de sites internet au sujet du gaz de schiste, cette richesse qui dormait depuis des millions d'années et qu'on peut maintenant exploiter grâce à de nouvelles techniques. «Plus je m'informe et plus je constate tout les dangers liés à cette exploitation», dit-elle.
Il est probable que le puits de Saint-Édouard sera un des premiers à entrer en production. Selon les prévisions de l'industrie, il serait suivi de centaines d'autres dans la vallée du Saint-Laurent au cours des prochaines années. Cette industrie née au Texas pourrait créer 7500 emplois au Québec tout en donnant accès à des réserves représentant l'équivalent de 100 années de la consommation provinciale de gaz naturel.
«Ce n'est pas sûr à 100% qu'on va produire du gaz à Saint-Édouard, mais les résultats sont encourageants, dit Vincent Perron, porte-parole de Talisman. Il y a un potentiel d'une dizaine d'autres puits. D'ici la fin de 2010, les décisions seront prises.»
Des décisions qui entraîneront la construction par Gaz Metro d'un gazoduc de 28 kilomètres vers les champs gaziers de Lotbinière.
«C'est notre premier projet de gazoduc pour la production gazière, dit Marie-Noëlle Cano, porte-parole de Gaz Metro. On a eu le mandat des producteurs de proposer un tracé. Notre rôle est de prolonger notre réseau vers les sites de production. On envisage une mise en opération vers le milieu de 2011.»
Le tracé proposé passait dans l'érablière de Mme Beaudet. Elle a résisté pendant quatre mois, refusant même l'accès aux arpenteurs de Gaz Metro. Finalement, le tracé a été changé.
D'autres ont accepté, sachant que Gaz Metro a un pouvoir d'expropriation. Un mot que Gaz Metro évite d'utiliser. «Le cadre juridique fait qu'on peut obtenir une expropriation, mais on préfère négocier de gré à gré», dit Mme Cano.
Avant de démarrer la construction, Gaz Metro a demandé à la Régie de l'énergie d'autoriser le tarif qu'elle compte appliquer aux producteurs québécois de gaz. La décision reste à venir.
Selon Me Dominique Neumann, qui représente Stratégies énergétiques et l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), il est clair que la Régie de l'énergie autorisera Gaz Metro à lancer ce tout nouveau secteur d'activité. «Un tarif sera fixé, alors ce service sera offert, dit-il. C'est manifeste.»
Mais il souligne que Gaz Metro utilise pour cela les mêmes pouvoirs que pour la livraison du gaz, considérée comme un service public. «C'est regrettable que Gaz Metro dispose d'un pouvoir d'expropriation pour des fins strictement privées», dit-il.
Le gazoduc de Lotbinière coûtera environ 22 millions, une somme qui sera remboursée par les producteurs privés, selon ce que demande Gaz Metro. La Régie de l'énergie sera elle aussi appelée à autoriser cet investissement, tout comme la Commission de protection du territoire agricole.
Un tel investissement est le présage d'une intensification de l'exploitation gazière dans la région. Et cette perspective est loin d'enchanter le préfet de la MRC, Maurice Sénécal, qui est aussi maire de la ville de Lotbinière.
«Il y a des dommages possibles à l'environnement, dit-il. Si on regarde ce qui s'est fait ailleurs, ça m'inquiète. On nous fait miroiter des retombées, mais il n'y a eu aucune retombée positive.»
Il critique aussi le manque d'encadrement de l'industrie. «Pour le moindre champ d'épuration, il faut des plans d'ingénieur, dit-il. Mais on fore pour le gaz de schiste et le ministère de l'Environnement n'est pas là. Et personne n'a un mot à dire, à part le ministère des Ressources naturelles.»
«Oui, tout le monde veut être riche, dit M. Sénécal. Mais le coût en qualité de vie et en santé, c'est la population qui le vit. C'est pour ça qu'on a demandé un moratoire au ministère des Ressources naturelles et une audience au BAPE. Avant d'écrire la loi avec les compagnies, regardons ce que ça veut dire concrètement.»
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[17 août 2010]
Gaz: prospection aux portes de Montréal
Source: Le Devoir, mardi 17 août 2010
Par: Alexandre Shields
[En ligne]:http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/294490/gaz-prospection-aux-portes-de-montreal
Les entreprises engagées dans l'exploration gazière au Québec sont de plus en plus actives dans la vallée du Richelieu, une région qui pourrait un jour devenir un haut lieu de l'exploitation du gaz de schiste dans la province. L'une d'elles en est d'ailleurs à sonder le sol afin de déterminer la présence du précieux combustible fossile dans le secteur de Mont-Saint-Hilaire, à moins de 40 kilomètres de Montréal.
Cette première phase de l'exploration en a surpris certains, à commencer par le maire de Mont-Saint-Hilaire, Michel Gilbert. Ce dernier ne va pas jusqu'à dire qu'il a été mis devant le fait accompli. Néanmoins, c'est un journaliste de l'hebdomadaire L'Oeil régional qui lui a appris que de tels tests allaient être effectués dans sa ville, mais aussi à Otterburn Park et à Sainte-Madeleine, à l'aide d'équipement routier.
Selon ce qu'il a expliqué hier au Devoir, le sous-traitant chargé des travaux n'aurait pas fait grand bruit des travaux qu'il allait effectuer. «Après avoir parlé avec le journaliste, je suis allé vérifier au service d'urbanisme. Ils avaient reçu un document qui n'était pas adressé spécifiquement à Mont-Saint-Hilaire, qui n'était pas adressé au directeur général ni au maire. Il n'avait pas de destinataire et avait simplement été reçu à la réception de la Ville. Ce document, qui est en quelque sorte "destiné" à la région, parlait d'une analyse préliminaire pour voir s'il n'y avait pas des sites pouvant contenir des schistes gaziers.»
Soulignant que l'exploitation de cette ressource d'énergie fossile n'a rien de «banal», M. Gilbert juge nécessaire d'exiger un moratoire, le temps de déterminer s'il existe des risques liés à l'exploitation du gaz contenu dans le sous-sol québécois. «Je me suis prononcé contre toute exploitation de cette source de gaz tant et aussi longtemps que des experts neutres ne viendront pas nous démontrer que le mode d'exploitation est sans danger pour l'environnement. Il s'agit d'une simple position de prudence qui a aussi été adoptée par la MRC de la Vallée-du-Richelieu.»
Il rejoint en cela les demandes du regroupement Mobilisation gaz de schiste, qui réclame un moratoire sur les travaux d'exploration et la réalisation de consultations publiques par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. Aucune étude indépendante n'a jusqu'à présent permis de déterminer avec précision les impacts environnementaux de l'exploitation des gaz de schistes.
M. Gilbert estime d'ailleurs que la balle est désormais dans le camp du gouvernement Charest. «Si le gouvernement veut aller de l'avant avec l'exploitation, il devra démontrer de façon scientifique qu'il n'y a pas de conséquences. C'est souvent dans le mode d'exploitation que se trouvent les risques. On prend ce qui est nécessaire et, ensuite, on fout le camp. On ne peut pas se permettre ça, surtout dans une zone habitée, près de Richelieu et avec des nappes phréatiques assez grandes et qui pourraient être contaminées pour plusieurs années.»
Secteur prometteur
Selon la plus récente carte des permis d'exploration en vigueur au Québec, les droits de recherche de gaz naturel dans le secteur appartiennent à Ressources & Énergie Squatex inc. Cette entreprise forme une coentreprise avec Petrolympia — une société dont l'actionnaire majoritaire est ontarien et le président, américain —, selon le Registraire des entreprises (REQ). Il n'a pas été possible d'obtenir de précisions hier sur leurs activités d'exploration en cours ou à venir dans le secteur. Toutefois, le président de Pétrolympia, Mendel Ekstein, a indiqué en entrevue à L'Oeil régional que le gaz serait exploité s'il est abondant dans le sous-sol. «Si nos relevés du sol nous révélaient des nappes de gaz assez importantes, c'est certain que nous les exploiterions en accord avec la réglementation en vigueur, a-t-il dit en anglais. Habituellement, dans votre région, il y a beaucoup de gaz de schiste.»
Le secteur de la vallée du Richelieu est effectivement très propice à la découverte de gaz naturel, a déjà indiqué le président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, André Caillé. En fait, elle est déjà complètement sous le coup de permis d'exploration. Des exemples? Selon les cartes disponibles sur le site du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, les droits d'exploration à Saint-Hyacinthe et dans les environs appartiennent à une entreprise à numéro albertaine dont l'actionnaire majoritaire est la multinationale du pétrole Suncor. Molopo Canada — dont l'actionnaire majoritaire est albertain, mais qui est issu d'une multinationale australienne — détient notamment des permis pour le secteur de Boucherville. Greencastle Resources, qui a pignon sur rue à Toronto, possède ceux pour Longueuil et pour les environs. Fait plutôt étonnant, une entreprise à numéro dont l'actionnaire majoritaire est une firme italienne, selon le REQ, détient les permis pour l'île de Montréal et pour Laval.
Il faut dire que le sous-sol québécois — essentiellement sur la rive sud du Saint-Laurent, entre Québec et Montréal, de part et d'autre de l'autoroute 20 — contiendrait d'énormes quantités de gaz naturel. Certains évoquent des réserves récupérables de 10 000 à 25 000 milliards de pieds cubes. De quoi générer des milliards de dollars en profits pour les entreprises qui pourront profiter de la manne. L'industrie évoque également la possibilité de créer plus de 7500 emplois.
La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a promis de déposer cet automne un projet de loi pour encadrer l'exploration et l'exploitation. Et visiblement, Québec constate que le sujet suscite de plus en plus de questions. «On sent un besoin en informations de la part de la population, a souligné hier son attachée de presse, Marie-France Boulay. Et la ministre a toujours dit qu'elle voulait faire le débat entourant les gaz de schiste de façon transparente.» Elle a indiqué qu'il y aurait un «débat public» à l'automne sur cette question.
Lors du congrès de l'Association pétrolière et gazière du Québec en octobre 2009, Mme Normandeau avait dit vouloir présenter «une loi plus moderne, plus proactive» pour encadrer l'exploitation du gaz de schiste et du pétrole au Québec. «En fait, on veut mettre de côté la bureaucratie, avait-elle ajouté. On veut faciliter votre vie, parce qu'on est bien conscients qu'en facilitant votre vie, on va permettre de créer plus de richesse au Québec. On va vous permettre de déployer vos ailes et, dans ce sens, on souhaite une loi qui nous permette d'être plus efficaces.»
Il faudra faire vite. Le Devoir révélait samedi que les premiers puits de gaz pourraient être raccordés au réseau de Gaz Métro à la mi-2011, soit un à Saint-Édouard-de-Lotbinière et un à Leclercville. Gaz Métro attend les autorisations gouvernementales.
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[16 août 2010]
Inversion du flux de l'oléoduc Montréal-Portland - Des opposants marchent dans les rues de Dunham
Source: Le Devoir, lundi 16 août 2010
Par: Mélissa Guillemette
[En ligne]: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/294438/inversion-du-flux-de-l-oleoduc-montreal-portland-des-opposants-marchent-dans-les-rues-de-dunham
Une centaine de citoyens de Dunham et des environs ont marché hier dans la municipalité pour manifester leur désaccord envers le projet d'inverser le flux de l'oléoduc Montréal-Portland, qui passe dans cette région.
Le projet Trailbreaker de la compagnie pétrolière Enbridge, qui propose d'inverser le flux du pipeline pour faire circuler du pétrole de l'Alberta vers Portland via le Québec, a été mis en veilleuse en 2009. Or, le comité environnemental de Dunham et l'organisation Climate Justice Montréal estiment que trop de signes montrent que ce projet est toujours dans l'air.
Entre autres choses, le Tribunal administratif du Québec se penchera la semaine prochaine sur la question du certificat pour la construction d'une station de pompage à Dunham, nécessaire pour que le pétrole qui arrive de l'Ouest soit propulsé jusqu'à Portland. «On va se battre jusqu'à ce que la compagnie annule complètement le projet», a expliqué un membre organisateur de la marche, Pierre-Olivier Parent.
La municipalité montérégienne est particulièrement mobilisée contre le projet, car les citoyens craignent une catastrophe écologique. La pétrolière Enbridge est responsable du déversement de pétrole qui a eu lieu à la fin de juillet dans une rivière du Michigan.
Le maire de Dunham, qui a fait sa dernière campagne politique autour de l'opposition au projet Trailbreaker, indiquait hier qu'un des grands problèmes dans le dossier est le manque d'information. «Quand on pose des questions, dit Jean-Guy Demers, on n'a jamais de réponse franche; c'est toujours des réponses détournées.» «La balle est dans leur camp pour rassurer la population», dit Pierre-Olivier Parent, en parlant d'Enbridge.
L'âge de l'oléoduc, dont certaines parties ont près de 60 ans, inquiète la population de Dunham, tout comme «la corrosion très avancée» des tuyaux, explique le maire.
Le porte-parole du Parti Québécois en matière de développement durable et d'environnement, Scott McKay, tout comme le député fédéral de Brome-Missisquois, le bloquiste Christian Ouellet, se sont joints aux citoyens hier.
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[26 août 2010]
Exploration gazière: Normandeau évoque la création d'une commission indépendante
Source: Le Devoir, jeudi 26 août 2010
Par: Alexandre Shields
[En ligne]: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/294976/exploration-gaziere-normandeau-evoque-la-creation-d-une-commission-independante
Québec prend visiblement la mesure du mécontentement qui croît de jour en jour autour de l'industrie de l'exploration des gaz de schiste. La ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a d'ailleurs dit hier être consciente de l'importance d'«avoir un regard indépendant et objectif sur ce qui se passe actuellement» dans le développement de cette nouvelle filière énergétique. Elle devrait faire une annonce en ce sens la semaine prochaine.
En entrevue sur les ondes du 98,5 FM, la ministre Normandeau a fait savoir qu'elle annoncerait «plusieurs actions au cours des prochains jours» en compagnie de son collègue Pierre Arcand, nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Ces actions devraient être structurées de façon à ce qu'«on puisse avoir un regard objectif et indépendant sur les façons de développer une filière qui soit respectueuse de l'environnement, propre et responsable».
«On est conscient qu'il faut avoir un regard indépendant et objectif sur ce qui se passe actuellement», a-t-elle ajouté lorsque pressée de questions par l'animateur Benoît Dutrizac. Est-ce que cela veut dire que Québec mettra sur pied un comité chargé de surveiller ce que font les joueurs de l'industrie, qui ont fait l'objet de nombreuses critiques pour leurs façons de faire au cours des dernières semaines? La ministre n'a pas voulu s'avancer davantage.
Selon des informations qui circulent depuis quelques jours, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) étudierait la possibilité de mettre en place une «commission des hydrocarbures» qui pourrait être chargée de superviser l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste et du pétrole sur la terre ferme, mais aussi de délivrer les permis de forage et d'autoriser les constructions de routes et de gazoducs nécessaires pour la phase commerciale.
Une telle structure existe déjà en Colombie-Britannique. «On parle de la création d'une commission, comme en Colombie-Britannique», affirmait d'ailleurs récemment Jean-Yves Laliberté, coordonnateur de l'exploration gazière et pétrolière au MRNF, en entrevue au journal Les Affaires. «Maintenant, est-ce qu'elle sera créée? Il y a toutes sortes de choses sur la table.» L'attachée de presse de la ministre a quant à elle dit hier vouloir laisser à Mme Normandeau le soin d'annoncer les «actions».
Chose certaine, a assuré Mme Normandeau, «il n'est pas question de laisser l'industrie travailler seule». Elle s'est même montrée ferme quant aux cas où des maires ont appris la présence d'entreprises d'exploration par l'entremise des journaux. «Quand un maire apprend dans le journal qu'une compagnie débarque chez eux, c'est sûr que ça n'a pas de maudit bon sens», a lancé la ministre. Elle a rappelé qu'elle avait convenu l'année dernière, avec l'Association pétrolière et gazière du Québec, d'un «code de conduite entre les compagnies et les milieux d'accueil». Un code qui n'a toutefois pas force de loi.
Mme Normandeau s'est en outre portée à la défense de cette industrie qu'elle juge «naissante» même si elle est active au Québec depuis déjà quelques années. «Ce n'est pas vrai que les entreprises s'installent ici et agissent en matamores», a-t-elle assuré. «Évitons de condamner une industrie avant de lui avoir donné la chance de naître», a ajouté la ministre.
Elle a répété que l'imposition d'un moratoire pourrait avoir des conséquences catastrophiques. «On enverrait un très mauvais signal à l'industrie et on ferait mourir une filière qui est naissante.» Il faut cependant dire que le Québec peut compter sur d'énormes quantités de gaz de schiste de qualité. Certains évoquent des réserves récupérables de 10 000 à 25 000 milliards de pieds cubes dans les shales de l'Utica. Il est même possible que ces quanstités augmentent avec l'amélioration des techniques d'extraction.
Mais aucune exploitation ne sera possible avant l'adoption du projet de loi, prévu pour encadrer l'exploration et l'exploitation et qui devrait être déposé cet automne. Nathalie Normandeau estime d'ailleurs qu'«on prévoit une phase d'exploitation au Québec quelque part en 2014». Le Devoir précisait toutefois récemment que la société albertaine Questerre Energy, en partenariat avec Talisman, compte tirer profit de ses premiers puits en sol québécois d'ici la mi-2011. Gaz Métro attend des autorisations de Québec pour les brancher à son réseau.
Pendant que la contestation se fait entendre, l'industrie prépare sa réplique à ses détracteurs. Elle lancera d'ici deux semaines une vaste campagne de relations publiques qui ciblera les élus, les médias et la population. Qui plus est, l'Association pétrolière et gazière a embauché des lobbyistes afin de plaider sa cause auprès des ministères participant à l'élaboration du projet de loi.
Par ailleurs, l'Union des municipalités du Québec est venue hier ajouter sa voix à celles, de plus en plus nombreuses, qui s'inquiètent du développement gazier au Québec. Pour son président, Marc Gascon, «il est inconcevable que des entreprises qui reçoivent des droits d'exploration n'aient aucune obligation de tenir compte des pouvoirs municipaux en matière d'aménagement et de développement du territoire».
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[26 août 2010]
Gaz de schiste: L'AQLPA réclame un moratoire immédiat
Source: Le Devoir, jeudi 26 août 2010
Par: Louis-Gilles Francoeur
[En ligne]: http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/294996/gaz-de-schiste-l-association-quebecoise-de-lutte-contre-la-pollution-atmospherique-aqlpa-reclame-un-moratoire-immediat
Le groupe écologiste s'inquiète de voir les industriels accélerer leurs projets pour échapper aux nouvelles règlesLe nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, estime que le Québec n'en sait pas beaucoup sur l'exploitation des gaz de schistes. Mais sa collègue des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau, stimule le lancement des projets même si elle prépare, de concert avec l'industrie, un projet de loi pour la réglementer éventuellement.
Québec doit mettre fin à la «précipitation» qu'il affiche dans le dossier des gaz de schistes et mettre «immédiatement en place un moratoire de transition» qui suspendrait les projets en cours jusqu'à après l'adoption de la loi promise pour cet automne en vue d'encadrer l'exploitation de ce combustible fossile.
C'est ce qu'a soutenu hier en commission parlementaire l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, le plus ancien des grands groupes écologistes québécois. Un moratoire immédiat, précise l'AQLPA, est d'autant plus important que les industriels accélèrent leurs projets pour échapper aux nouvelles règles et que Québec n'entend pas donner un effet rétroactif aux dispositions de sa loi.
Des dizaines de municipalités ont aussi réclamé un moratoire d'ici la fin d'un examen complet et indépendant de cette filière et de la pertinence de la développer maintenant.
De son côté, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, déclarait hier qu'un moratoire pourrait faire fuir les industriels étrangers qui lorgnent cette richesse d'ici.
«Je n'achète pas ça du tout, répliquait André Bélisle, le président de l'AQLPA, en entrevue au Devoir. Le gaz, qui est là depuis des millions d'années, ne va pas se sauver d'ici Noël. Et il y aura toujours des industriels pour l'exploiter. Éviter de prendre de 6 à 12 mois pour encadrer cette activité jusque sous des milieux urbains, c'est la meilleure recette pour une belle catastrophe. Maintenant qu'on sait comment ça se passe aux États-Unis avec autant d'infractions que 1435 en deux ans et demi, la ministre ne dit plus qu'elle veut s'inspirer de l'exemple américain. Elle dit maintenant que le Québec, ce n'est pas la Pennsylvanie. Mais elle oublie que le Québec, selon son collègue Arcand, n'a même pas l'expérience de la Pennsylvanie et qu'il laisse pourtant les projets se multiplier.»
L'AQLPA s'oppose aussi avec véhémence à la création d'une agence unique, relevant des Ressources naturelles, qui prendrait en charge toutes les dimensions du dossier, y compris les autorisations et les contrôles environnementaux.
«Il n'en est pas question, explique André Bélisle, car cela réduirait une fois de plus les pouvoirs du ministère de l'Environnement, une fois de plus, comme Québec l'a fait pour les plans de fermeture des mines.»
L'AQLPA demande aussi dans son mémoire d'assujettir enfin la Loi des mines à tous les contrôles démocratiques mis en place depuis 30 ans, notamment les pouvoirs de zonage des MRC et en matière d'environnement. Selon l'AQLPA, il est inadmissible au XXIe siècle que les minières et l'industrie gazière, beaucoup plus polluantes, aient moins d'obligations juridiques que les propriétaires d'éoliennes. Ces derniers doivent «au moins» soumettre leurs projets au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et obtenir la permission du propriétaire d'un terrain avant de s'y installer.
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[25 août 2010]
Le Québec accuse un déficit de connaissances
Source: Le Devoir, mercredi 28 août 2010
Par: Alexandre Shields
[En ligne]: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/294929/exploration-gaziere-le-quebec-accuse-un-deficit-de-connaissances
Après la ministre des Ressources naturelles, c'est au tour du tout nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, de se faire rassurant quant à l'exploration gazière en sol québécois. Il admet toutefois que les connaissances dans ce domaine sont encore embryonnaires au Québec. De quoi fournir des arguments à ceux, de plus en plus nombreux, qui réclament un moratoire.
«Ce que je comprends, et ce que les gens du ministère m'ont expliqué, c'est qu'il y a très peu de connaissances québécoises dans ce domaine, a-t-il déclaré hier, en marge du Conseil des ministres. Les informations qu'on a, ce sont des informations qui viennent de l'extérieur dans bien des cas et qui font en sorte que parfois la situation n'est pas très claire.» Il estime néanmoins que cette nouvelle filière énergétique présente de «belles opportunités» en matière de développement économique.
Bien conscient des nombreuses inquiétudes qui ont surgi au sujet de cette exploration — qui se développe sans qu'aucune étude indépendante ait déterminé s'il existe des risques pour l'environnement —, le ministre entend donc rassurer les citoyens. «Ce que je comprends, c'est que les gens veulent être sécurisés sur un certain nombre de choses, dont la qualité de l'eau, a-t-il expliqué en fin de journée au Devoir. Ils veulent s'assurer que les forages ne dévasteront pas les champs. Ils veulent connaître le nombre de puits qu'il y aura. Ce sont toutes des préoccupations qui ont été mentionnées.»
M. Arcand promet ainsi que le gouvernement agira en toute «transparence». «Nous allons prendre nos responsabilités. Il est certain que nous allons au moins nous organiser pour que la population puisse s'exprimer, que les gens soient rencontrés avant qu'on se lance dans une exploration qui soit complète et totale.» Lundi, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) disait notamment ne pas avoir été consultée jusqu'à présent dans l'élaboration du projet de loi censé encadrer l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures au Québec.
En ce qui a trait à ce fameux projet de loi, promis pour l'automne, M. Arcand précise en avoir discuté avec sa collègue des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau. Tous deux devraient d'ailleurs procéder à une annonce au sujet des gaz de schiste dans le courant de la semaine prochaine, selon les informations qui ont circulé hier. Impossible cependant d'en connaître la teneur.d'investissements massifs. «Sans faire d'annonce formelle, il est certain que la façon de faire habituelle était toujours d'avoir un BAPE et on va regarder de ce côté-là», a-t-il dit.
Demandes de moratoire
Selon ce qui se dégage des indications données par différents ministres, le gouvernement Charest tente visiblement de démontrer qu’il est à l’écoute des préoccupations formulées depuis quelques semaines. Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a justement donné raison, hier, au président de la FQM, Bernard Généreux, qui se préoccupe de l’exploration gazière faite dans des zones habitées.
«Il exprime une préoccupation normale, à savoir que, nécessairement, peu importe si on fait du développement de gaz de schiste ou autre, ça se passe sur le territoire de municipalités», a souligné M. Lessard à l’entrée du Conseil des ministres. L’exploitation minière s’est surtout faite dans le nord, dans des territoires peu habités, a rappelé le ministre. «Ça fait longtemps qu’on n’a pas exploré les territoires centraux du Québec, a-t-il dit. Ce serait intéressant de regarder ça avec un autre œil.»
Mais ni les bons mots des ministres libéraux ni ceux des acteurs de l’industrie ne semblent calmer le jeu. En fait, l’Union des consommateurs a réclamé à son tour hier un moratoire sur toute forme d’exploration. De son côté, le Parti québécois a réclamé la tenue d’audiences du BAPE sur l’ensemble de cette filière.
En entrevue à la radio de Radio-Canada, la ministre Normandeau a cependant fermé de nouveau la porte à toute forme de moratoire. «Il n’y aura pas de moratoire. Toutes les compagnies quitteraient le Québec et ce serait un très mauvais signal», a-t-elle déclaré sans hésiter. Elle a aussi affirmé que l’exploitation du gaz extrait du sous-sol québécois représenterait «une source de fierté» et que le Québec se devait de contrôler ses ressources. Fait à noter, la vaste majorité des entreprises qui souhaitent exploiter cette énergie fossile proviennent de l’extérieur de la province.
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[16 août 2010]
Audiences controversées sur les forages dans l'Article
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